Affichage des articles dont le libellé est Tranches de vie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Tranches de vie. Afficher tous les articles

dimanche, octobre 14, 2007

Murder

J’ai testé pour vous la murder ou soirée enquête. Mais qu’est ce que c’est que ce concept encore ?
La murder est une sorte de cluedo géant dans lequel chaque participant incarne un personnage clef de l’intrigue. L’organisateur du jeu achète au préalable un scénario qui définit le lieu où se déroule l’histoire, les différents personnages et les liens qui les relient entre eux, l’intrigue et les règles du jeu. Il envoie à chaque participant le descriptif de son personnage : passé, raison de ses actes, psychologie, indices contenus dans son sac qui peuvent être découverts par les autres joueurs.

Par exemple : notre murder avait pour cadre un hôpital de Détroit où un grand médecin urgentiste a été assassiné. Les différents personnages sont composés du personnel soignant (internes, infirmières, chirurgiens, directeur de l’hôpital) et de personnages annexes (la veuve, des preneurs d’otage, un télé-évangéliste). Chaque personnage doit cacher un passé souvent peu reluisant tout en tentant d’en savoir plus sur les autres personnages qui sont tous plus véreux les uns que les autres.A l’heure dite, rendez-vous donc à l’endroit où la murder se déroule, en costume et dès qu’on franchit la porte d’entrée, on doit interpréter son personnage avec conviction pour une enquête grandeur nature qui dure quatre heures.

Maintenant que vous avez saisi le concept, je peux vous livrer mes impressions. Je devais tenir le rôle de la veuve éplorée (heureusement un peu de sérum physiologique sur le mascara ça fait des grosses traînées noires), simuler une relation avec un garçon que je n’avais jamais vu de ma vie, parler pendant de longues heures d’affaires de mafia, de trafic d’organes et de meurtre en gardant mon sérieux, et surtout j’ai simulé un accouchement devant 10 personnes… une magnifique poupée est sortie de mon ventre en mousse…
Le bloc opératoire est simulé par une table à manger recouverte d’un drap blanc, des radios accrochées aux fenêtres et des instruments chirurgicaux tels que presse ail, ciseaux, couteaux crantés…

C’est sympa, c’est une façon pour le moins originale de faire connaissance avec des gens qu’on ne connaît pas, on se prend au jeu d’enquête et on négocie des échanges d’informations pour pouvoir descendre les autres. C'est une façon de faire vivre l'éternel colonel moutarde...

Et voila la fine équipe avant le démarrage du jeu…

mercredi, août 08, 2007

Banzaï

On continue donc dans le registre « à la recherche de sensations fortes type pubs Hollywood chewing-gum ». Dimanche dernier, cap sur le Jura pour une demie journée de cannyoning.
Lever à l’aube après une courte nuit et une heure et quart de trajet pour se dire « j’ai pas envie d’aller plonger dans l’eau froide des torrents, je veux retourner sous ma couette ». Alors on parle de tout et de rien pour oublier l’épreuve qui nous attend.

Arrivée sur le parking où un groupe de jeunes à l’allure sportive nous attend ; Dimitri, notre prof, nous claque la bise, il a l’air sympa, déjà un bon point.
Première épreuve : l’enfilage de la combinaison. Cela consiste donc à glisser son corps dans une combinaison à la propreté douteuse. Un pantalon, une veste avec capuche en cas de froid important, des chaussons pour les pieds et une jupe pour ne pas abîmer la combinaison pendant les toboggans naturels. La cerise sur le gâteau c’est le casque qui nous rappelle qu’on va faire un sport dangereux.

Deuxième épreuve : on part en queue leu leu sur un sentier glissant pour atteindre le torrent. Dimitri nous conseille de nous mouiller pour nous habituer à la température de l’eau. C’est froid, l’eau s’infiltre par le cou le long de notre corps, on a l’impression que nos mains vont tomber à cause du froid, et il n’est que neuf heures trente du matin.

Troisième épreuve : On lève la tête fièrement et on suit le groupe sans rouspéter. On marche dans la rivière en essayant de ne pas glisser ni de se tordre la cheville entre les cailloux. On grimpe sur la rive, on escalade un mini sentier boueux et on atteint la zone du premier saut. Explication du prof « Alors vous mettez le pied d’appel en avant, vous balancez l’autre pied au moment du saut, vous rééquilibrez avec les bras et au moment de l’impact on reste bien toniques, les bras le long du corps, et les garçons attention à ne pas écarter les jambes ça pourrait faire mal »… Déjà un danger qui ne nous concerne pas, nous femmes. Suite de l’explication « Vous mettez le premier pied ici, puis vous marchez et posez le deuxième au niveau de la racine et vous prenez une bonne impulsion pour vous éloigner de la paroi. Mais attention à la paroi d’en face. Et vous visez là où l’eau est foncée pour être sûrs qu’il y a du fond. Qui veut y aller ? »… « Euh…Et si on veut se boucher le nez, y’a une technique spéciale ? »…

Tout cela n’est donc pas très rassurant, mais finalement la ballade suit son cours, et Dimitri se révèle très prévenant et patient. Toujours un rocher qui vient à notre secours si on veut éviter les sauts de Tarzan, et confortée par ce gentil moniteur, je fais un saut de 7 mètres. J’ai envie de crier banzaï tellement je suis fière. En revanche, l’épreuve du siphon je l’évite, car ça consiste à passer dans un rocher creux sous l’eau, une sorte de petit tunnel étroit et sombre où on pourrait rester coincé… très peu pour moi.

Des cascades, un ciel bleu loin au dessus de nous, personne à l’horizon, une eau limpide mais glaciale, un groupe qui applaudit les beaux sauts (bizarre, il ne me semble pas avoir été acclamée pour mes prouesses… où alors je n’ai pas entendu parce que j’ai mis ma capuche pour que mes cheveux ne se transforment pas en stalactites). Finalement on oublie vite l’appréhension des premières minutes, on se prend au jeu et on se dépasse. Et puis le retour à la terre ferme se termine par un passage dans une grotte sombre et une petite marche qui ouvre l’appétit. Là, Dimitri ouvre son camion et en sort cacahuètes, vin de pays, saucisson… je suis conquise… par ce sport pas par Dimitri...

jeudi, août 02, 2007

La sportive attitude


Non ce ne sont pas des chaussures de cosmonautes mais bien des chaussures de randonnées; car notre couple devient sportif... oui oui, retour sur une journée sportive chez les C....y.
Le we dernier, on a un peu profité de cette belle région dans laquelle on vient de poser nos bagages, j’ai nommé la Franche-Comté.
Bien décidés à préparer nos gambettes pour la randonnée qui nous attend en Corse fin août, nous avons trouvé un itinéraire de 4h30 de marche aux alentours de Cléron (vous ne connaissez pas ? c’est normal).
On a enfilé nos nouvelles chaussettes en laine, nos nouvelles chaussures de marche qui se languissaient dans leur placard, on a sorti nos vieux pantalons beiges pour se fondre dans la nature dès fois qu’un grizzly aurait eu la mauvaise idée de nous poursuivre, et on testé le nouveau sac avec gourde intégrée.
On avait un peu le look des bandes de jeunes qui souriaient au milieu des rapides dans les pubs Hollywood Chewing-gum des années 80. On aurait même pu travailler le détail en marquant chacune de nos joues de deux bandes de maquillage kaki. Ah oui, on avait fière allure !

Sur la petite fiche technique de la randonnée, il était écrit « Gagner le bord de la Loue, suivre la rivière à gauche et trouver un sentier qui la suit. Passer en face du moulin d’Ecoutot visible sur l’autre rive et arriver vers un passage rocheux ; monter à gauche pour gagner le haut de la barre rocheuse… ». On a suivi scrupuleusement les indications du guide, jusqu’à se retrouver sur un sentier extrêmement étroit, glissant, accidenté, coupé par des troncs et dominant une sorte de petite falaise abrupte qui se terminait dans le lit de la Loue. Après avoir marmonné des « Ils devraient prévenir qu’il ne faut pas être sujet au vertige » et des « je ne peux pas parler parce que je me concentre sur mes pieds », on a fini par douter d’avoir suivi le bon chemin. On en était quand même à s'accrocher à des branches d'arbres ou des racines pour garder notre équilibre...On a fait demi-tour quand on s’est aperçus que le sentier qu’on empruntait était une sorte de cul de sac … sans jamais trouver ce fameux moulin sur la rive d’en face qui était le point de repère pour monter à gauche. Il y avait des maisons et des arbres mais pas un moulin. On a tenté de longer la rivière mais on n'arrivait pas à y accéder. Alors on est passé par dessus, mais on s'est retrouvés coincés et on a dû redescendre en semi-escalade, testant ainsi le maintien de la cheville dans nos chaussures.

On a fini par échouer sur une plage de galets en bordure de la rivière où on a avalé nos sandwichs, fait des ricochets dans l’eau (ça y est j’ai la technique !)avant de repartir à la recherche du moulin perdu. Déjà deux heures de marche et pas de moulin en vue. Dépités, dégoûtés d’avoir été leurrés par ce guide, on a décidé d’abandonner notre entraînement sportif. Et puis de toutes manières on avait vidé toute l’eau de la gourde du super sac. Et puis mes pieds commençaient à me faire mal. Et puis je n’avais plus de crème solaire. On en trouve toujours des bonnes excuses ! Mais je tiens à préciser que ce n’est pas moi la première qui ai osé dire « on arrête non ? ». J’ai simplement acquiescé.


Le chateau de Cléron . Joli non?

On a retrouvé notre voiture avec plaisir, tenté de trouver ce fameux moulin sur la bonne rive mais impossible d’accéder au bord de la rivière. Alors on a changé de thématique de journée et on est partis faire les touristes à la source de la Loue puis à Ornans, la ville de Courbet (Gustave pas Julien)où les maisons ont les pieds dans l’eau ou plutôt les fondations dans l’eau, un petit Venise en fin de compte !



Ornans : la petite tâche c'est un pêcheur de truite.

Pour la Corse on s’est dit qu’on emmènerait le GPS… histoire de ne pas finir dans une grange pleine d’explosifs…

mercredi, juillet 25, 2007

We au pays basque


Le we dernier, nous sommes partis à Biarritz, ce qui m’a permis de redécouvrir cette ville où j’étais passée en coup de vent quelques fois.
Auparavant, pas moins de dix heures de route, de passages éclair dans les stations service où on déguste un café sans saveur et où on retrouve sans surprise les joies des sanitaires collectifs.

Notre arrivée à Biarritz s’est faite de nuit, sous un ciel sombre, une pluie diluvienne et un gros orage. Typique du pays basque, mais les Biarrots vous diront que chez eux il fait toujours beau.
En tout cas la ville est plutôt agréable, avec ce mélange de petites boutiques de linge basque comme chez Jean Vier où on trouve toujours de sublimes nappes rayées de toutes les couleurs et de bouillonnantes échoppes où on s’achète des bouquets de churros, ces tiges grasses proches du beignet qui sont vendues par 6.

Nous avons dîné sur le port vieux, une petite enclave en bord de mer (pas une surprise pour un port me direz-vous) où on déguste des tapas en sirotant une sangria. Une petite balade le long de la plage en passant par l’hôtel du Palais, célèbre lieu de villégiature de nombreuses stars, et on découvre Biarritz by night en mangeant une gaufre au Nutella. Je viens de lire dans le Point qu’une jeune chef de 28 ans du restaurant de l’hôtel venait d’être élue meilleure ouvrier de France dans sa catégorie. Et puis sur la plage il y a des grappes de jeunes en chasse qui boivent des bières en jouant de la guitare…ce sont les mêmes qui enfourchent leur planche de surf pendant la journée en attendant « la » vague.



Pimientos à la bacalao

Et partout, dans les bars, les boutiques, les restaurants, on tombe sur des symboles du pays basque : taureaux, piments d’espelette, béret, foulards rouges, rayures rouges, blanches et vertes, ballon de rugby, espadrilles… on n’échappe pas à cette imagerie populaire, mais c'est aussi ce qu'on apprécie.


Un joli coin où le soleil est un peu capricieux mais où il est bon de se faire masser par les vagues. Ca vaut toutes les séances de palper rouler dont les magazines vantent les mérites.


mercredi, juillet 18, 2007

Psychose


Je suis parfois touchée par le même syndrome que Sylvie Testud dans son livre « Le ciel t’aidera », c'est-à-dire que mon imagination me joue des tours. Et quand elle commence à galoper, elle ne s’arrête plus et je m’embarque dans des scénarii toujours terribles, parfois sanglants

Un peintre est passé chez nous pour reboucher une fissure sur le plafond du salon. On frappe à la porte, j’ouvre et je me retrouve face à un monsieur très grand, avec des cheveux blancs mi-longs, une salopette blanche, des yeux un peu globuleux très bleus ; il me dit qu’il vient pour une fissure, fait dont je ne suis pas au courant. On constate ensemble que le plafond est lézardé. Il me dit alors qu’il doit venir la semaine prochaine (cette semaine donc) et que si on n’est pas là pour lui ouvrir, on doit lui donner les clefs de l’appartement. A cet instant, je commence à réétudier son physique en me disant que ses grands yeux pourraient bien être ceux d’un menteur. Je baragouine qu’il vaut mieux qu’il repasse le lendemain et qu’on verrait ensemble comment organiser ses passages.

Le lendemain, je lui dis tout de go qu’on doit trouver une solution mais qu’on ne tient pas à lui donner les clefs car on a eu un problème une fois (mensonge éhonté) et que cela nous a rendus prudents. Je le sens blessé, il me dit que c’est à nous de voir si on veut lui faire confiance ou pas. A ce moment là, je me dis que ses grands yeux pourraient bien être ceux d’un ouvrier honnête qui se fait rembarrer tout le temps par des gens méfiants comme nous. Malgré cela, je gagne encore du temps, lui dis de passer la première couche, qu’il repasse le lendemain et qu’on verrait, mais je me sens faiblir.

Son passage est prévu pour le lendemain à 15 heures, et avant cela il faut que j’aie la certitude qu’il est honnête. Je tente d’appeler le syndic de l’immeuble, mais ça sonne dans le vide… je rappelle plusieurs fois, personne… à midi, toujours pas de réponse… l’heure tourne, il va revenir et il va falloir que je lui donne les clefs, mais je veux être sûre qu’il a été envoyé par quelqu’un. A 14h30, je me dis que je peux aller voir les voisins pour leur demander s’il est passé chez eux et si je peux lui faire confiance. Mais j’ai peur qu’il débarque en avance et me tombe dessus pendant que j’enquête sur lui. 15h, personne. A 16 heures il n’est toujours pas revenu et enfin, j’arrive à joindre monsieur Bertrand du syndic qui me renvoie vers monsieur Goultard qui s’est absenté une demie-heure. J’ai l’impression que les secondes sont des heures. Et là, j’imagine que les grand yeux reviennent, que je me cache dans la chambre pour appeler le syndic et vérifier s’ils l’ont envoyé chez nous ; j’imagine qu’ils me disent de m’enfuir immédiatement et qu’à ce moment là j’entends les pas du peintre se diriger vers ma chambre avec le clingcling d’un couteau qui rase les murs. J’imagine que je soulève toute seule le matelas pour lui barrer l’accès à la chambre et que j’appelle la police. Mais je ne connais pas le numéro de la police : 13 ? 18 ? pas le temps de chercher. J’imagine qu’il donne des coups de couteaux dans le matelas et que prise de court, je fais semblant de joindre la police dont je n’ai pas le numéro et que je leur donne mon adresse, le signalement du peintre et de ses yeux, et que pris de panique, il s’enfuit… j’imagine que je repose mon matelas perforé et que je pars me réfugier chez les voisins…
16h30 j’arrive enfin à joindre monsieur Goultard qui me dit que c’est le maître d’œuvre qui est au courant de cette histoire de peintre. Heureusement, à 16h45 je joins ce monsieur Hervé qui me demande de lui décrire le peintre et qui me confirme qu’il lui a demandé d’intervenir. Je me sens bête et je lui dis « Oui, il a une bonne tête, mais bon on ne sait jamais, je ne laisse pas mes clefs comme ça »… Et là je pense que ses yeux bleus sont ceux d’un gentil peintre proche de la retraite et je lui trouve même un air de ressemblance avec le père Noël…Ce jour là, il n’est pas venu… Mais il est repassé le lendemain matin et je lui ai offert une tasse de café avec en prime mon trousseau de clefs…

dimanche, juillet 15, 2007

La vie en province a du bon

Il n'a pas fallu bien longtemps pour me convaincre que la vie en province a de grands avantages, preuve en est ce we avec une petite ballade du côté du lac de Vouglans.

Un panorama superbe, une pelouse en guise de plage, des arbres qui permettent de s'allonger à l'ombre, une eau pas si froide et verte, des sapins qui entourent cette vaste étendue et un grand calme...

Admirez le site, c'est si bon de se baigner dedans sous un ciel bleu uni. Et un grand merci à l'amicale des pêcheurs du lac qui a installé des tables en bois pour grignoter son sauciflard peinard. Elle est pas belle la vie?

mercredi, juillet 11, 2007

Véridique


Hier, sur le chemin du travail, mon regard s’est posé sur un avis de recherche… que ce soit des enfants ou des animaux, je les examine toujours avec attention, sans doute un vieux rêve de passer à l’émission de Jacques Pradel ou de toucher une rançon.

Mais là, j’ai failli m’étouffer avec mon pain au chocolat : c’était un avis de recherche pour un pigeon perdu avec comme signe distinctif « il a les pattes recroquevillées »… Alors là moi je dis chapeau d’avoir osé braver le ridicule par amour pour un pseudo-animal de compagnie. Parce que chercher un pigeon à Paris c’est pas gagné gagné…

dimanche, juillet 08, 2007

Echappée belle

4 jours de repos complet à Arcachon, voila qui est une belle façon de démarrer l'été. On retrouve ses repères habituels : le Moulleau avec sa jolie église, ses cafés et ses marchands de glace, Arcachon avec son Monoprix où on fait des affaires et la jetée Thiers avec les empreintes des grands navigateurs, les affiches annonçant comme chaque année les concerts de Yannick Noah, Pascal Obispo et le spectacle de Gad Elmaleh, la dune avec côté pile vue sur mer et côté face vue sur la forêt, les odeurs de pins, les écureuils qui courent sur les troncs d'arbre, les maisons qui poussent comme des champignons alors qu'on pensait que tous les terrains étaient pris, les Voici, Gala, Elle et Paris Match qui trônent sur la table basse, les odeurs d'humidité des draps, les vieilles paires de tongs dans les placards, et tous ces gens si propres sur eux, le pull placé sur les épaules, les espadrilles impeccables, les lunettes d'aviateur et la frange pour les filles, et la grosse mèche dans le plus pur style coiffé-décoiffé pour les garçons, des familles entières qui ont l'air tout droit sorties des catalogues Cyrillus et Comptoir des cotonniers, en train de manger des glaces sans mettre une goutte par terre, mais aussi les grains de sable qui s'insèrent dans chaque recoin et qu'on ramène à Paris voire à Besançon dans ses semelles et ses revers de pantalons, cette mer fraîche mais tonifiante et ces grandes plages désertes où l'on trouve des ragondins qui se laissent caresser et parfois des nudistes qui se laissent approcher, le phare du Cap Ferret qui tourne sans relâche et le ciel qu'on scrute dans l'espoir d'y déceler un signe de beau temps...



Je veux y retourner !!!!!

jeudi, juillet 05, 2007

La clé des champs


Sur ce, je prends la clé des champs car il est temps de m'envoler vers le Pyla... à la semaine prochaine...

mercredi, juin 27, 2007

Carré rose


Attention, si vous êtes abonnés à Neuf Télécom, ne vous trompez pas de numéro pour l'assistance technique.


En ce moment, comme beaucoup de gens, on essuie quelques déboires avec notre opérateur; après avoir attendu trois semaines qu'internet fonctionne, nous voila avec un téléphone capricieux qui n'accepte pas de composer tous les numéros. J'ai donc attrapé un courrier Neuf parmi la pile de papiers qui trône sur mon bureau et j'ai téléphoné pour qu'on m'explique le pourquoi du comment. J'apprends alors que le numéro a changé et je mémorise le nouveau numéro.

Comme je m'attendais à attendre un long moment, j'ai commencé à regarder mes mails, ne prêtant pas attention à ce que me racontait l'opératrice... quand soudain mon oreille a capté quelques mots peu en rapport avec les activités de Neuf " Si tu veux te taper la voisine et la lécher un peu partout...".

Une montée de sang au visage, un gros coup de chaud le temps de comprendre ce qui m'arrivait, et j'ai raccroché.


Bref, ne vous trompez pas en composant le numéro de Neuf sinon vous pourriez être surpris...

vendredi, juin 15, 2007

Double vie

Comme vous le savez, je mène depuis bientôt un mois une double vie un peu à la façon de Superman alias Clark Kent, le petit collant et la cape en moins.


Mon moi executive woman se lève à l’aube le lundi matin pour attraper le train de 7h direction Paris. Un baise-en-ville de 10 kilos dans la main droite et un ordinateur portable dans la main gauche, je gravis les marches du train, motivée pour profiter du trajet pour travailler. Le chef de gare siffle, le train s’ébranle, mes yeux se ferment…
Arrivée à Paris à 9h37, je cavale tel un lévrier en vitesse de pointe pour arriver au bureau au plus tôt. Là m’attendent un amas de papiers à traiter et des mails de tout le monde avec des tonnes de directives.
Je m’octroie une pause de un quart d’heure pour le déjeuner afin d’engloutir mes fusillis « Marie » réchauffées au micro-ondes puis j’y replonge. Une sur-activité qui met mes neurones en ébullition pendant deux jours et l’exercice le plus difficile consiste à partir le mardi soir avec la conscience d’un travail bien fait et terminé. Car le mardi soir à six heures trente pétantes je reprends mon pas de course de lévrier pour attraper le train qui me ramène à Besançon. En principe le trajet me permet de lire, de tapoter deux trois petites choses sur mon ordinateur, de roupiller un peu et de passer quelques coups de fil interrompus tous les 500 mètres (c’est à dire toutes les deux secondes en conversion TGV) pour perte de réseau. Mais mardi dernier, la SNCF m’avait concocté une jolie surprise : une classe entière de CM2 de retour d’un voyage scolaire…c'est si beau le rire d'un enfant !!!! d'un enfant je veux bien, mais de 20 c'est une autre histoire...

Executive woman en action

A partir de la fin de la semaine, mon moi femme d’intérieur prend le dessus et mes neurones reprennent leur place; il me semble même qu'ils composent des formes géométriques... Commence alors une tout autre vie avec le « Bonne journée et à ce soir » que j’adresse à mon mari du fond de mon lit tout en retardant un peu l’heure de mon réveil… Je me prépare ensuite un pantagruélique petit-déjeuner qui se poursuit par 3 tasses de café avalées au fil de mes activités. Et là je profite de mon temps libre : ballade dans le centre avec passage devant la même petite boutique dont j’aime tant les modèles mais « il faut être raisonnable et attendre les soldes », achat des billets de train pour la semaine suivante, retrait du courrier recommandé à la poste, dépôt de chèques à la banque, papiers à mettre à jour, lecture, mise à jour du blog, piscine, coups de fil à la famille, rangements, organisation de l’emploi du temps conjugal…et bientôt viendront les travaux manuels quand on aura acheté le matériel pour réparer les différents objets sauvés des caves. Et puis Brie Van Der Kamp me rattrape parfois car le souci quand on passe du temps chez soi c’est qu’on devient hyper pointilleux sur l’ordre et la propreté... Brie sort de mon corps !

Femme d'intérieur en action

lundi, juin 11, 2007

les vaches made in Normandie

Le we dernier, cap sur la Normandie et sur les alentours de Dieppe où nous avons posé nos sacs. Nous avons logé dans une chambre d'hôtes au charme rustique, avec têtes de cerfs accrochées aux murs, bois sculpté au canife par le grand-père de notre hôte et ragondins empaillés.

Nous nous sommes promenés cheveux au vent en quête d'un point de vue sans brouillard pour apercevoir la mer.


On a visité une charmante petite église aux vitraux bleux, entourée de quelques tombes, et notamment celle de Braque que je n'ai d'ailleurs pas vue, toute concentrée que j'étais à chercher la mer. On a aussi réussi à échapper à l'entorse sur les plages de galets et on a fait les crabes en train de dorer au soleil.

Et puis sur les coups de 15h nous sommes rentrés dare dare dans notre chambre d'hôtes pour nous préparer au mariage. Un petit coup de brosse, un petit coup de blush, on enfile sa robe, on se lave les dents, on s'allonge le regard comme Benjamine (blague pour les initiés) et hop hop hop on se retrouve devant l'église au milieu des chapeaux et des robes vaporeuses à la mode 2007.

C'était un mariage somptueux suivi le lendemain par un brunch digne d'une garden party à l'Elysée sur une pelouse aussi verte que le géant vert et aussi régulière qu'un métronome.

lundi, juin 04, 2007

Tapas sol y flamenco

Pendant le we de la Pentecôte, nous avons fui la grisaille, que dis-je, les orages pour nous réfugier dans la douceur du climat ibérique.

Je dois dire que je n 'étais pas extrêmement rassurée de devoir monter dans l'avion avec tous ces éclairs qui lézardaient le ciel. Mais finalement c'est tout en haut au-dessus des nuages qu'on est le plus en sécurité et c'est impressionnant de dominer tous ces flashs un peu partout. On se sent bien petits et ce ne sont pas les gilets de sauvetage sous les sièges qui peuvent nous réconforter... d'ailleurs j'aimerais bien qu'on me cite un avion qui a su amerrir sans se scratcher. Les compagnies devraient améliorer la qualité des plateaux repas en économisant sur les gilets de sauvetage !


Bref, nous sommes arrivés sains et saufs à Barcelone où nous avons surpris à 2 heures du matin mon frérot endormi qui ne savait pas qu'on venait en force fêter ses 35 ans.


On a bien profité de la ville qu'on commence à connaître mais qui est toujours très agréable à sillonner pour ses rues étroites dans le quartier gothique, ses grandes allées bordées de palmiers et ses avenues commerçantes où l'on côtoie parfois de drôles de statues...notamment celle-ci, intitulée L'homme qui a oublié son slip.




Et puis il y a aussi ces drôles d'immeubles tarabiscotés à la Gaudi et cette sagrada qui n'en finit pas et qui ne se finit pas...




Mais vous me connaissez et à Barcelone il y a quoi d'autre ? hein? hein? il y a aussi les tapas, ces merveilleuses petites portions de bonheur : calamars, gambas, piments, patatas bravas, légumes... que du Jésus en culotte de velours comme on dit chez nous. Je n'ai pas pu résister à l'irrépressible envie qui s'est emparée de moi de photographier ces merveilles culinaires luisantes d'huile d'olive.







Voici d'ailleurs une bonne adresse pour déguster des tapas :


Ciudad Condal Rambla de Catalunya, 18Barcelona -

vendredi, mai 11, 2007

Déménagement Clocher bonjour !



Ca y est, les cartons sont faits, les étagères vidées et il ne me reste plus qu'à attendre la venue des déménageurs demain à l'aube. J'en ai eu un au téléphone ce matin qui m'a bien fait rire à coups de "Bonjour madame Dorothée, c'est Jojo des déménagements Clocher ! Alors dites voir pour le déménagement...".
C'est un peu tristounet de tourner cette page et de quitter notre appartement qu'on a presque façonné de nos mains devenues calleuses par le travail manuel, mais il faut regarder devant et ne pas regretter. D'autant qu'avec une vie en province, un mi-temps et un grand appartement, je n'ai pas trop de quoi me plaindre... Et puis pour mon anniversaire j'ai eu droit à un "bon" pour un vélo qui sera mon compagnon et que j'enfourcherai tel Jolly Jumper.
Bon le déménagement ne m'inspire pas plus que ça et j'ai encore quelques petits rangements à faire si je veux dormir sereinement. Allez, je vais même déconnecter l'ordinateur, je vous donnerai des nouvelles dans une semaine après les vacances, avec les impressions à chaud, et je vous promets des avant/après qui feront frémir d'envie la grosse dame blonde de M6... hé hé hé alors salut Guy Moquet !

jeudi, mai 03, 2007

We ailleurs

Voila la photo que j'ai sélectionnée pour illustrer notre we en provence. J'aurais pu choisir des olives, de la lavande, un olivier ou un mas provençal (habitat du sud en 3 lettres dans les mots fléchés de Voici). Mais j'ai opté pour ces jolies couleurs bleutées et ce paysage qui me rappelle cet agréable pique-nique de magret de canard, tarte aux pignons et melon de saison, le fessier posé sur une roche blanche et chauffée par la soleil.
J'ai également fait une grande découverte un goûtant un amuse-gueule bien de là-bas : l'ail confit. Ce sont des gousses d'ail qui se croquent à l'apéro, qui en conservent toute la saveur mais sans les effets secondaires : digestion difficile et haleine fétide. Il vaut mieux l'acheter sur un marché que de tenter de le rater soi-même.
Nous avons également découvert de beaux endroits, comme le fameux St Tropez et sa place des lices ou Ramatuelle et sa savonnerie; j'ai d'ailleurs ramené dans ma valise des savons au jasmin, à la rose ou à la lavande... un délice. Il m'en fallait bien trois car dans notre futur chez nous de Franche-Comté, nous aurons non pas une mais deux vasques dans la salle de bain, ainsi qu'un petit lavabo aux toilettes. Grand standing qu'ils appellent ça !!!
Dans le prochain post, vous aurez sans doute droit à un résumé de notre we cartons, ça vous fait saliver non?

mardi, avril 10, 2007

We en Canardie

Laissez-moi vous parler de la Canardie, ce pays où il fait bon vivre et bon manger...


Située entre Paris et Rome sur le chemin des cloches, la Canardie nous offre de jolies images d'Epinal, et pas seulement.

Tout d'abord, la joie d'un bon repas traditionnel de Pâques en famille... ou le plaisir de reprendre un bout de pain pour finir ses rillettes, opération répétée au moment du fromage et réitérée pour faire disparaître la sauce du gigot qui nappe le fond de l'assiette.












Mais on peut apprécier l'agneau Pascal dans n'importe quelle ville de France...Alors revenons en aux particularités de la Canardie.

Dans cette contrée maheureusement trop connue comme le fief d'un président à grand nez amoureux des pommes ou de l'interprète du petit bonhomme en mousse, on trouve de très beaux villages.



Sarlat par exemple, la ville de Montaigne et La Boétie, où la pierre orange confère une atmosphère chaude à toute la ville. Le canard et l'oie sont omniprésents car des représentations de ces volatiles ornent les rues sous toutes les formes possibles : sculptures, dessins, et les cartes des restaurants sont autant d'hymne d'amour à ces bestiaux plus majestueux sous la dent qu'en photo.


Aux coins des ruelles étroites de cette ville, des farfadets à lunettes apparaissent et surprennent le voyageur égaré... notre envoyé spécial a réussi à en prendre un spécimen en photo au péril de sa vie...ses jours ne sont pas en danger, il ne souffre que de légères commotions et d'une mèche de cheveux arrachée par ses grandes pattes griffues...



Dans de petits villages comme Sainte Geniès, des foires sont organisées pour présenter les derniers modèles de tracteurs, des animaux de ferme (seulement 90€ pour un petit cochon) et pour admirer une démonstration de dressage de chien de berger. Impressionnant de voir à quelle vitesse et avec quelle habileté le chien conduit le troupeau vers son maître qui au fond n'a qu'à bien se couvrir pour exercer son métier, c'est le chien qui fait tout.








C'est au cours de ce genre d'escapades que nous, pauvres citadins gris, découvrons que tous les lapins ne sont pas nains et que les poulets ont une vie avant de finir au fond d'un plat ligotés et violés par des bouts de pain rassis et aillés. On découvre aussi la gentillesse des gens, qui proposent spontanément de promener des bébés un peu bruyants pour nous laisser apprécier nos plats gargantuesques servis à une terrasse ensoleillée du café de la place.




Suivez le panneau, le bonheur est dans le pré...



lundi, mars 26, 2007

La montagne ça vous gagne !

Dans la série WE au grand air, voici quelques photos de notre passage au pays des edelweiss, des élans et du silence blanc, j'ai nommé Abondance, tout près d'Avoriaz.

Nous avons été hébergés par nos futurs amis Bisontins dans une très jolie ferme bâtie en 1711, comme l'indique le chiffre taillé dans le bois de la cheminée. D'abord divisée en deux parties, le bas pour la vie de famille et le haut pour stocker le foin, elle a été retapée avec goût pour devenir une maison en bois au charme désuet où il fait bon vivre.

C'est devenu un lieu hors du temps où les tenues en gore tex côtoient les tue-mouches gluants et où le réveil n'a plus lieu d'être puisqu'il est remplacé par le chant du coq ou le beuglement des vaches.


On y croise des des objets sans âge, on y fait des jeux de société pendant de longues soirées au coin du feu, on feuillette le livre d'or signé par les gens de passage, on scrute le paysage blanc, bien au chaud, le derrière chauffé par la cheminée crépitante.





Et puis il ne faut pas oublier l'agréable sensation de se laisser glisser sur une piste déserte en ayant pendant quelques instants l'impression d'aller aussi vite que les autres jusqu'à ce qu'un mur de bosses nous replonge dans la réalité...
Dévorer un sandwich au jambon de pays le cul dans la neige et se relever ensuite avec l'arrière train aussi endolori que celui d'un vieux berger allemand.
Savourer un café à une terrasse ensoleillée puis passer faire un tour aux toilettes et regretter d'avoir choisi la salopette plutôt que le pantalon.
Surplomber le paysage sur un télésiège rembourré et se prendre en plein nez la fumée de cigarette de son voisin.
Sentir son orteil dépasser de sa chaussette de 20 ans d'âge attaquée par les mites malgré l'odeur de naphtaline qui embaume tous les vêtements du we.
Je fais la cynique mais le ski hors saison, c'est quand même un moment savoureux, qui vaut tous les cours de yoga du monde. Et surtout, ce sentiment de silence, quand tous les bruits sont absorbés par la neige et que la montagne ressemble à un grand gateau en sucre glace... oui, la montagne ça rend lyrique.

mardi, mars 13, 2007

We bisontin


Ce week-end on était à Besançon pour visiter des appartements afin de se trouver un petit nid douillet où poser nos valises.
On en a profité pour arpenter le centre, ruelles pleines de charme, façades anciennes, vieilles pierres, la grande place du musée, les rives du Doubs...Voici une vue sur le quai Vauban, idéal pour faire un petit footing, je vous en donnerai des nouvelles quand j'aurai testé...
Quand on s'éloigne un peu de la ville, on aperçoit tout le long du Doubs des bonshommes verts kaki, encapuchonnés et bottés, qui attendent que la ligne de leur canne à pêche se tende...car ce we c'était l'ouverture de la pêche à la truite ! Et savez-vous qu'il y a également une saison pour déguster les grenouilles? et bien c'est maintenant, toutes les ardoises des restaurants vous proposent leur formule spéciale batraciens.

Et puis dans la campagne, on a accès à des sites naturels très beaux, d'autant plus pittoresques qu'ils sont déserts en cette saison. C'est comme ça qu'on a surplombé le Doubs en passant par des routes enneigées et en traversant la ville de Morteaux connue pour sa célèbre ... saucisse ! On a été un peu déçus car on s'attendait à voir une statue en l'honneur de cette spécialité; la statuette de la saucisse de Morteaux devrait d'ailleurs remplacer tous les bustes de Marianne dans les mairies de France. Ca serait une façon poétique d'honorer le patrimoine franchouillard.
J'espère que cet avant-goût de la région de Besançon vous a convaincus et que vous aurez envie de venir nous rendre visite ! Car on ne sait pas encore où on va loger mais on est sûrs d'une chose : il y aura une chambre d'amis !

dimanche, mars 04, 2007

Un dimanche sportif

Ce matin on s'est levés tôt pour honorer notre rendez-vous à la gare de Fontainebleau. On devait y retrouver des copains pour une journée de vélo dans la forêt; après avoir enfourné dans le sac à dos la bouteille d'eau et les sandwichs préparés avec amour par notre boulanger préféré, on a pris la voiture tout en chantonnant sur "Ma vie en l'air". D'ailleurs on fait bien les choeurs maintenant...


On a été bluffés par la ville de Fontainebleau qui est vraiment charmante, avec un vrai air de vacances. Les rues piétonnes pleines de gens qui se baladent une baguette fraîche à la main, un joli manège ancien, des terrasses de café animées, le marché, la château et les belles maisons anciennes.



Et puis on a loué nos vélos, on les a enfourchés et on a pédalé sur les sentiers sableux. Trois heures de promenade, pas un déraillage, seulement quelques tâches d'huile et de boue en bas du pantalon.

On a fait une petite halte salvatrice pour pique-niquer sur un rocher en saluant les promeneurs qui passaient en contrebas. La reprise a été dure, les cuisses me brûlaient et j'avoue avoir maudit des racines ou cailloux qui heurtaient ma roue. On a tout de même pédalé près de trois heures et on était bien contents de reposer nos vélos. Et j'ai quand même dormi pendant une heure dans la voiture pendant le trajet du retour...

Heureusement que ma chaise de bureau est rembourrée parce que je pense que demain j'aurai du mal à m'assoir...

dimanche, février 18, 2007

Panam Panam

Journée très parisienne samedi pour Thomas et moi, née d'une envie de se ballader au gré des rues dans le quartier de la rue Lepic, les Abesses, et Barbès. Ce besoin de prendre un bain de Paris est sans doute lié à notre départ pour Besançon, petite ville fort sympathique mais où nous n'aurons plus ce foisonnement à portée de main.
Départ donc à 11h45 direction la rue Lepic où j'avais rendez-vous pour un soin du visage, cadeau de Noël dont je n'avais pas encore profité. Installée dans une petite cabine à la lumière tamisée et bercée par une musique d'ascenseur, j'ai bien apprécié ce moment de détente. Nettoyage, vapeur, extraction des comidons, électrocution des têtes percées pour une meilleure cicatrisation, masque, et surtout le massage final grâce auquel mon corps entier a été parcouru de mille petits frissons. On en sort le visage un peu gras, mais bienheureux.
J'ai donc retrouvé Thomas qui m'attendait à la terrasse du café de Amélie Poulain, avec un journal et une tasse de café. Aux tables, se côtoient les habitués du quartier qui viennent déguster leur douzaine d'huîtres, les jeunes branchés aux pantalons moulants et chaussures blanches pointues, et les touristes qui tiennent leur lonely planet à la main.


Le ciel était bleu, les gens agglutinés sur les terrasses ensoleillées, ça sentait le début du printemps bien qu'il soit encore un peu loin. On a croisé Philippe Katherine et Carole Bouquet, et on a cherché à notre tour une petite place au soleil. On s'est arrêtés dans une boulangerie restaurant où on a dévoré des hamburgers pommes de terre sautées. On est repartis plus vaillants que jamais et on a continué notre petite ballade entre librairies, galeries, boutiques de vêtements ou de souvenirs et on est passés devant le sacré coeur, mais sans courage aucun pour gravir l'escalier.

On est rentrés dans la halle St Pierre, on a longé les boutiques de tissus, de paillettes et tenues de danseuses du ventre. Nous étions dans le Paris plus populaire, moins carte postale.



Personnellement j'opterais bien pour l'ensemble "drapeau américain" pour des petites performances sur un ring boueux.

Puis, après un petit arrêt chez Virgin (et non au port arf arf) où j'ai acheté un CD de Françoise Hardy qui est un classique à avoir dans sa discothèque ("Clair Obscur" avec des duos avec Jacques Dutronc, Etienne Daho, Iggy Pop notamment), nous avons pris le bus pour ne pas rater notre séance de cinéma.

Un film qui finalement concluait parfaitement notre journée à thème.

Bon l'histoire vous la connaissez, c'est la vie de Edith Piaf, ses débuts dans les rues de Montmartre, sa conquête du public parisien, son envolée vers une carrière internationale, son grand amour, ses déchirures (et il y en a beaucoup), ses addictions...Marion Cotillard qui l'incarne est impressionnante et métamorphosée et pas seulement grâce au maquillage. On y retrouve avec plaisir les grands standards de la chanteuse et d'autres morceaux un peu moins connus, mais aussi d'autres chansons populaires de l'époque. Il y a une palanquée d'acteurs connus : Gérard Depardieu, Jean-Paul Rouve, Marion Cotillard, Sylvie Testud, Emmanuelle Seigner, Catherine Allégret... qui contribuent à nous plonger dans cette atmosphère gouailleuse et titi parisienne d'un Montmartre authentique.