Et voila le petit troisième de Guy Delisle qui se situe cette fois en Chine; envoyé là-bas pour superviser un studio de dessin animé, il découvre l'ennui, la non-communicationvendredi, février 15, 2008
Shenzhen
Et voila le petit troisième de Guy Delisle qui se situe cette fois en Chine; envoyé là-bas pour superviser un studio de dessin animé, il découvre l'ennui, la non-communicationLa fin des temps

Alors bon, autant j'avais aimé les deux précédents romans "Les amants du Spoutnik" et "Kafka sur le rivage" et j'avais totalement adhéré à cet univers étrange, insaisissable et poétique. Autant là je dois dire que je me suis forcée à le finir parce que c'est Murakami que je trouvais que c'était sacrilège de lâcher le bouquin d'un si bon auteur en route. Mais je dois dire que cette histoire a été le déclencheur de nombreuses siestes et que j'ai dû m'accrocher...
En gros, car je n'ai pas tout très bien compris, il s'agit de deux histoires distinctes qui finissent par se recouper. Le narrateur de la première est un informaticien de talent qui est appelé par un vieux savant pour une mission très spéciale qui l'entraîne dans un monde peuplé de bêtes étranges et dangereuses. Il doit coder des informations concernant ses recherches. Mais bientôt des pirateurs le traquent et il comprend qu'il est au coeur d'un piège qui se referme sur lui peu à peu. L'autre histoire se situe dans un pays de la fin du monde peuplé de licornes et d'habitants qui ont perdu leur coeur; il est impossible de s'en échapper mais le narrateur, aidé de son ombre, va tenter d'en dépasser les limites...
Ah ah pas facile déja de comprendre le lien entre les deux histoires, hein? d'ailleurs je cherche encore la clef du roman... Bon courage si vous entreprenez cette lecture mais ne dites pas que je ne vous aurais pas prévenus...
jeudi, janvier 24, 2008
Pyongyang

jeudi, janvier 17, 2008
Témoignages de parents qui ont survécu
Tout d’abord « Naissances »un recueil de récits écrits par huit romancières connues, de Marie Darrieussecq à Marie Desplechin en passant par Catherine Cusset cf Amours transversales dans la rubrique Mes bouquins.
Chacune d’entre elles nous raconte à sa façon son ressenti de la naissance de son enfant ; l’appréhension avant l’accouchement, le rôle de l’homme dans cette attente, la douleur aussitôt effacée par la rencontre avec le bébé, tantôt décrit comme une « petite grenouille bleue », tantôt décrit comme un « type formidable ». Des moments précieux décrits par de grandes auteures qui sont toutes passées par là…

Enfin, « Le guide du Moutard » de Jul est également une BD qui raconte les mésaventures d’un couple pendant la grossesse, sur fond d’élections présidentielles. Le point de vue est masculin et, peut-être de ce fait, l’humour un peu plus graveleux. Les dessins ne sont pas très beaux mais l’ensemble est assez amusant et c’est bon de dédramatiser un peu sur ce sujet.
mercredi, janvier 09, 2008
Chroniques birmanes
Une très bonne BD à dévorer... Guy Delisle, le dessinateur, raconte les 14 mois qu'il a passés en Birmanie pour suivre sa femme qui travaille pour Médecins sans frontières. Il découvre ce pays sous dictature, souvent en compagnie de Louis, leur fils dont il s'occupe pendant que sa compagne est en mission. Son trait de crayon est simple, son humour léger, et il décrit sans détour cet environnement nouveau, parfois hostile, parfois chaleureux. On découvre avec délectation les joies de l'internet dans un pays où les pannes de courant ne sont pas rares, la censure de l'information, son initiation à la méditation dans un temple, les petites fêtes entre expatriés, les campagnes reculées ravagées par le HIV, la pauvreté, la présence militaire...vendredi, décembre 21, 2007
Les chiens et les loups
Un roman d'amour, un peu à l'ancienne...Ada, une jeune juive, vit dans une sorte de ghetto à Kiev; son père, un commerçant besogneux, travaille pour subvenir à leurs besoins et prend soin de sa petite fille qu'il emmène partout avec lui. Jusqu'à l'arrivée de sa belle soeur, qui suite au décès de son mari, lui demande sa protection et vient s'installer avec ses enfants, Lilla et Ben. U jour, en sortant, de leur quartier, elle croise le jeune Harry Sienner, jeune juif très fortuné et parent éloigné de la petite Ada qui ne pourra plus oublier ce regard. Elle tombe amoureuse au premier regard du haut de ses 10 ans.
Quelques années plus tard, ils sont contraints de fuir à Paris où ils s'entassent dans un appartement miteux. Lorsqu'Ada apprend que Harry vit à quelques rues seulement de chez elle, elle se met à peindre des paysages de leur pays natal qu'elle fait exposer dans une librairie de quartier où Harry aime flâner. Il remarque ses toiles et lorsqu'il apprend qui en est l'auteur, il est rattrapé par son passé. Il tombe à son tour sous le charme de la jeune Ada qui est à la fois mystérieuse, sauvage, talentueuse et qui ne veut pas sortir de l'état miséreux dans lequel elle vit. Harry tourne le dos à sa femme et tombe passionnément amoureux de Ada même s'il sait que socialement, leur couple ne pourra jamais exister.
Mais un jour où la société de la famille Sienner dont Harry est l'héritier est menacée par un krach, Ada comprend qu'elle n'a pas d'autre choix que de fuir pour éviter à Harry de sombrer avec elle... En se sacrifiant, elle parvient à protéger leur amour pour qu'il demeure éternel et accepte de rendre Harry à sa femme...
Un beau roman mais très classique; ça se lit facilement, c'est une belle histoire mais ça s'oublie aussi assez rapidement...
jeudi, décembre 06, 2007
Ni d'Eve ni d'Adam
Voici le dernier roman d’Amélie Nothomb qui décidément pond aussi vite que Mary Higgins Clark, la qualité en plus, même si je n’ai pas aimé tous ses livres.Celui-ci est très sympathique car elle y raconte son étrange histoire d’amour avec un japonais qui répond au doux nom de Rinri. Chronologiquement, le roman commence juste avant son expérience traumatisante racontée dans « Stupeur et Tremblements » et se termine juste après cette année de calvaire dans cette société nippone.
Rinri est doux, grand, dégingandé, romantique, japonais, il parle très mal le français et il adore regarder Amélie manger. Mais sa maladresse et leurs goûts communs font vite fondre la jeune française qui vit cette belle histoire au jour le jour, sans mettre de mot dessus. Leurs rôles sont inversés car le mot amour, l’engagement, le romantisme font peur à Amélie tandis que Rinri est fleur bleue, aime lui préparer la cuisine et lui parle mariage.
On suit donc pas à pas l’évolution de leur histoire, de la présentation aux parents et aux diaboliques grands-parents qui ricanent comme des hyènes en la montrant du doigt, en passant par les pérégrinations montagnardes d’Amélie où elle fait corps avec le Mont Fuji, on est témoins de son calvaire lors de sa présentation aux amis muets de Rinri qui la laissent mener une conférence sur la bière belge pendant trois heures de suite, on devine ses hésitations quand Rinri lui parle d’avenir et on comprend ses doutes quand elle décide de prendre la fuite.
Tout cela est raconté avec beaucoup d’humour, un ton souvent décalé, voire imagé comme une phrase que j’ai lue ce matin et qui m’a fait ricaner toute seule. Amélie raconte les retrouvailles avec sa sœur :
« Je bondis dans les bras de Juliette qui m’attendait. Après avoir henni, aboyé, rugi, blatéré, barri, hululé et glapi tout notre saoul, ma sœur me demanda :
- Tu ne vas plus repartir n’est-ce-pas ? »
Bon je ne sais pas si ça vous fait rire mais moi l’évocation de ces bruits d’animaux pour coucher sur papier sa joie, ça me plaît beaucoup…
Un bon petit roman qui se lit sans qu’on le sente passer.
mercredi, décembre 05, 2007
Les sirènes de Bagdad
Voila le dernier volume de la trilogie initiée par Yasmina Khadra, avec ses précédents titres « Les hirondelles de Kaboul » et « Attentat ». Encore une histoire bouleversante qui ne vous décevra pas.Un jeune-homme tranquille et placide vit dans le petit village de Kafr Karam, aux confins du désert irakien. Le temps passe lentement, on débat sur la présence américaine, on travaille, on erre, on survit et on supporte sans broncher les bavures commises sur les gens de sa patrie.
Quand un soir des Gis enragés font irruption dans le village pour chercher des traces de complot et des planques pour des armes, les maisons sont mises sens dessus dessous. Et pour notre personnage, voir son vieux père à moitié nu renversé à terre devant les yeux de toute se famille, est plus qu’il ne peut supporter. C’est un outrage à la dignité des bédouins, il est arrivé à un point de non retour et décide de partir comme tant d’autres combattre le monde occidental qu’il considère désormais comme une armée du mal. Sans se retourner, il prend la route et rallie Bagdad où il intègre un réseau terroriste.
C’est un très beau roman dans lequel Yasmina Khadra dénonce la barbarie et le fanatisme, de quelque côté qu’ils soient. Il nous fait plonger dans la psychologie de ses personnages afin de nous faire comprendre le cheminement de leurs pensées et parvient à nous faire aimer le personnage central qui agit dans le but de laver par le sang l’affront fait à son père et par extension à son peuple.
lundi, novembre 12, 2007
La chambre des morts
Quelle coïncidence... L'autre jour, j'ai acheté ce polar de Franck Thilliez, auteur dont le nom ne me semblait pas inconnu... ce n'est qu'après mon achat que je me suis aperçue qu'il s'agissait de l'auteur de "La forêt des ombres", autre roman noir sur lequel vous pouvez retrouver mon post dans la rubrique mes bouquins.Aujourd'hui, je tape le titre sur google à la recherche d'une photo de la couverture pour le blog; et quelle ne fut pas ma surprise en découvrant que roman vient d'être adapté au cinéma par Alfred Lot (vous le connaissez vous celui là?) avec Mélanie Laurent, Eric Caravaca, Gilles Lellouche et Laurence Cote (déja ces noms là vous sont plus familiers je pense). Le film sort donc le 14 novembre, c'est à dire mercredi.
L'histoire : Deux amis récemment licenciés roulent à fond dans un champs d'éoliennes, phares éteints, le moteur vrombissant, à la recherche d'adrénaline... jusqu'à ce que boum, ils percutent un corps. A côté du cadavre, une valise remplie de 2 millions d'euros, de quoi les mettre à l'abri pour un bon moment. Ils décident alors de dissimuler toute trace de collision et de couler le corps pour profiter de cette chance inespérée. Jusqu'à ce qu'ils se rendent compte que cette mort est liée à l'enlèvement d'une fillette aveugle dont le ravisseur réclamait 2 millions d'euros de rançon...
Bref, je viens de finir ce roman, et je ferai un peu la même critique que pour l'autre (je ferais mieux de relire ce que j'avais dit d'ailleurs avant de sortir un commentaire contradictoire de l'autre); l'intrigue est bien ficelée et on rentre tout de suite dans cette atmosphère sordide située dans la région du Pas-de-Calais, berceau des tueurs en série et pédophiles par excellence. Tout est bien documenté, et les démonstrations sur la taxidermie sont d'une grande précision, elle sont à la fois intéressantes et utiles à la progression de l'enquête. Malheureusement, comme je trouve dans de nombreux polars, les personnages ne sont pas assez fouillés, on ne fait qu'effleurer leur psychologie. Lucie, la jeune flic douée qui veut faire ses preuves a les honneurs de l'auteur qui rentre un peu plus dans son ciboulot sans toutefois nous éclairer beaucoup sur son passé qu'on devine pourtant trouble et qui expliquerait sa fascination pour le corps, et pour la mort.
Je n'en dis pas plus sinon je vais en dévoiler trop, mais non seulement les personnages ne sont pas assez fouillés, mais en plus il y a des ellipses dans la narration qui sont frustrantes, notamment sur le dénouement ou la description de l'assassin. Toute la narration est centrée sur la progression de l'enquête, les démonstrations scientifiques qui rendent les événements plausibles, mais elle fait l'impasse sur les personnages eux mêmes, qui ils sont d'où ils viennent, ce qu'ils pensent, leurs mobiles... ah si , l'assassin à la fin sort une phrase du type "je n'ai pas supporté que mon papa tue ma maman"... oui ben pour moi ça ne justifie qu'elle se mette à l'âge adulte à fabriquer des poupées en chair et vicères et qu'elle torture des humains, c'est un peu léger je trouve...
vendredi, novembre 09, 2007
Chagrin d'école
Daniel Pennac, bien connu pour sa prose joyeuse et vivante, vient d’être récompensé pour son dernier livre « Chagrin d’école », par le prix Renaudot dans la catégorie Roman.J’en suis la première étonnée, non pas que je remette en cause le mérite de Pennac, mais son livre tient plus de l’essai que du roman. Enfin bref, ce n’est pas bien grave.
Mais je suis plutôt contente qu’un auteur pas toujours considéré comme « sérieux » soit récompensé par un jury dit « sérieux ».
Dans ce roman donc comme ils l’appellent, Pennac fait revivre pour nous le cancre qu’il était à l’école ; pas un cancre qui provoque les profs, non, juste un élève muré dans son complexe de comprendre moins vite et moins bien que les autres. Pennac, devenu depuis l’auteur que l’on connaît mais aussi un prof de français, revient donc sur cette période pour expliquer le point de vue de ces élèves qui peinent à suivre le rythme des programmes et que l’on délaisse pour s’intéresser aux plus rapides.
Il s’interroge sur le rôle de l’école, celui des professeurs, les techniques pour intéresser les élèves aux grands classiques, pour faire travailler leur mémoire, leur faire comprendre les mécanismes de la grammaire, leur donner le goût de la lecture et tirer vers le haut ceux en qui il se reconnaît.
Son écriture est toujours agréable et fluide, le sujet intéressant bien que tiré un peu en longueur sur la fin selon moi.
jeudi, octobre 04, 2007
Kafka sur le rivage

Voila un livre que j'ai beaucoup aimé mais qui est tellement riche et complexe que je ne me sens pas trop de vous le résumer ou de vous l'expliquer. D'ailleurs on ferme le livre avec le sentiment de ne pas tout avoir saisi... prise d'un coup de flemme, je fais donc un copier coller d'un résumé trouvé sur la toile.
mercredi, septembre 26, 2007
De Marquette à Vera Cruz
lundi, septembre 17, 2007
Les amants du spoutnik

Sumire, une jeune-fille fantasque et déguenillée qui rêve d'écrire, passe ses journées à noircir des pages en rêvant d'embrasser une carrière d'écrivain. Elle se confie à son ami instituteur qui est secrètement amoureux d'elle. Bientôt Miu, une femme plus âgée et enveloppée d'une aura mystique, entre en scène.
L'écriture enlevée et déliée de l'auteur nous entraîne dans ce roman qui commence par raconter le quotidien somme toute assez banal des deux jeunes avant de prendre une dimension plus aérienne au fil des pages. Les personnages se muent, grandissent, dévoilent leurs fêlures jusqu'à ces dernières pages qui nous laissent la liberté d'imaginer le destin qu'on souhaite donner à Miu...
lundi, août 20, 2007
Bahia de tous les saints
Apparemment je suis passée à côté d'un chef d'oeuvre avec ce livre dans lequel je n'ai pas vraiment réussi à entrer. L'écriture est belle, la poésie présente, les sujets forts, mais je n'ai pas été happée par le destin de Antonio Balduino, un jeune noir, enfant orphelin d'une classe miséreuse, qui tente de forcer son destin pour trouver qui il est. Tour à tour, voleur, boxeur, travailleur dans une plantation de tabac ou dans les ports (heureusement que je viens de me relire j'avais écrit porcs... pas facile de travailler dans un porc, on doit y être à l'étroit), il rêve de conquérir la blanche Lindinalva, idéal de femme inaccessible qui finira par vendre son corps.dimanche, août 19, 2007
Faire semblant c'est mentir


La forêt des ombres
Un polar qui se respecte vous plonge rapidement dans une ambiance un peu sombre et dérangeante et se lit d'une traite. C'est le cas avec ce titre de Franck Thilliez qui nous emmène dans le coeur de la forêt noire où un jeune auteur en recherche de reconnaissance semble avoir pactisé avec le diable. Il accepte d'écrire pour un vieillard handicapé contre de l'argent, à condition de faire revivre sur papier le bourreau 125, un célèbre tueur en série qui torturait ses victimes.mercredi, août 01, 2007
Le vin de la jeunesse
En ce moment, comme je suis en manque de lecture, j'ai tendance à piocher dans ma bibliothèque et au bout de quelques pages, je me rends compte que l'univers que j'imagine au fil des pages, je l'ai déja construit dans ma tête. Mais comme je n'aime pas finir les livres car j'ai l'impression de ne pas respecter le travail de l'auteur, et bien je l'ai relu.mardi, juillet 24, 2007
Middlesex
Le we dernier, un aller retour Besançon Biarritz - soit environ 2000km - m'a permis de dévorer ce roman que j'avais volé dans les toilettes de ma soeurette.dimanche, juillet 08, 2007
Un petit dernier pour la route
Et un petit dernier pour la route, un recueil de nouvelles spécialement conçu pour vous mesdames, qui êtes en quête d'une petite lecture sympa pour la plage.Amours transversales
Un autre roman pour l'été, "Amours transversales" de Catherine Cusset à lire sur la plage un jour de chaleur torride...

