vendredi, novembre 30, 2007

La nuit nous appartient

Le scénario de "La nuit nous appartient" repose sur un triangle composé de 3 hommes, un père et ses deux fils. Joseph (Mark Wahlberg) a suivi les traces de son père (Robert Duvall) et prend la direction de la brigade des stups; le deuxième fils, brillamment interprété par Joaquin Phenix, gère une boîte de nuit, se défonce et entretient des liens avec la mafia russe à qui appartient son club. Son père et son frère lui demandent de rallier leur camps en les aidant à démanteler un énorme réseau de trafic de drogue donc l'un des patrons passe ses soirées au Caribe.

Dès le début du film, on est séduits par le jeu de Joaquin Phénix, mélange de douceur et de force. Son physique atypique dérange au premier abord puis envoûte et on choisit son camps, quelques soient ses décisions. Car à le voir amoureux transi de la belle Eva Mendes, on voit qu'il est d'abord un homme qui aime son travail et sa petite amie avant d'être un voyou. De leur côté, son père et son frère qui participent à des soirées ringardes dans des salles des fêtes où sont récompensés les officiers de police font pâle figure jusqu'à ce que le vent tourne... La tension monte petit à petit, la scène de poursuite sous la pluie est ultra stressante, l'émotion est présente et les scènes d'action bien rythmées.

J'ai vraiment beaucoup aimé ce film du réalisateur de "Little Odessa" et "The yards" même si la fin du film est légèrement trop parfumée à la morale américaine...

mercredi, novembre 28, 2007

Où bruncher ?


Si vous ne savez pas où aller bruncher le dimanche matin, qu'il fait froid, que vous avez envie de prendre votre temps et de ne pas vous faire rembarrer de tous les cafés parce qu'il y la queue ou qu'ils ne servent plus ou qu'il faut manger en trente minutes pour libérer la table...


J'ai la solution à l'Apparemment Café, que vous connaissez peut-être mais auquel on ne pense pas forcément pour son brunch du dimanche.


Ils proposent deux services, à midi trente ou à 14h30 et le mieux est de réserver comme ça on évite les mauvaises surprises.

La salle est chaleureuse, les murs peints dans des tons chauds, le mobilier cosy, à l'image du Central Perk de nos amis les Friends. On se croirait un peu dans le salon de quelqu'un, pour un peu on enlèverait bien ses chaussures.


Pour le brunch trois formules, soit l'assiette de saumon fumé, soit assiette de charcuterie soit assiette de fromages. Et ensuite, on coche sur le petit formulaire ce qu'on veut entre les différents jus de fruits (ananas, pamplemousse ou orange), les types de pain ( muffin, baguette ou pancakes), les tartinades (miel, confiture ou sirop d'érable), la boisson chaude, et si on veut un oeuf à la coque ou pas. C'est pas mal, copieux et pas trop cher pour un brunch.

Assiette de saumon : 21 € environ

Assiettes de fromage et charcuterie : 16,50 €


Le + : l'Apparemment café met à disposition des jeux de société (Trivial Pursuit, Pictionnnary, Scrabble, Jeux de cartes...) ce qui permet de rester ensuite une bonne partie de l'après-midi à jouer.


Autre + : le quartier dont les boutiques sont souvent ouvertes le dimanche et qui permet de se ballader sans sentir la chappe de plomb immobilisante qui s'abat sur les villes et ses habitants le dimanche après le déjeuner.


Autre + : le service est agréable.


Autre + : sympa pour le déjeuner, on peut aussi se composer des salades sur mesure en choisissant ses ingrédients.



L'Apparemment Café
18, Rue des Coutures St-Gervais
75003 Paris
Tel : 01 48 87 12 22

Faut que ça danse !


"Faut que ça danse" est une comédie de Noémie Lvovsky qui met en scène la famille Belinsky; le père tout d'abord, incarné par un Jean-Pierre Marielle charmeur et joueur, bien décidé à ne pas se laisser vieillir et qui fait la cour à des femmes plus jeunes. Amateur de claquettes et admirateur de Fred Astaire, il vit dans une apparente légèreté que l'on devine plombée par le souvenir de la shoah et de sa famille disparue pendant la déportation.

Sa femme, interprétée par Bulle Ogier, campe une gentille folle qui vit dans sa bulle (sans jeu de mot) et qui n'a plus aucun lien avec la réalité, si ce n'est son garde-malade, monsieur Moutoussamy qui veille auprès d'elle. Elle est séparée de son mari depuis quinze ans.

Leur fille, Sarah, qui cherche des réponses auprès de son père sur l'histoire de sa famille; celui-ci en parle peu ou bien édulcore la réalité en lui faisant croire depuis son plus jeune âge qu'il a presque réussi à assassiner Hitler dans son lit. Diagnostiquée stérile par son médecin, elle tombe malgré tout enceinte et poursuit donc la lignée Belinsky. Son compagnon, Arié Elmaleh joue quant à lui un personnage sans aucune consistance...


On nous présente la famille, les liens entre les personnages, et puis Sabine Azéma alias Violette fait irruption dans la vie de Salomon et c'est le début d'une jolie histoire d'amour entre deux personnes un peu farfelues.


Les acteurs sont bons, mais le scénario est poussif, les scènes sont déja vues, les ficelles apparentes, et on se demande un peu où tout ça nous mène. Le film se termine sur la naissance du descendant Belinsky, avec une scène d'accouchement pas très fine qui tend vers le comique sans y parvenir.

L'ensemble est un peu désuet mais c'est peut-être une question de génération car mes consultants aux alentours de 60 ans ont beaucoup aimé.

jeudi, novembre 15, 2007

Les promesses de l'ombre



Un très bon film de David Cronenberg à aller voir, foi de bisontine.
L'histoire : Une infirmière prononce le décès d'une toute jeune-fille morte lors de son accouchement; Anna (Naomi Watts) décide de retrouver la famille de la petite orpheline et part sur la piste d'un restaurant russe, dont elle retrouve une carte dans le journal intime de la défunte. Tout est écrit en russe, aussi se met-elle en tête de faire traduire le carnet afin de comprendre son histoire et de retrouver une famille d'adoption pour la petite fille. Mais elle ignore que cette quête va la plonger au coeur de la mafia russe installée à Londres...
Je n'en dis pas plus pour ne rien dévoiler, mais c'est un très beau film servi par d'excellents acteurs : Naomi Watts, Vincent Cassel toujours sur le fil, et le très charismatique Vigo Mortensen. Les scènes parfois extrêmement violentes servent le scénario et contribuent à faire monter la tension et la psychologie des personnages est subtilement explorée. Une histoire atypique.

mercredi, novembre 14, 2007

Le poisson en fête

J’ai encore joué à Cyril Lignac dans ma cuisine, même si je n’arrive pas à me faire pousser le bouc…
Cette semaine, le thème sera : Comment donner un goût de fête à un banal filet de cabillaud ?

La réponse avec le cabillaud en papillotte…

Tout d’abord, sortez votre papier alu et découpez en un morceau sur lequel vous déposez avec amour votre poisson. Découpez un oignon ou deux échalotes en émincés. Sortez des feuilles de laurier de votre tupperware jauni par le temps pour parfumer la papillotte. Ajoutez une gousse d’ail entière, du sel, du poivre, un filet d’huile d’olive et du jus de citron. Refermez le papier alu pour faire un petit baluchon bien hermétique et passez au four, environ 10 à 15 minutes à 200 degrés.

En version crue...

En version cuite dans sa robe argentée...


Pour l’accompagnement, faites cuire à l’eau des pommes de terre et préparez une sauce fromage blanc/ail/ciboulette/sel/poivre que vous disposerez au cœur de chaque pomme de terre.

Lorsque le poisson est cuit, sortez le de son habit de lumière et offrez lui son heure de gloire en le faisant trôner fièrement au milieu de son harem de patates. Il sera le plus heureux des poissons, vous aussi et votre ligne aussi ! Pour une fois que je ne propose pas une recette ultra calorique, profitez-en !



C'est le moment de lui faire sa fête !

lundi, novembre 12, 2007

Piquet de grève

Y'en a marre de ces gens qui font des grèves toutes les 3 semaines et qui empêchent les autres de travailler ! Et voila-t-y pas que les étudiants rejoignent les cheminots et veulent bloquer les gares. Quel rapport dites-moi avec la choucroute de l'autonomie des facultés?
Ah ben aucune ma brave dame sauf que moi ça me donne envie de me transformer en vieux pépé de Lukie Luke et de les attendre avec ma pipe et mon fusil sur mon fauteuil roulant pour leur bourrer le mou. Le goudron et les plumes, voila ce qu'ils méritent !

Bon ok je suis un peu énervée car il se trouve que demain en fin de journée je dois prendre un train pour rentrer dans ma maison de province... alors forcément je vais être au milieu de la tourmente alors que je n'ai rien demandé et que j'ai juste essayé de m'organiser pour faire mon travail...

Le dernier gang



Pour les acteurs d'abord : Vincent Elbaz, Clémence Poésy, Sami Bouajila, Gilles Lelouche... Vincent Elbaz insuffle une belle énergie au film, Clémence Poésy de la douceur et de la tendresse, Sami Bouajila joue les amis fidèles à la vie à la mort à merveille et Gilles Lelouche le flic obsessionnel

L'histoire : Le gang des postiches, une groupe de potes d'enfance de Belleville, a sévi entre 1981 et 1986 dans une trentaine de banques. D'abord de manière artisanale, puis de plus en plus organisés au fur et à mesure que leur "popularité" augmentait aux yeux de la police. Rieurs et jouant avec les nerfs des policiers, ils les narguent en opérant affublés de costumes grotesques : prêtre, russe, pilote, rabbin... C'est une histoire vraie qui est adaptée au cinéma et dans laquelle le réalisateur ajoute aussi une dimension sentimentale avec l'histoire d'amour qui lie le leader, (vincent elbaz), et sa femme (clémence poésy), une jeune-femme qu'il sort de son confort bourgeois et qui tombe amoureuse de lui le jour où elle subit une de ses attaques dans une banque.

C'est rythmé, les situations sont souvent cocasses et assez peu violentes malgré le sujet, Vincent Elbaz trouve un rôle qui lui va à meveille et qui réveille le petit grain de folie qui est sous-jacent chez lui.

La chambre des morts

Quelle coïncidence... L'autre jour, j'ai acheté ce polar de Franck Thilliez, auteur dont le nom ne me semblait pas inconnu... ce n'est qu'après mon achat que je me suis aperçue qu'il s'agissait de l'auteur de "La forêt des ombres", autre roman noir sur lequel vous pouvez retrouver mon post dans la rubrique mes bouquins.

Aujourd'hui, je tape le titre sur google à la recherche d'une photo de la couverture pour le blog; et quelle ne fut pas ma surprise en découvrant que roman vient d'être adapté au cinéma par Alfred Lot (vous le connaissez vous celui là?) avec Mélanie Laurent, Eric Caravaca, Gilles Lellouche et Laurence Cote (déja ces noms là vous sont plus familiers je pense). Le film sort donc le 14 novembre, c'est à dire mercredi.

L'histoire : Deux amis récemment licenciés roulent à fond dans un champs d'éoliennes, phares éteints, le moteur vrombissant, à la recherche d'adrénaline... jusqu'à ce que boum, ils percutent un corps. A côté du cadavre, une valise remplie de 2 millions d'euros, de quoi les mettre à l'abri pour un bon moment. Ils décident alors de dissimuler toute trace de collision et de couler le corps pour profiter de cette chance inespérée. Jusqu'à ce qu'ils se rendent compte que cette mort est liée à l'enlèvement d'une fillette aveugle dont le ravisseur réclamait 2 millions d'euros de rançon...

Bref, je viens de finir ce roman, et je ferai un peu la même critique que pour l'autre (je ferais mieux de relire ce que j'avais dit d'ailleurs avant de sortir un commentaire contradictoire de l'autre); l'intrigue est bien ficelée et on rentre tout de suite dans cette atmosphère sordide située dans la région du Pas-de-Calais, berceau des tueurs en série et pédophiles par excellence. Tout est bien documenté, et les démonstrations sur la taxidermie sont d'une grande précision, elle sont à la fois intéressantes et utiles à la progression de l'enquête. Malheureusement, comme je trouve dans de nombreux polars, les personnages ne sont pas assez fouillés, on ne fait qu'effleurer leur psychologie. Lucie, la jeune flic douée qui veut faire ses preuves a les honneurs de l'auteur qui rentre un peu plus dans son ciboulot sans toutefois nous éclairer beaucoup sur son passé qu'on devine pourtant trouble et qui expliquerait sa fascination pour le corps, et pour la mort.

Je n'en dis pas plus sinon je vais en dévoiler trop, mais non seulement les personnages ne sont pas assez fouillés, mais en plus il y a des ellipses dans la narration qui sont frustrantes, notamment sur le dénouement ou la description de l'assassin. Toute la narration est centrée sur la progression de l'enquête, les démonstrations scientifiques qui rendent les événements plausibles, mais elle fait l'impasse sur les personnages eux mêmes, qui ils sont d'où ils viennent, ce qu'ils pensent, leurs mobiles... ah si , l'assassin à la fin sort une phrase du type "je n'ai pas supporté que mon papa tue ma maman"... oui ben pour moi ça ne justifie qu'elle se mette à l'âge adulte à fabriquer des poupées en chair et vicères et qu'elle torture des humains, c'est un peu léger je trouve...

vendredi, novembre 09, 2007

Chagrin d'école

Daniel Pennac, bien connu pour sa prose joyeuse et vivante, vient d’être récompensé pour son dernier livre « Chagrin d’école », par le prix Renaudot dans la catégorie Roman.
J’en suis la première étonnée, non pas que je remette en cause le mérite de Pennac, mais son livre tient plus de l’essai que du roman. Enfin bref, ce n’est pas bien grave.
Mais je suis plutôt contente qu’un auteur pas toujours considéré comme « sérieux » soit récompensé par un jury dit « sérieux ».

Dans ce roman donc comme ils l’appellent, Pennac fait revivre pour nous le cancre qu’il était à l’école ; pas un cancre qui provoque les profs, non, juste un élève muré dans son complexe de comprendre moins vite et moins bien que les autres. Pennac, devenu depuis l’auteur que l’on connaît mais aussi un prof de français, revient donc sur cette période pour expliquer le point de vue de ces élèves qui peinent à suivre le rythme des programmes et que l’on délaisse pour s’intéresser aux plus rapides.
Il s’interroge sur le rôle de l’école, celui des professeurs, les techniques pour intéresser les élèves aux grands classiques, pour faire travailler leur mémoire, leur faire comprendre les mécanismes de la grammaire, leur donner le goût de la lecture et tirer vers le haut ceux en qui il se reconnaît.

Son écriture est toujours agréable et fluide, le sujet intéressant bien que tiré un peu en longueur sur la fin selon moi.

La recette des cookies

Cookies version chocolat blanc en pleine cuisson


Voici en exclusivité une recette de cookies savoureuse... un moyen facile de s'offrir une part de bonheur dans ce monde de brutes... du petit Jésus en culotte de velours, je ne vous dis que ça.

Pour citer mes sources, cette recette vient du Larousse de la cuisine offert par ma grand-mère pour un Noël, une vraie mine...


140g de beurre
180g de chocolat noir
100g de sucre brun
100g de sucre semoule
1 oeuf
225g de farine
1 cuillère à café rase de levure
quelques gouttes d'extrait de vanille
sel


(Pour info, je n'ai mis que du sucre semoule et remplacé les gouttes d'extrait de vanille par du sucre vanillé qui se conserve mieux. Et j'ai fait moitié chocolat blanc moitié chocolat noir, on peut aussi ajouter des noix).

  • Préchauffer le four à 180 degrés. Graisser la tôle avec du beurre. Concasser le chocolat en petits morceaux.
  • Ramollir le reste de beurre (un petit coup rapide de micro ondes fait bien l'affaire) et ajouter le sucre semoule ainsi que le sucre vanillé. Battre le mélange.
  • Ajouter l'oeuf. Tamiser la farine (pas obligé non plus...) avec la levure et 1 pincée de sel. Incorporer la farine petit à petit.
  • Rajouter le chocolat (dans le cas où vous faites mi-chocolat blanc mi-chocolat noir prévoir de répartir la pâte dans 2 plats).
  • Prélever des portions de pâte avec une cuiller à soupe et les poser sur la tôle. Former des disques de 4 à 5 centimètres si vous ne voulez pas que ça ressemble à des cookies géants comme les miens, ce qui n'est pas plus mal remarquez.
  • Enfourner à mi-hauteur et faire cuire pendant 10 minutes enviro
  • Sortir les biscuits du four et laisser refroidir sur la tôle pendant 5 minutes.Décoller et laisser refroidir complètement sur une grille.

Cookies version chocolat noir

Mmm c'est tellement bon ! d'ailleurs une souris est venue piquer la moitié du cookie en bas à gauche... mais qui ça peut bien être?

mercredi, octobre 31, 2007

L'auberge du pont du diable


Une grande découverte au hasard d'une ballade vers la source du Lison. La Franche-comté nous étonne chaque we un peu plus, tant par la beauté des sites que nous visitons que par la qualité de la cuisine.

Certes, il ne faut pas être abonnée aux salades vertes sans huile pour apprécier ce type de gastronomie qui est parfois un peu ... comment dire? et bien oui, un peu lourde...


Donc, après avoir visité la source du Lison où il y a une magnifique cascade qui surgit de la montagne, nous nous sommes retrouvés en quête d'un lieu où manger.

A quinze heures, nous avons déniché un endroit rare et typique, "l'auberge du pont du diable" à Crouzet Migette (non ce n'est pas un gros mot, c'est un village) où nous nous sommes réchauffés dans une atmosphère à la fois authentique et chaleureuse. Des poutres au plafond, des serveurs sympathiques, un bon jus de pommes artisanal servi en attendant que les tables se libèrent...

L'heure tournant, le chef ne pouvait plus nous servir toute la carte, donc on l'a laissé nous apporter sur la table de grands plats garnis de pommes de terre sautées persillées délicieuses, de saucisse ornanaise, de jambon à l'os, de grands saladiers , de morbier, de comté et de cancoillotte chaude... Tout était un délice, et mieux qu'au bistrot romain, on pouvait réclamer du rab sur tous les plats.

Si vous arrivez à une heure plus décente, vous avez plus de choix. Laissez-vous séduire par les spécialités du coin : croûte aux morilles (cf la photo), l'omelette du Niaud baveuse (au fromage, jambon à l'os, champignons...), la fondue au vieux comté, le jambon à l'os (dément), fondue bourguignonne et autres mets savoureux.


Les prix sont raisonnables, et ils proposent des menus à 16,50€, 21,50€ et 26,50€ pour des portions gargantuesques et une grande qualité de produits.


L'auberge du pont du diable chez Boscher

2 rue de l'auberge

25270 CROUZET MIGETTE

tel : 03 81 49 54 28


Hors saison, il vaut mieux appeler avant car ils ne sont pas ouverts tous les jours.

Le coeur des hommes

Il est facile de critiquer les films à suite, et je suis souvent la première à le faire car on a tendance à être déçus, à voir la même recette réexploitée en moins bien.
La presse n’a pas accueilli « Le cœur des hommes 2 » avec beaucoup des chaleur, mais j’avais néanmoins envie de retrouver les bonnes boutades des quatre compères : Antoine, Alex, Jeff et Manu.
Et même si c’est une réchauffade de la première mouture, elle n’en demeure pas moins savoureuse, un peu comme un bon plat en sauce dont les ingrédients s’expriment à leur deuxième passage au micro-ondes.
Les personnages nous font rire, nous touchent, ressemblent aux garçons qu’on connaît et nous aussi on a envie de parler avec eux, les pieds dans l’eau de la piscine de Jeff.
Alex le prédateur de femelles se fait larguer par sa femme, Antoine le romantique croise sa deuxième chance, Jeff prend le taureau par les cornes et Manu vit une passion adultérine.
Ca parle beaucoup d’amour même si la fidélité n’est pas toujours au rendez-vous, et surtout d’amitié. Une amitié qui ne juge pas, qui soutient et c’est sans doute ce qui nous fait ressortir de la salle avec un grand sourire et une envie d’appeler ses copains.

jeudi, octobre 25, 2007

Le grand café

Situé à côté du casino de Besançon, le grand café offre une salle de restaurant vaste et malgré tout chaleureuse. Une moquette bien épaisse au sol, des couleurs chaudes aux murs et des éclairages qui réchauffent l’atmosphère. En regardant dans le détail on s’aperçoit que tout n’est pas du meilleur goût et qu’ils ont tenté de faire une déco un peu lounge avec fausses vieilles pierres apparentes, peintures aux murs et mélanges de couleurs pas toujours très judicieux.
La carte est plutôt alléchante, tartares et carpaccios de poissons, millefeuilles de tomates mozzarella, soupe de potiron, agneau façon tajine, dorade grillée ou sole accompagnée de son riz au curry et lait de coco…
Mais les plats sont inégaux… Mon entrée de st jacques rôties sur salade avec des petites spirales de parmesan était fameuse, les st jacques bien épaisses et goûtues à souhaits. Pour monsieur X, le plat n’était pas à la hauteur de ce qui était annoncé car sa verrine de tartare de thon sentait le vieux poisson… Ensuite les plats : la brochette de filet mignon de porc au soja et miel était beaucoup trop sucrée, le cuisinier avait dû faire tomber le pot de miel dans sa préparation ce qui masquait le goût de tout le reste et en plus de ça, ça donne très soif. Quant à la souris d’agneau façon tajine elle était très savoureuse et tendre. En dessert, nous avons pris une tarte Tatin accompagné de sa boule de glace et de crème fraîche, c’était très bon.
Le service est plutôt agréable, bien qu’un peu odorant…
Un lieu cosy où il fait bon se poser mais c’est dommage qu’un plat sur deux soit bon, car ce n’est quand même pas donné, 7 euros les entrées, entre 12 et 15 euros les plats et les desserts 5 euros environ.
Le grand café
1 av. Edouard Droz
25000 Besançon
Tel : 03 81 47 49 01

vendredi, octobre 19, 2007

Michael Clayton

Un sujet classique, des critiques correctes, mais une affiche avec Georges Clooney donc j’ai dit banco, allons voir « Michael Clayton » au cinéma.

Georges Clooney, alias Michael Clayton, est un avocat qui travaille dans un gros cabinet. Un de ses collègues, qui travaille depuis six ans sur la défense d’un de ses clients dans une affaire d’intoxication à l’engrais, en est devenu maniaco-dépressif au point de sortir son zob en plein réquisitoire. Parallèlement à cela, on devine que Georges est peu présent pour sa famille, qu’il manque de sommeil pour écouter les histoires abracadabrantes de son petit garçon, qu’il a un passé de joueur de poker et qu’il s’est fait planter par son frère alcoolique ave qui il a acheté un bar.
Toutes ces petites histoires parallèles sont les morceaux d’un puzzle qu’il est très difficile de recomposer. Alors pendant deux heures on tend l’oreille en quête d’une information qui nous permettra de résoudre au moins une de ces énigmes et de comprendre les liens des protagonistes entre eux.

Georges a le teint blafard, il a troqué sa blouse de pédiatre au sourire charmeur pour un costume sombre et un œil cerné aussi vif que celui d’un poisson. Malgré cela il conserve toujours son sex appeal, même si on lui tendrait bien une tasse de nespresso pour le réveiller un peu…

Bref, le grand problème c’est que pendant la dernière demie-heure, quand le dénouement approche et qu’on démêle enfin les fils de ces innombrables histoires, mes yeux se sont fermés. Et oui, et là impossible de résister, lovée que j’étais dans le cocon chaud de mon siège… ça commence à m’arriver un peu trop souvent ce genre de situation, mais que voulez-vous c'est la vieillerie ! Il y avait un collègue ronfleur derrière moi donc je ne suis pas la seule à trouver que ce film a un effet quelque peu soporifique…

dimanche, octobre 14, 2007

Murder

J’ai testé pour vous la murder ou soirée enquête. Mais qu’est ce que c’est que ce concept encore ?
La murder est une sorte de cluedo géant dans lequel chaque participant incarne un personnage clef de l’intrigue. L’organisateur du jeu achète au préalable un scénario qui définit le lieu où se déroule l’histoire, les différents personnages et les liens qui les relient entre eux, l’intrigue et les règles du jeu. Il envoie à chaque participant le descriptif de son personnage : passé, raison de ses actes, psychologie, indices contenus dans son sac qui peuvent être découverts par les autres joueurs.

Par exemple : notre murder avait pour cadre un hôpital de Détroit où un grand médecin urgentiste a été assassiné. Les différents personnages sont composés du personnel soignant (internes, infirmières, chirurgiens, directeur de l’hôpital) et de personnages annexes (la veuve, des preneurs d’otage, un télé-évangéliste). Chaque personnage doit cacher un passé souvent peu reluisant tout en tentant d’en savoir plus sur les autres personnages qui sont tous plus véreux les uns que les autres.A l’heure dite, rendez-vous donc à l’endroit où la murder se déroule, en costume et dès qu’on franchit la porte d’entrée, on doit interpréter son personnage avec conviction pour une enquête grandeur nature qui dure quatre heures.

Maintenant que vous avez saisi le concept, je peux vous livrer mes impressions. Je devais tenir le rôle de la veuve éplorée (heureusement un peu de sérum physiologique sur le mascara ça fait des grosses traînées noires), simuler une relation avec un garçon que je n’avais jamais vu de ma vie, parler pendant de longues heures d’affaires de mafia, de trafic d’organes et de meurtre en gardant mon sérieux, et surtout j’ai simulé un accouchement devant 10 personnes… une magnifique poupée est sortie de mon ventre en mousse…
Le bloc opératoire est simulé par une table à manger recouverte d’un drap blanc, des radios accrochées aux fenêtres et des instruments chirurgicaux tels que presse ail, ciseaux, couteaux crantés…

C’est sympa, c’est une façon pour le moins originale de faire connaissance avec des gens qu’on ne connaît pas, on se prend au jeu d’enquête et on négocie des échanges d’informations pour pouvoir descendre les autres. C'est une façon de faire vivre l'éternel colonel moutarde...

Et voila la fine équipe avant le démarrage du jeu…

jeudi, octobre 11, 2007

Un secret

Je suis allée voir l’adaptation au cinéma du roman de Claude Grimbert « Un secret » que j’avais lu il y a quelques deux ou trois ans. Un très beau roman, à l’écriture fluide, qui nous emmène en douceur jusqu’à la découverte du secret familial qui plâne au dessus de la maison des Grimbert, anciennement Grinberg.
Le film est très fidèle au roman tant dans sa construction que dans les personnages qui y sont tous incarnés par de très bons acteurs : Patrick Bruel, Cécile de France, Ludivine Sagnier, Julie Depardieu, Mathieu Amalric…
Une mention spéciale à Cécile de France qui irradie, qui est lumineuse et naturelle. Notre Patrick que j’aime bien en tant qu’acteur, je l’ai trouvé un peu figé dans ce personnage, empreint d’une expression aussi lourde que quand il chantait « le soleil veut pas d’moi tu rêves depuis longtemps… sur la télé la neige a envahi l’écran… ».

Je ne peux pas vous raconter l’histoire sans vos dévoiler une partie du secret, mais en bref ça parle d’amour bien sûr, de famille, de la fuite des juifs en zone libre, des secrets de famille…

Malgré quelques longueurs que je n’avais pas ressentie dans le livre, c’est plutôt une bonne adaptation fidèle au roman.

dimanche, octobre 07, 2007

Rugby

Après la coupe du Monde de football, cette fois c’est au tour du ballon ovale de nous faire vibrer.
Je suis depuis le début de la coupe les matchs des Français qui après avoir pris une déculottée contre l’Argentine, vont de succès en succès. C’est l’esprit du sport français, nos équipes peuvent être aussi décevantes qu’héroïques.
Hier, on est arrivés au point d’orgue avec une victoire contre les All-Blacks qui n’ont pas su nous intimider avec leur haka ; ah, ils étaient fiers nos joueurs, solidaire sur la ligne de moitié de terrain, et les défiant du regard…un vrai combat de coqs. Mais c’est nous les coqs, alors quoi de plus normal que cette belle victoire qui nous ouvre les portes de la demie-finale ?
Je ne suis pas sûre d’avoir envie d’inciter mes enfants à se le faire casser les côtes et les vertèbres en jouant au rugby, mais lorsqu’il ne s’agit que d’inconnus, on peut dire que c’est un vrai beau sport d’hommes. Un bel esprit, des mâles des vrais qui ne jouent pas aux mannequins dans les magazines (à part Michalak mais je ne l’aime pas), rien que des bons gros gars avec qui on pourrait se payer une bonne tranche de rigolade. Et puis quand ils marquent un essai, ils ne se sentent pas obligés de jouer la fausse modestie à la Thierry Henri qui fait la gueule en courant comme un lapin autour du terrain. Eux au moins, ils laissent éclater leur joie simplement et se sautent dans les bras et se tapant le dos avec leurs grosses paluches.
Oui j’avoue sans honte qu’hier soir j’ai vibré devant mon poste, j’ai même poussé des cris, sauté sur le canapé et me suis levée dans mon salon les poings dressés vers le ciel… Mais qui ne saute pas n’est pas français, hé, qui ne saute n’est pas français !
Bref, dans le match rugby/football, vous aurez compris de que côté mon cœur balance… Rendez-vous samedi prochain !

jeudi, octobre 04, 2007

Kafka sur le rivage


Voila un livre que j'ai beaucoup aimé mais qui est tellement riche et complexe que je ne me sens pas trop de vous le résumer ou de vous l'expliquer. D'ailleurs on ferme le livre avec le sentiment de ne pas tout avoir saisi... prise d'un coup de flemme, je fais donc un copier coller d'un résumé trouvé sur la toile.
Kafka Tamura, quinze ans, fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. "Tu tueras ton père et tu coucheras avec ta mère". Nakata, vieil homme simple d'esprit, décide lui aussi de prendre la route, obéissant à un appel impérieux, attiré par une force qui le dépasse. Lancés dans une vaste odyssée, nos deux héros vont croiser en chemin des hommes et des chats, une mère maquerelle fantomatique et une prostituée férue de Hegel, des soldats perdus et un inquiétant colonel, des poissons tombant du ciel, et bien d'autres choses encore. Avant de voir leur destin converger inexorablement et de découvrir leur propre vérité.
Euh voila... vous n'avez rien compris? c'est normal, lisez donc le livre si vous avez le courage, il y a 600 pages mais ça vaut le coup, c'est très onirique et poétique.

99 francs

Je n’avais pas lu le livre lors de sa sortie, peut-être une réaction inconsciente contre ce matraquage marketing massif que dénonce justement le sujet.
Mais je n’allais pas louper l’adaptation au cinéma !

Alors pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, le personnage principal, une sorte de dandy déjanté aux faux airs de Frédéric Beigbeder, est concepteur rédacteur dans une grosse agence de publicité « Ross & Witchcraft ». Toujours en avance sur son temps en terme de mode, il est imbu de sa personne, vaniteux, lâche et défoncé à longueur de journée.

Deux grands événements sont au centre de l’histoire : son histoire avec Sophie, une superbe employée dont il tombe amoureux même s’il n’assumera rien du tout, et un contrat avec Madone, une grosse boîte de produits laitiers.

Le réalisateur, Jan Kounen dont j’avais vu le non mémorable « Blueberry », parvient, à l’instar de son personnage, à nous faire vivre une overdose : overdose de drogue, de vomi, de sang, de vulgarité. Certains passages sont très scatos sans que ça n’apporte rien au film et ça alourdit beaucoup le sujet. Fan des séquences d’animation insérées dans ses films, il nous en propose une très (trop) longue qui là encore ne semble faire plaisir qu’à lui-même mais n’apporte rien à son propos.

Le début du film où les lieux, les personnages, le monde de la pub sont disséqués est plutôt sympa ; mais à partir du moment où Octave entame une prise de conscience que le monde de la pub est vraiment trop cruel et que son budget Madone pourrait faire vivre de pauvres enfants affamés partout dans le monde, ça ne va plus.

En tout cas les acteurs Jean Dujardin, Jocelyn Quivrin (en créa hirsute et arrogant) et Patrick Mille en petit commercial étriqué dans son costume (l’ancien Chico des pubs ou encore le petit ami de Marie Gillain dans « Mon père ce héros ») sont tous excellents, et certains passages qui nous font pénétrer à l’intérieur même des pubs sont intéressants. Mais Jan Kounen, il faut qu’il arrête la fumette…


vendredi, septembre 28, 2007

La fache cachée

Bernard Campan fait ses premiers pas en tant que réalisateur avec cette histoire d'un couple qui se croise et ne parvient pas à tout se dire.
On ne suit les deux personnages interprétés par Bernard Campan et Karin Viard que le we et on ignore tout de leur vie sociale, en dehors de leurs meilleurs amis respectifs, soit au total 4 protagonistes. Le mari soupçonne un mal-être chez sa femme mais ne parvient pas à le découvrir, puisque c'est ce qui fait l'intrigue du film. Il se gâche la vie avec de grands raisonnements sur la signification du bonheur, le sens à donner à sa vie, le pourquoi des futilités... Bref avec ses grands questions métaphysiques il n'aide pas beaucoup sa femme un peu momolle à retrouver son peps.
Et puis à la fin le malaise est dévoilé, on comprend certaines réactions, la façon de jouer de Karin Viard qui est parfois agaçante et on décrypte certaines scènes.
L'ensemble n'est pas mal, c'est intéressant de suivre ce couple qui s'aime mais qui ne parvient pas à tout se dire mais ça manque un peu de tonus par moments. Jean-Hugues Anglade est très bien en meilleur ami. A aller voir un après-midi de pluie même si ça ne remonte pas forcément le moral.