vendredi, décembre 21, 2007

Les chiens et les loups



Un roman d'amour, un peu à l'ancienne...Ada, une jeune juive, vit dans une sorte de ghetto à Kiev; son père, un commerçant besogneux, travaille pour subvenir à leurs besoins et prend soin de sa petite fille qu'il emmène partout avec lui. Jusqu'à l'arrivée de sa belle soeur, qui suite au décès de son mari, lui demande sa protection et vient s'installer avec ses enfants, Lilla et Ben. U jour, en sortant, de leur quartier, elle croise le jeune Harry Sienner, jeune juif très fortuné et parent éloigné de la petite Ada qui ne pourra plus oublier ce regard. Elle tombe amoureuse au premier regard du haut de ses 10 ans.

Quelques années plus tard, ils sont contraints de fuir à Paris où ils s'entassent dans un appartement miteux. Lorsqu'Ada apprend que Harry vit à quelques rues seulement de chez elle, elle se met à peindre des paysages de leur pays natal qu'elle fait exposer dans une librairie de quartier où Harry aime flâner. Il remarque ses toiles et lorsqu'il apprend qui en est l'auteur, il est rattrapé par son passé. Il tombe à son tour sous le charme de la jeune Ada qui est à la fois mystérieuse, sauvage, talentueuse et qui ne veut pas sortir de l'état miséreux dans lequel elle vit. Harry tourne le dos à sa femme et tombe passionnément amoureux de Ada même s'il sait que socialement, leur couple ne pourra jamais exister.

Mais un jour où la société de la famille Sienner dont Harry est l'héritier est menacée par un krach, Ada comprend qu'elle n'a pas d'autre choix que de fuir pour éviter à Harry de sombrer avec elle... En se sacrifiant, elle parvient à protéger leur amour pour qu'il demeure éternel et accepte de rendre Harry à sa femme...

Un beau roman mais très classique; ça se lit facilement, c'est une belle histoire mais ça s'oublie aussi assez rapidement...

Les animaux amoureux

J'ai un peu de Brigitte Bardot en moi, bien que je maniasse point l'art du chignon comme elle. Mais en ce qui concerne nos amis les bêtes, je suis aussi fortiche qu'elle et je suis une grande fan des reportages animaliers qui n'intéressent pas grand-monde... donc je suis allée voir "Les animaux amoureux" dont les extraits m'avaient plu.

La musique est jolie et accompagne bien ces images de séduction, de combats et naissance de nos amis à poils et à plumes. Au début j'ai piqué un petit roupillon mais vous savez bien que chez moi ça ne veut pas forcément dire que ce n'est pas bien, c'est plus fort que moi quand je me trouve assise dans un endroit chaud. Et puis ensuite je me suis réveillée et j'ai tout bien suivi. Le réalisateur suit un nombre impressionnant d'espèces : oiseaux, poissons, singes, éléphants, zèbres, lions, gnous, élans...dans des paysages différents, avec des lumières différentes et des comportements différents d'une espèce à l'autre même si le rituel amoureux reste assez semblable, comme chez les humains d'ailleurs.

C'est beau, si vous aimez les animaux vous apprécierez mais ça n'a pas la dimension poétique de "La marche de l'empereur", on reste un peu dans le documentaire simple, même si les images sont belles et dûes à un travail de deux années pour les rassembler toutes.

mercredi, décembre 12, 2007

24 mesures

Ne pas toujours se fier aux critiques de Studio, telle sera dorénavant ma nouvelle devise. Abonnée depuis de nombreuses années à ce magazine de cinéma, je le dévore chaque mois de bout en bout, en commençant par la dernière page pour lire l'autoportrait de la personnalité du mois, puis en reprenant par le début, pour découvrir les chefs d'oeuvre ou navets qui seront à l'affiche des cinémas.
Studio a fait une critique dithyrambique de "24 mesures", le premier film réalisé par Jalil Lespert, révélation en tant qu'acteur du film "Ressources humaines". Bon, un premier film, une bonne critique, go, ça nous permettra peut-être de découvrir un réalisateur de génie.
Dès les premières séquences du film, on se retrouve dans une ambiance noire, triste où des personnages très seuls et en quête de reconnaissance et d'amour se croisent un 24 décembre. Une prostituée qui cherche à voir son fils qui est élevé dans une famille d'accueil et qui va croiser Didier, un chauffeur de taxi qui la fait passer pour sa petite-amie au chevet de son père mourrant qu'il aime autant qu'il déteste. Marie, une jeune femme qui se cherche et qui souffre de sa relation avec sa mère. Un joueur de jazz qui cherche à prolonger la carrière avortée de son père décédé.
Ils se croisent, se découvrent et partagent un bref moment d'existence dans un univers très sombre. Tout demeure finalement assez superficiel même si on devine les profondes fêlures qui fragilisent chacun des protagonistes. Tous s'enfoncent un peu plus au fil du film qui se termine sur une note très sombre...
Télérama fait une mauvaise critique, Elle fait l'éloge de ce nouveau cinéaste et Le Monde ne défend pas non plus ce premier film. Je me rangerai donc du côté du premier et du troisième en décernant une mauvaise note à "24 mesures".

dimanche, décembre 09, 2007

American gangster



Frank Lucas est un gangster à la grande classe qui décide, suite à la mort de son mentor, de régner sur Harlem. Les flics de la brigade spéciale des sups ne savent pas qui est à la tête de la distribution des sachets de Blue Magic, ces sachets de drogue pure vendue deux fois moins chère que les autres. Pour arriver à ses fins, Frank est allé aux confins d'un Vietnam ravagé par la guerre, chercher la drogue à sa source pour qu'elle ne soit pas coupée. Frank ne se drogue jamais, s'habillle sobrement, va tous les dimanches à la messe et distribue des dindes pour thanksgiving aux plus démunis. Homme modèle en privé, sa discrétion et son intelligence le mettent à l'abri de tous soupçons pendant les premières années.

Parallèlement à cette histoire, on suit un flic honnête qui de ce fait devient le paria des commissariats du coin. Il suit des cours du soir pour devenir avocat et prend la tête de la brigade des stups pour démanteler le réseau qui vend la fameuse Blue Magic qui décime une génération de junkies. Comme il est le plus intelligent des flics, il comprend que Frank est un méchant mais que de nombreux flics interceptent aussi la drogue pour la revendre coupée ou dérobent des mallettes de billets aux intermédiaires.

Ces deux hommes sont interprétés par Denzel Washington et Russel Crowe qui sont très convaincants dans leurs rôles respectifs. Le montage est clair et malgré le nombre de personnages on comprend bien les rapports qui les unissent. L'ambiance nous plonge dans l'Amérique du début des années 70 avec pantalons pattes d'éléphants, favoris et cols de chemises démesurés , le tout rythmé par une bonne musique funk/saoul. On ne regarde pas sa montre malgré les 2h30 du film car tout est bien rythmé, bref c'est un très bon film de gangsters comme on n'en voit pas si souvent.

Pour info, ça a été réalisé par Ridley Scott à qui on doit entre autres Thelma et Louise, un Alien, Blade Runner, Gladiator, Christophe Colomb... pour les plus connus.

vendredi, décembre 07, 2007

We à Morzine


Si vous allez du côté de Morzine pour passer un we à la montagne, je vous recommande chaudement le chalet Philibert pour vous loger. C'est un ancien chalet qui a été complètement rénové il y a bientôt 10 ans, dans le style montagne mais de bon goût, avec un joli bois omniprésent, de la literie dans les teintes beiges et blanc, des chambres spacieuses et un accueil agréable.

Il y a également une piscine extérieure chauffée pour l'hiver, un sauna et un jacuzzi.



Recommandation très importante de la bloggeuse : allez-y plutôt à partir du 15 décembre , date officielle d'ouverture de la station, ainsi que d'Avoriaz qui se trouve à 20 minutes en voiture.

Nous avons testé Morzine hors saison, c'est très sympa car calme et pour les skieurs les pistes ne sont pas noires de monde. En revanche, la piscine n'était pas en service et le jacuzzi tellement froid que j'ai trempé mes fesses très vite et sans respirer avant de ressortir. Les magasins et la plupart des restaurants sont fermés et l'animation un peu pauvre de ce fait.


Mais nous avons trouvé un super restaurant qui proposait ce que nous recherchions pour célébrer dignement l'ouverture de la saison de ski : des spécialités savoyardes. Nous avons fondu pour une raclette copieusement servie avec ses petits oignons, ses cornichons, ses pommes de terre sur demande, ses charcutailles et sa petite salade. Endroit cosy, dans la lignée du chalet Philibert.


La montagne ça vous gagne !

jeudi, décembre 06, 2007

Ni d'Eve ni d'Adam

Voici le dernier roman d’Amélie Nothomb qui décidément pond aussi vite que Mary Higgins Clark, la qualité en plus, même si je n’ai pas aimé tous ses livres.

Celui-ci est très sympathique car elle y raconte son étrange histoire d’amour avec un japonais qui répond au doux nom de Rinri. Chronologiquement, le roman commence juste avant son expérience traumatisante racontée dans « Stupeur et Tremblements » et se termine juste après cette année de calvaire dans cette société nippone.
Rinri est doux, grand, dégingandé, romantique, japonais, il parle très mal le français et il adore regarder Amélie manger. Mais sa maladresse et leurs goûts communs font vite fondre la jeune française qui vit cette belle histoire au jour le jour, sans mettre de mot dessus. Leurs rôles sont inversés car le mot amour, l’engagement, le romantisme font peur à Amélie tandis que Rinri est fleur bleue, aime lui préparer la cuisine et lui parle mariage.
On suit donc pas à pas l’évolution de leur histoire, de la présentation aux parents et aux diaboliques grands-parents qui ricanent comme des hyènes en la montrant du doigt, en passant par les pérégrinations montagnardes d’Amélie où elle fait corps avec le Mont Fuji, on est témoins de son calvaire lors de sa présentation aux amis muets de Rinri qui la laissent mener une conférence sur la bière belge pendant trois heures de suite, on devine ses hésitations quand Rinri lui parle d’avenir et on comprend ses doutes quand elle décide de prendre la fuite.

Tout cela est raconté avec beaucoup d’humour, un ton souvent décalé, voire imagé comme une phrase que j’ai lue ce matin et qui m’a fait ricaner toute seule. Amélie raconte les retrouvailles avec sa sœur :
« Je bondis dans les bras de Juliette qui m’attendait. Après avoir henni, aboyé, rugi, blatéré, barri, hululé et glapi tout notre saoul, ma sœur me demanda :
- Tu ne vas plus repartir n’est-ce-pas ? »

Bon je ne sais pas si ça vous fait rire mais moi l’évocation de ces bruits d’animaux pour coucher sur papier sa joie, ça me plaît beaucoup…
Un bon petit roman qui se lit sans qu’on le sente passer.


mercredi, décembre 05, 2007

Les sirènes de Bagdad

Voila le dernier volume de la trilogie initiée par Yasmina Khadra, avec ses précédents titres « Les hirondelles de Kaboul » et « Attentat ». Encore une histoire bouleversante qui ne vous décevra pas.
Un jeune-homme tranquille et placide vit dans le petit village de Kafr Karam, aux confins du désert irakien. Le temps passe lentement, on débat sur la présence américaine, on travaille, on erre, on survit et on supporte sans broncher les bavures commises sur les gens de sa patrie.
Quand un soir des Gis enragés font irruption dans le village pour chercher des traces de complot et des planques pour des armes, les maisons sont mises sens dessus dessous. Et pour notre personnage, voir son vieux père à moitié nu renversé à terre devant les yeux de toute se famille, est plus qu’il ne peut supporter. C’est un outrage à la dignité des bédouins, il est arrivé à un point de non retour et décide de partir comme tant d’autres combattre le monde occidental qu’il considère désormais comme une armée du mal. Sans se retourner, il prend la route et rallie Bagdad où il intègre un réseau terroriste.

C’est un très beau roman dans lequel Yasmina Khadra dénonce la barbarie et le fanatisme, de quelque côté qu’ils soient. Il nous fait plonger dans la psychologie de ses personnages afin de nous faire comprendre le cheminement de leurs pensées et parvient à nous faire aimer le personnage central qui agit dans le but de laver par le sang l’affront fait à son père et par extension à son peuple.

vendredi, novembre 30, 2007

La nuit nous appartient

Le scénario de "La nuit nous appartient" repose sur un triangle composé de 3 hommes, un père et ses deux fils. Joseph (Mark Wahlberg) a suivi les traces de son père (Robert Duvall) et prend la direction de la brigade des stups; le deuxième fils, brillamment interprété par Joaquin Phenix, gère une boîte de nuit, se défonce et entretient des liens avec la mafia russe à qui appartient son club. Son père et son frère lui demandent de rallier leur camps en les aidant à démanteler un énorme réseau de trafic de drogue donc l'un des patrons passe ses soirées au Caribe.

Dès le début du film, on est séduits par le jeu de Joaquin Phénix, mélange de douceur et de force. Son physique atypique dérange au premier abord puis envoûte et on choisit son camps, quelques soient ses décisions. Car à le voir amoureux transi de la belle Eva Mendes, on voit qu'il est d'abord un homme qui aime son travail et sa petite amie avant d'être un voyou. De leur côté, son père et son frère qui participent à des soirées ringardes dans des salles des fêtes où sont récompensés les officiers de police font pâle figure jusqu'à ce que le vent tourne... La tension monte petit à petit, la scène de poursuite sous la pluie est ultra stressante, l'émotion est présente et les scènes d'action bien rythmées.

J'ai vraiment beaucoup aimé ce film du réalisateur de "Little Odessa" et "The yards" même si la fin du film est légèrement trop parfumée à la morale américaine...

mercredi, novembre 28, 2007

Où bruncher ?


Si vous ne savez pas où aller bruncher le dimanche matin, qu'il fait froid, que vous avez envie de prendre votre temps et de ne pas vous faire rembarrer de tous les cafés parce qu'il y la queue ou qu'ils ne servent plus ou qu'il faut manger en trente minutes pour libérer la table...


J'ai la solution à l'Apparemment Café, que vous connaissez peut-être mais auquel on ne pense pas forcément pour son brunch du dimanche.


Ils proposent deux services, à midi trente ou à 14h30 et le mieux est de réserver comme ça on évite les mauvaises surprises.

La salle est chaleureuse, les murs peints dans des tons chauds, le mobilier cosy, à l'image du Central Perk de nos amis les Friends. On se croirait un peu dans le salon de quelqu'un, pour un peu on enlèverait bien ses chaussures.


Pour le brunch trois formules, soit l'assiette de saumon fumé, soit assiette de charcuterie soit assiette de fromages. Et ensuite, on coche sur le petit formulaire ce qu'on veut entre les différents jus de fruits (ananas, pamplemousse ou orange), les types de pain ( muffin, baguette ou pancakes), les tartinades (miel, confiture ou sirop d'érable), la boisson chaude, et si on veut un oeuf à la coque ou pas. C'est pas mal, copieux et pas trop cher pour un brunch.

Assiette de saumon : 21 € environ

Assiettes de fromage et charcuterie : 16,50 €


Le + : l'Apparemment café met à disposition des jeux de société (Trivial Pursuit, Pictionnnary, Scrabble, Jeux de cartes...) ce qui permet de rester ensuite une bonne partie de l'après-midi à jouer.


Autre + : le quartier dont les boutiques sont souvent ouvertes le dimanche et qui permet de se ballader sans sentir la chappe de plomb immobilisante qui s'abat sur les villes et ses habitants le dimanche après le déjeuner.


Autre + : le service est agréable.


Autre + : sympa pour le déjeuner, on peut aussi se composer des salades sur mesure en choisissant ses ingrédients.



L'Apparemment Café
18, Rue des Coutures St-Gervais
75003 Paris
Tel : 01 48 87 12 22

Faut que ça danse !


"Faut que ça danse" est une comédie de Noémie Lvovsky qui met en scène la famille Belinsky; le père tout d'abord, incarné par un Jean-Pierre Marielle charmeur et joueur, bien décidé à ne pas se laisser vieillir et qui fait la cour à des femmes plus jeunes. Amateur de claquettes et admirateur de Fred Astaire, il vit dans une apparente légèreté que l'on devine plombée par le souvenir de la shoah et de sa famille disparue pendant la déportation.

Sa femme, interprétée par Bulle Ogier, campe une gentille folle qui vit dans sa bulle (sans jeu de mot) et qui n'a plus aucun lien avec la réalité, si ce n'est son garde-malade, monsieur Moutoussamy qui veille auprès d'elle. Elle est séparée de son mari depuis quinze ans.

Leur fille, Sarah, qui cherche des réponses auprès de son père sur l'histoire de sa famille; celui-ci en parle peu ou bien édulcore la réalité en lui faisant croire depuis son plus jeune âge qu'il a presque réussi à assassiner Hitler dans son lit. Diagnostiquée stérile par son médecin, elle tombe malgré tout enceinte et poursuit donc la lignée Belinsky. Son compagnon, Arié Elmaleh joue quant à lui un personnage sans aucune consistance...


On nous présente la famille, les liens entre les personnages, et puis Sabine Azéma alias Violette fait irruption dans la vie de Salomon et c'est le début d'une jolie histoire d'amour entre deux personnes un peu farfelues.


Les acteurs sont bons, mais le scénario est poussif, les scènes sont déja vues, les ficelles apparentes, et on se demande un peu où tout ça nous mène. Le film se termine sur la naissance du descendant Belinsky, avec une scène d'accouchement pas très fine qui tend vers le comique sans y parvenir.

L'ensemble est un peu désuet mais c'est peut-être une question de génération car mes consultants aux alentours de 60 ans ont beaucoup aimé.

jeudi, novembre 15, 2007

Les promesses de l'ombre



Un très bon film de David Cronenberg à aller voir, foi de bisontine.
L'histoire : Une infirmière prononce le décès d'une toute jeune-fille morte lors de son accouchement; Anna (Naomi Watts) décide de retrouver la famille de la petite orpheline et part sur la piste d'un restaurant russe, dont elle retrouve une carte dans le journal intime de la défunte. Tout est écrit en russe, aussi se met-elle en tête de faire traduire le carnet afin de comprendre son histoire et de retrouver une famille d'adoption pour la petite fille. Mais elle ignore que cette quête va la plonger au coeur de la mafia russe installée à Londres...
Je n'en dis pas plus pour ne rien dévoiler, mais c'est un très beau film servi par d'excellents acteurs : Naomi Watts, Vincent Cassel toujours sur le fil, et le très charismatique Vigo Mortensen. Les scènes parfois extrêmement violentes servent le scénario et contribuent à faire monter la tension et la psychologie des personnages est subtilement explorée. Une histoire atypique.

mercredi, novembre 14, 2007

Le poisson en fête

J’ai encore joué à Cyril Lignac dans ma cuisine, même si je n’arrive pas à me faire pousser le bouc…
Cette semaine, le thème sera : Comment donner un goût de fête à un banal filet de cabillaud ?

La réponse avec le cabillaud en papillotte…

Tout d’abord, sortez votre papier alu et découpez en un morceau sur lequel vous déposez avec amour votre poisson. Découpez un oignon ou deux échalotes en émincés. Sortez des feuilles de laurier de votre tupperware jauni par le temps pour parfumer la papillotte. Ajoutez une gousse d’ail entière, du sel, du poivre, un filet d’huile d’olive et du jus de citron. Refermez le papier alu pour faire un petit baluchon bien hermétique et passez au four, environ 10 à 15 minutes à 200 degrés.

En version crue...

En version cuite dans sa robe argentée...


Pour l’accompagnement, faites cuire à l’eau des pommes de terre et préparez une sauce fromage blanc/ail/ciboulette/sel/poivre que vous disposerez au cœur de chaque pomme de terre.

Lorsque le poisson est cuit, sortez le de son habit de lumière et offrez lui son heure de gloire en le faisant trôner fièrement au milieu de son harem de patates. Il sera le plus heureux des poissons, vous aussi et votre ligne aussi ! Pour une fois que je ne propose pas une recette ultra calorique, profitez-en !



C'est le moment de lui faire sa fête !

lundi, novembre 12, 2007

Piquet de grève

Y'en a marre de ces gens qui font des grèves toutes les 3 semaines et qui empêchent les autres de travailler ! Et voila-t-y pas que les étudiants rejoignent les cheminots et veulent bloquer les gares. Quel rapport dites-moi avec la choucroute de l'autonomie des facultés?
Ah ben aucune ma brave dame sauf que moi ça me donne envie de me transformer en vieux pépé de Lukie Luke et de les attendre avec ma pipe et mon fusil sur mon fauteuil roulant pour leur bourrer le mou. Le goudron et les plumes, voila ce qu'ils méritent !

Bon ok je suis un peu énervée car il se trouve que demain en fin de journée je dois prendre un train pour rentrer dans ma maison de province... alors forcément je vais être au milieu de la tourmente alors que je n'ai rien demandé et que j'ai juste essayé de m'organiser pour faire mon travail...

Le dernier gang



Pour les acteurs d'abord : Vincent Elbaz, Clémence Poésy, Sami Bouajila, Gilles Lelouche... Vincent Elbaz insuffle une belle énergie au film, Clémence Poésy de la douceur et de la tendresse, Sami Bouajila joue les amis fidèles à la vie à la mort à merveille et Gilles Lelouche le flic obsessionnel

L'histoire : Le gang des postiches, une groupe de potes d'enfance de Belleville, a sévi entre 1981 et 1986 dans une trentaine de banques. D'abord de manière artisanale, puis de plus en plus organisés au fur et à mesure que leur "popularité" augmentait aux yeux de la police. Rieurs et jouant avec les nerfs des policiers, ils les narguent en opérant affublés de costumes grotesques : prêtre, russe, pilote, rabbin... C'est une histoire vraie qui est adaptée au cinéma et dans laquelle le réalisateur ajoute aussi une dimension sentimentale avec l'histoire d'amour qui lie le leader, (vincent elbaz), et sa femme (clémence poésy), une jeune-femme qu'il sort de son confort bourgeois et qui tombe amoureuse de lui le jour où elle subit une de ses attaques dans une banque.

C'est rythmé, les situations sont souvent cocasses et assez peu violentes malgré le sujet, Vincent Elbaz trouve un rôle qui lui va à meveille et qui réveille le petit grain de folie qui est sous-jacent chez lui.

La chambre des morts

Quelle coïncidence... L'autre jour, j'ai acheté ce polar de Franck Thilliez, auteur dont le nom ne me semblait pas inconnu... ce n'est qu'après mon achat que je me suis aperçue qu'il s'agissait de l'auteur de "La forêt des ombres", autre roman noir sur lequel vous pouvez retrouver mon post dans la rubrique mes bouquins.

Aujourd'hui, je tape le titre sur google à la recherche d'une photo de la couverture pour le blog; et quelle ne fut pas ma surprise en découvrant que roman vient d'être adapté au cinéma par Alfred Lot (vous le connaissez vous celui là?) avec Mélanie Laurent, Eric Caravaca, Gilles Lellouche et Laurence Cote (déja ces noms là vous sont plus familiers je pense). Le film sort donc le 14 novembre, c'est à dire mercredi.

L'histoire : Deux amis récemment licenciés roulent à fond dans un champs d'éoliennes, phares éteints, le moteur vrombissant, à la recherche d'adrénaline... jusqu'à ce que boum, ils percutent un corps. A côté du cadavre, une valise remplie de 2 millions d'euros, de quoi les mettre à l'abri pour un bon moment. Ils décident alors de dissimuler toute trace de collision et de couler le corps pour profiter de cette chance inespérée. Jusqu'à ce qu'ils se rendent compte que cette mort est liée à l'enlèvement d'une fillette aveugle dont le ravisseur réclamait 2 millions d'euros de rançon...

Bref, je viens de finir ce roman, et je ferai un peu la même critique que pour l'autre (je ferais mieux de relire ce que j'avais dit d'ailleurs avant de sortir un commentaire contradictoire de l'autre); l'intrigue est bien ficelée et on rentre tout de suite dans cette atmosphère sordide située dans la région du Pas-de-Calais, berceau des tueurs en série et pédophiles par excellence. Tout est bien documenté, et les démonstrations sur la taxidermie sont d'une grande précision, elle sont à la fois intéressantes et utiles à la progression de l'enquête. Malheureusement, comme je trouve dans de nombreux polars, les personnages ne sont pas assez fouillés, on ne fait qu'effleurer leur psychologie. Lucie, la jeune flic douée qui veut faire ses preuves a les honneurs de l'auteur qui rentre un peu plus dans son ciboulot sans toutefois nous éclairer beaucoup sur son passé qu'on devine pourtant trouble et qui expliquerait sa fascination pour le corps, et pour la mort.

Je n'en dis pas plus sinon je vais en dévoiler trop, mais non seulement les personnages ne sont pas assez fouillés, mais en plus il y a des ellipses dans la narration qui sont frustrantes, notamment sur le dénouement ou la description de l'assassin. Toute la narration est centrée sur la progression de l'enquête, les démonstrations scientifiques qui rendent les événements plausibles, mais elle fait l'impasse sur les personnages eux mêmes, qui ils sont d'où ils viennent, ce qu'ils pensent, leurs mobiles... ah si , l'assassin à la fin sort une phrase du type "je n'ai pas supporté que mon papa tue ma maman"... oui ben pour moi ça ne justifie qu'elle se mette à l'âge adulte à fabriquer des poupées en chair et vicères et qu'elle torture des humains, c'est un peu léger je trouve...

vendredi, novembre 09, 2007

Chagrin d'école

Daniel Pennac, bien connu pour sa prose joyeuse et vivante, vient d’être récompensé pour son dernier livre « Chagrin d’école », par le prix Renaudot dans la catégorie Roman.
J’en suis la première étonnée, non pas que je remette en cause le mérite de Pennac, mais son livre tient plus de l’essai que du roman. Enfin bref, ce n’est pas bien grave.
Mais je suis plutôt contente qu’un auteur pas toujours considéré comme « sérieux » soit récompensé par un jury dit « sérieux ».

Dans ce roman donc comme ils l’appellent, Pennac fait revivre pour nous le cancre qu’il était à l’école ; pas un cancre qui provoque les profs, non, juste un élève muré dans son complexe de comprendre moins vite et moins bien que les autres. Pennac, devenu depuis l’auteur que l’on connaît mais aussi un prof de français, revient donc sur cette période pour expliquer le point de vue de ces élèves qui peinent à suivre le rythme des programmes et que l’on délaisse pour s’intéresser aux plus rapides.
Il s’interroge sur le rôle de l’école, celui des professeurs, les techniques pour intéresser les élèves aux grands classiques, pour faire travailler leur mémoire, leur faire comprendre les mécanismes de la grammaire, leur donner le goût de la lecture et tirer vers le haut ceux en qui il se reconnaît.

Son écriture est toujours agréable et fluide, le sujet intéressant bien que tiré un peu en longueur sur la fin selon moi.

La recette des cookies

Cookies version chocolat blanc en pleine cuisson


Voici en exclusivité une recette de cookies savoureuse... un moyen facile de s'offrir une part de bonheur dans ce monde de brutes... du petit Jésus en culotte de velours, je ne vous dis que ça.

Pour citer mes sources, cette recette vient du Larousse de la cuisine offert par ma grand-mère pour un Noël, une vraie mine...


140g de beurre
180g de chocolat noir
100g de sucre brun
100g de sucre semoule
1 oeuf
225g de farine
1 cuillère à café rase de levure
quelques gouttes d'extrait de vanille
sel


(Pour info, je n'ai mis que du sucre semoule et remplacé les gouttes d'extrait de vanille par du sucre vanillé qui se conserve mieux. Et j'ai fait moitié chocolat blanc moitié chocolat noir, on peut aussi ajouter des noix).

  • Préchauffer le four à 180 degrés. Graisser la tôle avec du beurre. Concasser le chocolat en petits morceaux.
  • Ramollir le reste de beurre (un petit coup rapide de micro ondes fait bien l'affaire) et ajouter le sucre semoule ainsi que le sucre vanillé. Battre le mélange.
  • Ajouter l'oeuf. Tamiser la farine (pas obligé non plus...) avec la levure et 1 pincée de sel. Incorporer la farine petit à petit.
  • Rajouter le chocolat (dans le cas où vous faites mi-chocolat blanc mi-chocolat noir prévoir de répartir la pâte dans 2 plats).
  • Prélever des portions de pâte avec une cuiller à soupe et les poser sur la tôle. Former des disques de 4 à 5 centimètres si vous ne voulez pas que ça ressemble à des cookies géants comme les miens, ce qui n'est pas plus mal remarquez.
  • Enfourner à mi-hauteur et faire cuire pendant 10 minutes enviro
  • Sortir les biscuits du four et laisser refroidir sur la tôle pendant 5 minutes.Décoller et laisser refroidir complètement sur une grille.

Cookies version chocolat noir

Mmm c'est tellement bon ! d'ailleurs une souris est venue piquer la moitié du cookie en bas à gauche... mais qui ça peut bien être?

mercredi, octobre 31, 2007

L'auberge du pont du diable


Une grande découverte au hasard d'une ballade vers la source du Lison. La Franche-comté nous étonne chaque we un peu plus, tant par la beauté des sites que nous visitons que par la qualité de la cuisine.

Certes, il ne faut pas être abonnée aux salades vertes sans huile pour apprécier ce type de gastronomie qui est parfois un peu ... comment dire? et bien oui, un peu lourde...


Donc, après avoir visité la source du Lison où il y a une magnifique cascade qui surgit de la montagne, nous nous sommes retrouvés en quête d'un lieu où manger.

A quinze heures, nous avons déniché un endroit rare et typique, "l'auberge du pont du diable" à Crouzet Migette (non ce n'est pas un gros mot, c'est un village) où nous nous sommes réchauffés dans une atmosphère à la fois authentique et chaleureuse. Des poutres au plafond, des serveurs sympathiques, un bon jus de pommes artisanal servi en attendant que les tables se libèrent...

L'heure tournant, le chef ne pouvait plus nous servir toute la carte, donc on l'a laissé nous apporter sur la table de grands plats garnis de pommes de terre sautées persillées délicieuses, de saucisse ornanaise, de jambon à l'os, de grands saladiers , de morbier, de comté et de cancoillotte chaude... Tout était un délice, et mieux qu'au bistrot romain, on pouvait réclamer du rab sur tous les plats.

Si vous arrivez à une heure plus décente, vous avez plus de choix. Laissez-vous séduire par les spécialités du coin : croûte aux morilles (cf la photo), l'omelette du Niaud baveuse (au fromage, jambon à l'os, champignons...), la fondue au vieux comté, le jambon à l'os (dément), fondue bourguignonne et autres mets savoureux.


Les prix sont raisonnables, et ils proposent des menus à 16,50€, 21,50€ et 26,50€ pour des portions gargantuesques et une grande qualité de produits.


L'auberge du pont du diable chez Boscher

2 rue de l'auberge

25270 CROUZET MIGETTE

tel : 03 81 49 54 28


Hors saison, il vaut mieux appeler avant car ils ne sont pas ouverts tous les jours.

Le coeur des hommes

Il est facile de critiquer les films à suite, et je suis souvent la première à le faire car on a tendance à être déçus, à voir la même recette réexploitée en moins bien.
La presse n’a pas accueilli « Le cœur des hommes 2 » avec beaucoup des chaleur, mais j’avais néanmoins envie de retrouver les bonnes boutades des quatre compères : Antoine, Alex, Jeff et Manu.
Et même si c’est une réchauffade de la première mouture, elle n’en demeure pas moins savoureuse, un peu comme un bon plat en sauce dont les ingrédients s’expriment à leur deuxième passage au micro-ondes.
Les personnages nous font rire, nous touchent, ressemblent aux garçons qu’on connaît et nous aussi on a envie de parler avec eux, les pieds dans l’eau de la piscine de Jeff.
Alex le prédateur de femelles se fait larguer par sa femme, Antoine le romantique croise sa deuxième chance, Jeff prend le taureau par les cornes et Manu vit une passion adultérine.
Ca parle beaucoup d’amour même si la fidélité n’est pas toujours au rendez-vous, et surtout d’amitié. Une amitié qui ne juge pas, qui soutient et c’est sans doute ce qui nous fait ressortir de la salle avec un grand sourire et une envie d’appeler ses copains.

jeudi, octobre 25, 2007

Le grand café

Situé à côté du casino de Besançon, le grand café offre une salle de restaurant vaste et malgré tout chaleureuse. Une moquette bien épaisse au sol, des couleurs chaudes aux murs et des éclairages qui réchauffent l’atmosphère. En regardant dans le détail on s’aperçoit que tout n’est pas du meilleur goût et qu’ils ont tenté de faire une déco un peu lounge avec fausses vieilles pierres apparentes, peintures aux murs et mélanges de couleurs pas toujours très judicieux.
La carte est plutôt alléchante, tartares et carpaccios de poissons, millefeuilles de tomates mozzarella, soupe de potiron, agneau façon tajine, dorade grillée ou sole accompagnée de son riz au curry et lait de coco…
Mais les plats sont inégaux… Mon entrée de st jacques rôties sur salade avec des petites spirales de parmesan était fameuse, les st jacques bien épaisses et goûtues à souhaits. Pour monsieur X, le plat n’était pas à la hauteur de ce qui était annoncé car sa verrine de tartare de thon sentait le vieux poisson… Ensuite les plats : la brochette de filet mignon de porc au soja et miel était beaucoup trop sucrée, le cuisinier avait dû faire tomber le pot de miel dans sa préparation ce qui masquait le goût de tout le reste et en plus de ça, ça donne très soif. Quant à la souris d’agneau façon tajine elle était très savoureuse et tendre. En dessert, nous avons pris une tarte Tatin accompagné de sa boule de glace et de crème fraîche, c’était très bon.
Le service est plutôt agréable, bien qu’un peu odorant…
Un lieu cosy où il fait bon se poser mais c’est dommage qu’un plat sur deux soit bon, car ce n’est quand même pas donné, 7 euros les entrées, entre 12 et 15 euros les plats et les desserts 5 euros environ.
Le grand café
1 av. Edouard Droz
25000 Besançon
Tel : 03 81 47 49 01