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mercredi, mars 12, 2008

Cinéma en vrac

J'ai beaucoup de retard donc je vais faire d'une pierre quatre coups en vous donnant rapidement mes impressions sur les derniers films que j'ai vus au cinéma.



Les liens du sang : avec Guillaume Canet et François Cluzet.
Un bon film qui recrée bien l'ambiance de la fin des années 70, avec un duo de frères que tout oppose. L'un est flic, et l'autre sort d'un long séjour à l'ombre. Mais pas facile de retourner dans le droit chemin quand son frère cadet vous attend au tournant et que la société vous rejette pour vos anciennes fautes. Alors forcément, ça clashe...
Pas le film de l'année, mais pas mal.


There will be blood : avec Daniel Day Lewis oscarisé à juste titre pour son interprétation.
Daniel, un self made man veut conquérir une partie de l'ouest des Etats-Unis en exploitant les ressources en pétrole; travailleur, mysanthrope, caractériel... on le suit de son ascension à sa chute. Les images sont très belles, les acteurs parfaits mais malgré tout je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire et je n'ai pas accroché plus que ça. A aller voir quand même car il est encensé par la critique, il doit y avoir une raison qui m'a échappée.



No country for old men : Oscar du meilleur film, des meilleurs réalisateurs (les frères Cohen) et du meilleur second rôle (Javier Bardem).
Une ambiance de western des temps modernes avec une traque haletante entre un gentil qui veut conserver le magot qu'il a trouvé au hasard d'une chasse, et un tueur en série qui se balade avec une bouteille d'air comprimé et un fusil à pompe pour tuer ceux qui l'empêchent d'atteindre son but. Là dessus un vieux shérif désabusé et proche de la retraite tente de mettre fin à cette chasse, très justement joué par Tommy Lee Jones.
Un beau film à aller voir.


Bienvenue chez les Ch'tis : Dany Boon, Kad Mérad.
On ne pouvait pas y couper, avec le nombre d'entrées que fait cette comédie, je ne voulais pas mourir idiote. Bon ben c'est un film léger qui met de bonne humeur, des situations parfois convenues, une petite accumulation de clichés mais malgré tout ça passe car ce n'est jamais vulgaire et que c'est un ch'ti qui parle des ch'tis, donc avec une certaine tendresse. Mais je n'aurais pas parié pour autant sur un tel succès...

jeudi, février 28, 2008

"Paris" perdu...

Pour son dernier film, Cédric Klapisch nous propose un film choral dans lequel le destin de nombreux personnages se croise. On y va pour le réalisateur dont a apprécié « L’auberge Espagnole » et « Les poupées russes », mais aussi pour le casting impressionnant qui nous entraîne dans les histoires de ces protagonistes parisiens qu’on croise chaque jour dans la capitale. Des gens ordinaires aux destins ordinaires, mais d’autant plus attachants que chacun peut s’y retrouver. Une mention spéciale à Juliette Binoche et Romain Duris pour leur interprétation subtile de cette relation frère/sœur, mais aussi à Albert Dupontel, très charismatique, à Luchini qui nous régale d’une petite chorégraphie bien à sa façon ou encore à Karin Viard, excellente en boulangère aigrie.
Malgré cela, le propos reste en surface et l’histoire se dilue dans ces trop nombreux destins croisés. On en sort avec un léger goût d'inachevé... dommage.

vendredi, février 15, 2008

La guerre selon Charlie Wilson

Petit coup de flemme d'écrire le résumé de l'histoire car j'ai vu le film il y au moins deux semaines alors je pompe celui de Allo Ciné. Et puis bon la géo-politique quand on sort du ciné on a l'impression de tout comprendre mais deux semaines après, dur dur de reconstituer le comment du pourquoi.
Eh je cite mes sources alors me faites par un procès hein ?

Au début des années 80, le délégué du Deuxième District du Texas Charlie Wilson était surtout connu à Washington comme un noceur et un bon vivant accumulant conquêtes et scandales. Mais sa personnalité flamboyante dissimulait un sens politique aigu, une solide connaissance de la scène internationale, un patriotisme à toute épreuve et un attachement viscéral aux causes qu'on dit perdues. L'Afghanistan serait son plus beau combat...Charlie avait parmi ses relations la richissime Joanne Herring, anticommuniste fervente qui visait rien moins que la chute de l'empire soviétique. Trouvant trop timide la réaction américaine à l'invasion de l'Afghanistan, elle persuada Wilson de la nécessité de porter secours aux Moudjahidin. Charlie enrôla pour cette mission l'agent de la CIA Gust Avrakotos, un battant d'origine modeste snobé par la hiérarchie et qui brûlait d'en découdre avec les Russes.Usant de charme et de diplomatie, Charlie, Joanne et Gust réussirent à nouer la plus improbable des alliances secrètes entre le Pakistan, Israël et l'Égypte, et à motiver la commission de la Défense pour allouer les fonds nécessaires et faire parvenir aux Combattants de la Liberté les armes qui leur permettraient de lutter contre l'envahisseur...
Alors voila ce que j'y ajoute de personnel : c'est un bon film, allez-y !

Juno


Tout commence par un plan sur un fauteuil, désignant ainsi le « lieu du crime » ; car c’est sur ce fauteuil que Juno, seize ans, a initié son copain Bleeker aux plaisirs de la chair. Et on connaît vite le résultat de leur petite affaire car après avoir acheté trois tests de grossesse, Juno en est certaine, elle est bel et bien enceinte.
Alors comment faire face à une telle situation quand on n’est plus une enfant mais pas encore une adulte ?
Après avoir mis de côté la solution de l’avortement, Juno se met en quête d’un couple parfait qui pourrait donner à son enfant la vie qu’elle n’est pas encore prête à lui offrir. C’est là qu’elle fait la rencontre des Loring, un jeune couple séduisant et aisé dont elle se rapproche au fil de sa grossesse.
Malgré son tempérament en acier trempé et son humour décapent, Juno a parfois des doutes et ne sait pas trop dans quelle direction aller. Elle est soutenue par Léah, sa meilleure amie, une jeune fille aussi écervelée qu’attachante, son père et sa belle-mère qui malgré leurs répliques sarcastiques soutiennent Juno jusqu’au bout.

Le parti pris du scénariste de se focaliser sur la grossesse et le lien que Juno établit avec les futurs parents est intéressant, il sort ainsi des sentiers battus en évitant les clichés des mauvaises comédies américaines. Les comédiens sont excellents, avec une mention particulière pour la jeune Ellen Page qui crève l’écran grâce à sa fraîcheur, sa spontanéité et sa justesse de ton.
On rit, on est ému, et on apprécie la bande originale qui porte bien le film tout au long des saisons qui rythment l’histoire.

vendredi, janvier 25, 2008

Enfin veuve

Bof Bof Bof...
Anne-Marie (Michèle Laroque) est mariée à un chirurgien esthétique qui aime la Traviata, les belles voitures, sa grosse maison symbole de réussite et son chien, un caniche géant coiffé comme Mireille Darc. Elle, préfère faire son jogging en chantant du Joe Dassin, elle aime les chats et vit une passion avec son amant secret, un restaurateur de bateau (interprété par Jacques Gamblin) qui vit dans une cabane en bois sur le port.
On comprend vite que leur couple bat de l'aile et qu'il ne reste plus à Anne-Marie qu'à annoncer à son mari pour suivre son amant en Chine où il vient de décrocher un gros contrat d'un an et demi.
Mais voila, les choses ne se passent pas tout à fait comme prévu et le méchant mari meurt dans un accident. Anne-Marie est ravie de ce coup de destin, mais malheureusement toute la famille s'incruste pour soutenir cette veuve qui a bien du mal à avoir l'air éplorée. Comment se débarasser d'eux pour prendre l'avion vers la Chine qui part dans dix jours?
Voila le résumé de ce deuxième film en tant que réalisatrice de Isabelle Mergault dont j'ai raté l'apparemment très réussi "Je vous trouve très beau" qui avait été salué par la critique et les spectateurs. Mais celui-ci est bien décevant, l'humour du film repose sur des quiproquos et un comique de situation trop prévisible, les discours manquent parfois de finesse même si certains passages sont tout de même assez amusants.
Bref, je suis sortie de la séance un peu déçue, mais fermement décidée à voir ce fameux "Je vous trouve très beau".

dimanche, janvier 20, 2008

La visite de la fanfare

La fanfare de la police d’Alexandrie débarque en Israël pour l’inauguration d’un centre culturel Arabe. Comme personne ne vient accueillir ces petits pantins tout de bleu vêtus, ils décident de se débrouiller par leurs propres moyens et de rallier la ville en car. Mais une petite erreur de prononciation va les emmener dans un bled perdu au milieu de nulle part.
Les musiciens, plus raides que des piquets se voient dans l’obligation de dormir sur place, dans cette ville si peu hospitalière. C’est sans compter l’irruption de Dina, une belle israëlienne qui tient le bar du coin et qui se réjouit de voir de nouvelles têtes.
Elle dispatche les musiciens dans plusieurs maisons, provoquant ainsi des tête à tête inattendus et une confrontation des peuples intéressante.
Malheureusement tout est tellement en retenue que ça en devient longuet, les regards en disent long, mais on attend par moments que les langues se délient un peu plus pour pousser le sujet et embarquer le spectateur dans l’histoire. On reste bel et bien dans son siège de spectateur, en attente d’un « sel » qui ne viendra pas.
Quelques scènes sont néanmoins à retenir, comme les confidences entre Dina et le chef de la fanfare qui tombe un peu le masque, ou la scène de drague sur la piste de rollers de la discothèque du coin.

Une idée intéressante mais qui manque un peu piquant pour en faire un film mémorable selon moi.

De l'autre côté

Un autre très bon film à aller voir, s'il se joue encore dans les salles près de chez vous car ça commence à faire un petit moment qu'il est sorti.
C'est l'histoire d'un chassé croisé entre la Turquie et l'Allemagne où les destins de six personnages sont étroitement liés : un vieux retraité d'origine Turc qui souffre de solitude, son fils, un jeune prof d'allemand, une prostitutée turque qui fera irruption dans leur famille et qui envoie tous les mois de l'argent à sa fille pour ses études ; mais cette dernière fait partie à Istanbul d'un mouvement révolutionnaire et elle est recherchée, c'est pourquoi elle décide
de s'exiler en Allemagne. Là elle rencontre Lotte, une jeune-fille idéaliste qui tombe amoureuse d'elle et est prête à tout pour l'aider malgré les réticences de sa mère.
Un beau film au scénario adroit qui rend limpide cet imbroglio que je vous ai rapidement décrit dans le paragraphe précédent.
Ce film a été récompensé, lors du 60e anniversaire du Festival de Cannes en 2007, par le prix du scénario.
Un petit coup de flemme pour vous en dire plus mais ça vaut le coup d'aller le voir.

samedi, janvier 19, 2008

Into the wild

Fraîchement diplômé, Christopher décide de plaquer sa famille et toutes les entraves liées à la société de consommation dans laquelle il évolue depuis son plus jeune âge. Il brûle ses papiers, part sur la route en quête de sa vérité, pour un véritable retour aux sources de deux ans. Il traverse les Etats-Unis en voiture, à pied ou en canöe, travaille juste ce qu'il faut pour gagner l'argent qui lui permet de continuer son voyage. Voyage à travers les états mais surtout voyage intérieur. Il se nourrit de rencontres, avec le patron d'une exploitation de maïs, un touchant couple de hippies sur le retour, un veuf retraité à qui il donne une nouvelle raison de vivre. Mais des rencontres aussi avec des paysages magnifiques, des animaux, les éléments...en communion avec la nature.

Cette épopée est le dernier film réalisé par Sean Penn qui signe ce très beau film qui nous emporte. Il nous fait découvrir le jeune acteur Emile Hirsch, très convaincant dans ce rôle de lonesome cowboy en quête de soi. Sean Penn s'est inspiré pour cela de la vie du vrai Christopher McCandless.

A noter, la musique qui se marie parfaitement avec ces images grandioses est signée quant à elle par Eddie Vedder, chanteur du groupe Pearl Jam qui a été récompensé par le Golden Globe 2008 de la Meilleurs chanson.

dimanche, janvier 13, 2008

Je suis une légende

Vue sur New-York, ville fantôme où la nature reprend ses droits... des ponts détruits, des rues désertes, des immeubles inhabités... et un Will Smith qui fonce au volant de sa voiture avec son fidèle chien à ses côtés, pour traquer des cerfs histoire de se cuisiner un bon steak pour le dîner. Il rentre dans son appartement à la tombée de la nuit, se barricade, dîne en piochant dans son impressionnante réserve de boîtes de conserve, parle à son chien puis, dans le noir, il entend les cris de la rue.
Will Smith, plus barraqué que jamais, incarne le professeur Neville qui s'acharne depuis plus de 3 ans à éradiquer un terrible virus qui a décîmé la population de New-York. Mais voila, il a fait partir sa fille et sa femme pour qu'elles soient à l'abri avant le blocus de la ville. Et depuis, il est tout seul, et il continue à chercher un antidote pour combattre les sortes de zombies qui ont été infectés et qui sortent à la tombée de la nuit pour manger tout ce qui bouge.
L'idée de base est intéressante, car on s'imagine tous être seuls au monde dans une grande ville, se servir dans les magasins, rentrer chez les gens et traverser la cité sans embouteillages. Les vues de New-York sont assez belles et son chien fidèle est encore plus fort que Mabrouk et Mabrouka réunis.
Sauf que ça tourne en rond, les zombies avec leur chef de file font tourner la mayonnaise en conférant au film une dimension de film fantastique de bas étage. Et l'arrivée d'une autre survivor moins belle que Beyoncé mais pas mal quand même accélèrent la fin du film qui s'achève sur des sons de cloche d'église... Je ne peux pas en dire plus mais c'est un peu gueulard, on n'y croit pas et on attend patiemment que ça passe.

vendredi, janvier 11, 2008

American dreamin'

Un film original, servi par des acteurs très justes dans leur interprétation. Le réalisateur, Cristian Nemescu, a été récompensé à Cannes par le prix "Un certain regard" avant de disparaître tragiquement dans un accident de la route, sans avoir le temps d'achever le montage du film.
Un train rempli de l'OTAN, rempli de militaires américains, traverse la Roumanie pour atteindre le Kosovo en guerre. Il est arrêté dans la gare d'un petit village à cause du chef de gare zélé qui attend des autorisations de l'administration roumaine. Il bloque ainsi le convoi, créant l'événement dans ce bled où il ne se passe jamais rien.
Les soldats musclés séduisent les filles du coin au grand dam de leurs copains jaloux. Le maire saute sur l'occasion pour organiser des fêtes et événements, avec notamment un bal au cours duquel un sosie roumain d'Elvis chante l'amour. Les ouvriers de l'usine manifestent contre le chef de gare qui fait de l'abus de pouvoir avec eux aussi. Le chef de la troupe américaine tente des approches de séduction avec ce dernier pour outrepasser le règlement et comme la situation n'évolue pas, il se joint aux ouvriers pour créer une petite révolution contre cet homme, révolution qui finira bien tragiquement...
Ca part dans tous les sens et malgré un démarrage un peu chaotique et lent, l'ensemble a beaucoup de charme, les acteurs sont justes, les situations cocasses et l'idée de confronter ces deux populations aux antipodes bien menée sans tomber dans la caricature.

jeudi, janvier 10, 2008

Actrices

Mais pourquoi les journaux ont-ils fait l'éloge de ce film?
Ca restera un mystère pour moi, car ça a été une grosse déception malgré un casting plutôt séduisant. Pour son second film derrière (mais aussi devant) la caméra après "Il est plus facile pour un chameau", Valeria Bruni-Tedeschi suit une troupe de théâtre pendant plusieurs semaines de répétition. Mais le sujet étant centré sur elle-même, les personnages secondaires sont relégués à un dixième plan que dis-je un quinzième plan. C'est elle qui est mise en lumière, cette actrice qui se bat avec le personnage qu'elle doit incarner, Natalia Petrovna. En plus de ses difficultés à entrer dans son rôle, elle fait face avec plus ou moins de réussite à son horloge biologique qui se réveille méchamment et à ses relations conflictuelles avec sa mère.
C'est bavard mais les dialogues ne sont pas d'une grande efficacité, le propos n'avance pas, on a envie de voir plus Louis Garrel et Mathieu Amalric et moins Noémie Lvovsky qui campe encore un rôle de quadargénaire aigrie. Quant à Valéria Bruni-Tedeschi, elle agace un peu avec ses yeux toujours humides, sa bouche qui passe du rire au larme en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire et ses rôles qui se ressemblent tellement.

vendredi, décembre 21, 2007

Les animaux amoureux

J'ai un peu de Brigitte Bardot en moi, bien que je maniasse point l'art du chignon comme elle. Mais en ce qui concerne nos amis les bêtes, je suis aussi fortiche qu'elle et je suis une grande fan des reportages animaliers qui n'intéressent pas grand-monde... donc je suis allée voir "Les animaux amoureux" dont les extraits m'avaient plu.

La musique est jolie et accompagne bien ces images de séduction, de combats et naissance de nos amis à poils et à plumes. Au début j'ai piqué un petit roupillon mais vous savez bien que chez moi ça ne veut pas forcément dire que ce n'est pas bien, c'est plus fort que moi quand je me trouve assise dans un endroit chaud. Et puis ensuite je me suis réveillée et j'ai tout bien suivi. Le réalisateur suit un nombre impressionnant d'espèces : oiseaux, poissons, singes, éléphants, zèbres, lions, gnous, élans...dans des paysages différents, avec des lumières différentes et des comportements différents d'une espèce à l'autre même si le rituel amoureux reste assez semblable, comme chez les humains d'ailleurs.

C'est beau, si vous aimez les animaux vous apprécierez mais ça n'a pas la dimension poétique de "La marche de l'empereur", on reste un peu dans le documentaire simple, même si les images sont belles et dûes à un travail de deux années pour les rassembler toutes.

mercredi, décembre 12, 2007

24 mesures

Ne pas toujours se fier aux critiques de Studio, telle sera dorénavant ma nouvelle devise. Abonnée depuis de nombreuses années à ce magazine de cinéma, je le dévore chaque mois de bout en bout, en commençant par la dernière page pour lire l'autoportrait de la personnalité du mois, puis en reprenant par le début, pour découvrir les chefs d'oeuvre ou navets qui seront à l'affiche des cinémas.
Studio a fait une critique dithyrambique de "24 mesures", le premier film réalisé par Jalil Lespert, révélation en tant qu'acteur du film "Ressources humaines". Bon, un premier film, une bonne critique, go, ça nous permettra peut-être de découvrir un réalisateur de génie.
Dès les premières séquences du film, on se retrouve dans une ambiance noire, triste où des personnages très seuls et en quête de reconnaissance et d'amour se croisent un 24 décembre. Une prostituée qui cherche à voir son fils qui est élevé dans une famille d'accueil et qui va croiser Didier, un chauffeur de taxi qui la fait passer pour sa petite-amie au chevet de son père mourrant qu'il aime autant qu'il déteste. Marie, une jeune femme qui se cherche et qui souffre de sa relation avec sa mère. Un joueur de jazz qui cherche à prolonger la carrière avortée de son père décédé.
Ils se croisent, se découvrent et partagent un bref moment d'existence dans un univers très sombre. Tout demeure finalement assez superficiel même si on devine les profondes fêlures qui fragilisent chacun des protagonistes. Tous s'enfoncent un peu plus au fil du film qui se termine sur une note très sombre...
Télérama fait une mauvaise critique, Elle fait l'éloge de ce nouveau cinéaste et Le Monde ne défend pas non plus ce premier film. Je me rangerai donc du côté du premier et du troisième en décernant une mauvaise note à "24 mesures".

dimanche, décembre 09, 2007

American gangster



Frank Lucas est un gangster à la grande classe qui décide, suite à la mort de son mentor, de régner sur Harlem. Les flics de la brigade spéciale des sups ne savent pas qui est à la tête de la distribution des sachets de Blue Magic, ces sachets de drogue pure vendue deux fois moins chère que les autres. Pour arriver à ses fins, Frank est allé aux confins d'un Vietnam ravagé par la guerre, chercher la drogue à sa source pour qu'elle ne soit pas coupée. Frank ne se drogue jamais, s'habillle sobrement, va tous les dimanches à la messe et distribue des dindes pour thanksgiving aux plus démunis. Homme modèle en privé, sa discrétion et son intelligence le mettent à l'abri de tous soupçons pendant les premières années.

Parallèlement à cette histoire, on suit un flic honnête qui de ce fait devient le paria des commissariats du coin. Il suit des cours du soir pour devenir avocat et prend la tête de la brigade des stups pour démanteler le réseau qui vend la fameuse Blue Magic qui décime une génération de junkies. Comme il est le plus intelligent des flics, il comprend que Frank est un méchant mais que de nombreux flics interceptent aussi la drogue pour la revendre coupée ou dérobent des mallettes de billets aux intermédiaires.

Ces deux hommes sont interprétés par Denzel Washington et Russel Crowe qui sont très convaincants dans leurs rôles respectifs. Le montage est clair et malgré le nombre de personnages on comprend bien les rapports qui les unissent. L'ambiance nous plonge dans l'Amérique du début des années 70 avec pantalons pattes d'éléphants, favoris et cols de chemises démesurés , le tout rythmé par une bonne musique funk/saoul. On ne regarde pas sa montre malgré les 2h30 du film car tout est bien rythmé, bref c'est un très bon film de gangsters comme on n'en voit pas si souvent.

Pour info, ça a été réalisé par Ridley Scott à qui on doit entre autres Thelma et Louise, un Alien, Blade Runner, Gladiator, Christophe Colomb... pour les plus connus.

vendredi, novembre 30, 2007

La nuit nous appartient

Le scénario de "La nuit nous appartient" repose sur un triangle composé de 3 hommes, un père et ses deux fils. Joseph (Mark Wahlberg) a suivi les traces de son père (Robert Duvall) et prend la direction de la brigade des stups; le deuxième fils, brillamment interprété par Joaquin Phenix, gère une boîte de nuit, se défonce et entretient des liens avec la mafia russe à qui appartient son club. Son père et son frère lui demandent de rallier leur camps en les aidant à démanteler un énorme réseau de trafic de drogue donc l'un des patrons passe ses soirées au Caribe.

Dès le début du film, on est séduits par le jeu de Joaquin Phénix, mélange de douceur et de force. Son physique atypique dérange au premier abord puis envoûte et on choisit son camps, quelques soient ses décisions. Car à le voir amoureux transi de la belle Eva Mendes, on voit qu'il est d'abord un homme qui aime son travail et sa petite amie avant d'être un voyou. De leur côté, son père et son frère qui participent à des soirées ringardes dans des salles des fêtes où sont récompensés les officiers de police font pâle figure jusqu'à ce que le vent tourne... La tension monte petit à petit, la scène de poursuite sous la pluie est ultra stressante, l'émotion est présente et les scènes d'action bien rythmées.

J'ai vraiment beaucoup aimé ce film du réalisateur de "Little Odessa" et "The yards" même si la fin du film est légèrement trop parfumée à la morale américaine...

mercredi, novembre 28, 2007

Faut que ça danse !


"Faut que ça danse" est une comédie de Noémie Lvovsky qui met en scène la famille Belinsky; le père tout d'abord, incarné par un Jean-Pierre Marielle charmeur et joueur, bien décidé à ne pas se laisser vieillir et qui fait la cour à des femmes plus jeunes. Amateur de claquettes et admirateur de Fred Astaire, il vit dans une apparente légèreté que l'on devine plombée par le souvenir de la shoah et de sa famille disparue pendant la déportation.

Sa femme, interprétée par Bulle Ogier, campe une gentille folle qui vit dans sa bulle (sans jeu de mot) et qui n'a plus aucun lien avec la réalité, si ce n'est son garde-malade, monsieur Moutoussamy qui veille auprès d'elle. Elle est séparée de son mari depuis quinze ans.

Leur fille, Sarah, qui cherche des réponses auprès de son père sur l'histoire de sa famille; celui-ci en parle peu ou bien édulcore la réalité en lui faisant croire depuis son plus jeune âge qu'il a presque réussi à assassiner Hitler dans son lit. Diagnostiquée stérile par son médecin, elle tombe malgré tout enceinte et poursuit donc la lignée Belinsky. Son compagnon, Arié Elmaleh joue quant à lui un personnage sans aucune consistance...


On nous présente la famille, les liens entre les personnages, et puis Sabine Azéma alias Violette fait irruption dans la vie de Salomon et c'est le début d'une jolie histoire d'amour entre deux personnes un peu farfelues.


Les acteurs sont bons, mais le scénario est poussif, les scènes sont déja vues, les ficelles apparentes, et on se demande un peu où tout ça nous mène. Le film se termine sur la naissance du descendant Belinsky, avec une scène d'accouchement pas très fine qui tend vers le comique sans y parvenir.

L'ensemble est un peu désuet mais c'est peut-être une question de génération car mes consultants aux alentours de 60 ans ont beaucoup aimé.

jeudi, novembre 15, 2007

Les promesses de l'ombre



Un très bon film de David Cronenberg à aller voir, foi de bisontine.
L'histoire : Une infirmière prononce le décès d'une toute jeune-fille morte lors de son accouchement; Anna (Naomi Watts) décide de retrouver la famille de la petite orpheline et part sur la piste d'un restaurant russe, dont elle retrouve une carte dans le journal intime de la défunte. Tout est écrit en russe, aussi se met-elle en tête de faire traduire le carnet afin de comprendre son histoire et de retrouver une famille d'adoption pour la petite fille. Mais elle ignore que cette quête va la plonger au coeur de la mafia russe installée à Londres...
Je n'en dis pas plus pour ne rien dévoiler, mais c'est un très beau film servi par d'excellents acteurs : Naomi Watts, Vincent Cassel toujours sur le fil, et le très charismatique Vigo Mortensen. Les scènes parfois extrêmement violentes servent le scénario et contribuent à faire monter la tension et la psychologie des personnages est subtilement explorée. Une histoire atypique.

lundi, novembre 12, 2007

Le dernier gang



Pour les acteurs d'abord : Vincent Elbaz, Clémence Poésy, Sami Bouajila, Gilles Lelouche... Vincent Elbaz insuffle une belle énergie au film, Clémence Poésy de la douceur et de la tendresse, Sami Bouajila joue les amis fidèles à la vie à la mort à merveille et Gilles Lelouche le flic obsessionnel

L'histoire : Le gang des postiches, une groupe de potes d'enfance de Belleville, a sévi entre 1981 et 1986 dans une trentaine de banques. D'abord de manière artisanale, puis de plus en plus organisés au fur et à mesure que leur "popularité" augmentait aux yeux de la police. Rieurs et jouant avec les nerfs des policiers, ils les narguent en opérant affublés de costumes grotesques : prêtre, russe, pilote, rabbin... C'est une histoire vraie qui est adaptée au cinéma et dans laquelle le réalisateur ajoute aussi une dimension sentimentale avec l'histoire d'amour qui lie le leader, (vincent elbaz), et sa femme (clémence poésy), une jeune-femme qu'il sort de son confort bourgeois et qui tombe amoureuse de lui le jour où elle subit une de ses attaques dans une banque.

C'est rythmé, les situations sont souvent cocasses et assez peu violentes malgré le sujet, Vincent Elbaz trouve un rôle qui lui va à meveille et qui réveille le petit grain de folie qui est sous-jacent chez lui.

mercredi, octobre 31, 2007

Le coeur des hommes

Il est facile de critiquer les films à suite, et je suis souvent la première à le faire car on a tendance à être déçus, à voir la même recette réexploitée en moins bien.
La presse n’a pas accueilli « Le cœur des hommes 2 » avec beaucoup des chaleur, mais j’avais néanmoins envie de retrouver les bonnes boutades des quatre compères : Antoine, Alex, Jeff et Manu.
Et même si c’est une réchauffade de la première mouture, elle n’en demeure pas moins savoureuse, un peu comme un bon plat en sauce dont les ingrédients s’expriment à leur deuxième passage au micro-ondes.
Les personnages nous font rire, nous touchent, ressemblent aux garçons qu’on connaît et nous aussi on a envie de parler avec eux, les pieds dans l’eau de la piscine de Jeff.
Alex le prédateur de femelles se fait larguer par sa femme, Antoine le romantique croise sa deuxième chance, Jeff prend le taureau par les cornes et Manu vit une passion adultérine.
Ca parle beaucoup d’amour même si la fidélité n’est pas toujours au rendez-vous, et surtout d’amitié. Une amitié qui ne juge pas, qui soutient et c’est sans doute ce qui nous fait ressortir de la salle avec un grand sourire et une envie d’appeler ses copains.

vendredi, octobre 19, 2007

Michael Clayton

Un sujet classique, des critiques correctes, mais une affiche avec Georges Clooney donc j’ai dit banco, allons voir « Michael Clayton » au cinéma.

Georges Clooney, alias Michael Clayton, est un avocat qui travaille dans un gros cabinet. Un de ses collègues, qui travaille depuis six ans sur la défense d’un de ses clients dans une affaire d’intoxication à l’engrais, en est devenu maniaco-dépressif au point de sortir son zob en plein réquisitoire. Parallèlement à cela, on devine que Georges est peu présent pour sa famille, qu’il manque de sommeil pour écouter les histoires abracadabrantes de son petit garçon, qu’il a un passé de joueur de poker et qu’il s’est fait planter par son frère alcoolique ave qui il a acheté un bar.
Toutes ces petites histoires parallèles sont les morceaux d’un puzzle qu’il est très difficile de recomposer. Alors pendant deux heures on tend l’oreille en quête d’une information qui nous permettra de résoudre au moins une de ces énigmes et de comprendre les liens des protagonistes entre eux.

Georges a le teint blafard, il a troqué sa blouse de pédiatre au sourire charmeur pour un costume sombre et un œil cerné aussi vif que celui d’un poisson. Malgré cela il conserve toujours son sex appeal, même si on lui tendrait bien une tasse de nespresso pour le réveiller un peu…

Bref, le grand problème c’est que pendant la dernière demie-heure, quand le dénouement approche et qu’on démêle enfin les fils de ces innombrables histoires, mes yeux se sont fermés. Et oui, et là impossible de résister, lovée que j’étais dans le cocon chaud de mon siège… ça commence à m’arriver un peu trop souvent ce genre de situation, mais que voulez-vous c'est la vieillerie ! Il y avait un collègue ronfleur derrière moi donc je ne suis pas la seule à trouver que ce film a un effet quelque peu soporifique…