jeudi, mai 24, 2007

Le magret au poivre de Thierry

Voici une recette que nous avons réalisée lors de nos vacances en Gironde sous l'oeil attentif et expert de Thierry, professeur ès sud-ouest. Il s'agit du magret au poivre et sa farandole de pommes de terre folles.



Choississez soigneusement de beaux magrets bien épais. Entaillez le gras dans les deux sens et cuisez à feu moyen en commençant par le côté gras.
Pendant ce temps, recouvrez généreusement un plat de poivre, que vous napperez de jus obtenu par la cuisson du gras du canard.


Recouvrez bien les deux côtés de la viande avant de la remettre dans la poële pour terminer la cuisson.

Pendant ce temps, faites rissoler des pommes de terre coupées en cubes un peu épais, et rajoutez à la fin de la cuisson des cèpes que vous saisirez. Aillez, poivrez, salez. Ajoutez du persil et du romarin si vous en avez.

Bon appétit bien sûr !


On change de sujet !

On change de registre et on passe aux choux à la crème, belles-mères et froufrous avec ce roman très léger.
Ca faisait un petit moment que j'entendais des gens autour de moi en parler et bien voila, je pourrai à mon tour faire mon petit laïus sur la question lorsqu'on me demandera ce que j'en ai pensé à mon prochain dîner mondain.
C'est un mariage raconté par différents protagonistes, tous invités à cette grande fête mémorable et unique pour les mariés et leur famille. Seulement avec l'humour acerbe de l'auteur, le sentiment amoureux est peu évoqué, mais les travers des gens racontés dans le menu détail. Et ça donne un roman inégal.
Certains personnages sont assez attachants, notamment l'oncle de la mariée qui est le mouton à cinq pattes de la famille; il n'a pas fait d'études et leur a fait l'affront de s'être marié à une femme d'un milieu modeste. Il a pris sa revanche en créant sa propre boîte qui tourne très bien, et se rend au mariage à contrecoeur même s'il y voit une occasion de prendre sa revanche sur tous ces snobinards qui lui servent de famille; j'ai bien aimé le passage où il monte dans sa grosse Mercedes et dit à sa femme "Chérie, maquille toi comme un camion, on va leur montrer qu'on a du pognon à tous ces cons".
Il y a aussi le beau gosse de service qui fait un concours de celui qui se tape le plus de thons à des mariages prout prout, le futur marié qui se met à flipper de voir sa fiancée se passionner pour les centres de table, les couleurs de faire-part, les tenues des enfants d'honneur, les flambeaux qui iront dans l'allée... et qui doit faire semblant de s'y intéresser autant qu'elle.
Ca se lit bien, ce n'est pas de la grande littérature et il ne faut surtout pas être trop fleur bleue car là ça détruit tout le romantisme et la fraîcheur de l'événement. Mais pour être passée par là, c'est vrai qu'il y a certains passages vraiment bien vus sur les préparatifs du mariage.
A emporter à la plage, dans le train ou le métro pour se tenir compagnie.

Les moineaux de Tel Aviv

Voila un autre roman de Yasmina Khadra dont je vous ai parlé avec son roman "Attentat".
Avec "Les hirondelles de Kaboul", il nous propose un autre roman très fort dans un Kaboul dévasté et surveillé par les Talibans. Les Kaboulais (non il ne s'agit pas du plat qu'on mange avec les merguez mais des habitants de Kaboul) vivent sous la terreur de ce régime et des coups de cravache qu'ils reçoivent au moindre faux pas. L'atmosphère du livre est suffocante, on ressent tout le poids des interdits et on plaint ces pauvres femmes qui n'ont d'autre choix que de se plier et se cacher sous leur burka. Le lieu central du roman est le stade où ont lieu les mises à mort par lapidation, égorgement et armes à feu. C'est autour de ce lieu fatal que les deux destins des personnages centraux vont se sceller.

vendredi, mai 11, 2007

Déménagement Clocher bonjour !



Ca y est, les cartons sont faits, les étagères vidées et il ne me reste plus qu'à attendre la venue des déménageurs demain à l'aube. J'en ai eu un au téléphone ce matin qui m'a bien fait rire à coups de "Bonjour madame Dorothée, c'est Jojo des déménagements Clocher ! Alors dites voir pour le déménagement...".
C'est un peu tristounet de tourner cette page et de quitter notre appartement qu'on a presque façonné de nos mains devenues calleuses par le travail manuel, mais il faut regarder devant et ne pas regretter. D'autant qu'avec une vie en province, un mi-temps et un grand appartement, je n'ai pas trop de quoi me plaindre... Et puis pour mon anniversaire j'ai eu droit à un "bon" pour un vélo qui sera mon compagnon et que j'enfourcherai tel Jolly Jumper.
Bon le déménagement ne m'inspire pas plus que ça et j'ai encore quelques petits rangements à faire si je veux dormir sereinement. Allez, je vais même déconnecter l'ordinateur, je vous donnerai des nouvelles dans une semaine après les vacances, avec les impressions à chaud, et je vous promets des avant/après qui feront frémir d'envie la grosse dame blonde de M6... hé hé hé alors salut Guy Moquet !

lundi, mai 07, 2007

Cinéma Cinémaaaa !

J'ai piqué un petit roupillon devant ce film dont les personnages principaux sont Sandrine Kiberlain et Gilbert Melki qui après "Anna M" joue encore les victimes aux yeux cernés. Gilbert joue un comptable qui mène une vie bien paisible même s'il est un peu contrarié de devoir fumer en cachette dans les toilettes de son bureau; le jour où il se fait verbaliser dans le métro pour avoir allumé sa cigarette un peu avant la sortie à l'air libre, la fumée lui sort par les oreilles, il est drôlement fâché. Et alors le jour où il voit deux jeunes contraints de présenter leurs papiers d'identité à des flics un peu zélés, il voit rouge; il se plante devant eux pour les observer à l'oeuvre et refuse de rentrer chez lui malgré leurs menaces. Et voila-t-i pas que notre Gilbert se fait embarquer au poste de police; mais comme il fait encore son malin au petit matin lorsqu'il est relâché, il est finalement transféré en hôpital psychiatrique; interné pendant plusieurs jours, il perd son boulot. Sa femme, une chauffeuse de taxi ronchon mais compréhensive, partage ses petit-déjeuners en lui prodiguant de bons conseils pour sa recherche de boulot; mais notre Gilbert est tombé bien bas, il boit, dort, ment à sa femme et tourne en rond, frustré de ne plus avoir de place au sein d'une entreprise. Je vous laisse le suspense de la fin... J'en suis ressortie rincée, comme après une grosse nuit de sommeil; il y a quelques bons passages mais c'est sans doute le côté monotone et tristoune de la vie de ces gens qui ne nous fait pas ressortir avec une grosse banane.

jeudi, mai 03, 2007

We ailleurs

Voila la photo que j'ai sélectionnée pour illustrer notre we en provence. J'aurais pu choisir des olives, de la lavande, un olivier ou un mas provençal (habitat du sud en 3 lettres dans les mots fléchés de Voici). Mais j'ai opté pour ces jolies couleurs bleutées et ce paysage qui me rappelle cet agréable pique-nique de magret de canard, tarte aux pignons et melon de saison, le fessier posé sur une roche blanche et chauffée par la soleil.
J'ai également fait une grande découverte un goûtant un amuse-gueule bien de là-bas : l'ail confit. Ce sont des gousses d'ail qui se croquent à l'apéro, qui en conservent toute la saveur mais sans les effets secondaires : digestion difficile et haleine fétide. Il vaut mieux l'acheter sur un marché que de tenter de le rater soi-même.
Nous avons également découvert de beaux endroits, comme le fameux St Tropez et sa place des lices ou Ramatuelle et sa savonnerie; j'ai d'ailleurs ramené dans ma valise des savons au jasmin, à la rose ou à la lavande... un délice. Il m'en fallait bien trois car dans notre futur chez nous de Franche-Comté, nous aurons non pas une mais deux vasques dans la salle de bain, ainsi qu'un petit lavabo aux toilettes. Grand standing qu'ils appellent ça !!!
Dans le prochain post, vous aurez sans doute droit à un résumé de notre we cartons, ça vous fait saliver non?

Parenthèse littéraire

Voici un bon roman que j'ai dévoré tant le sujet est prenant.
Amine, un israëlien d'origine arabe, travaille comme chirurgien dans un prestigieux hôpital de Tel-Aviv ; son désir de reconnaissance et d'ascension sociales lui a permis d'offrir à sa femme Sihem et à lui-même une vie confortable et une jolie maison dans un quartier huppé. Pour lui, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes comme dirait notre ami Leibniz.

Mais un jour (forcément avec une intro pareille il faut bien qu'il y ait un gros MAIS qui pointe son nez), un restaurant en plein coeur de la ville est soufflé par une explosion et des dizaines de corps mutilés sont amenés dans le service d'Amine. Après des heures d'intervention il rentre chez lui, écoeuré, épuisé. Un coup de fil au coeur de la nuit lui apprend que le terroriste kamikaze n'est autre que sa femme Sihem, qu'il croyait partie en vacances chez sa grand-mère. Tout s'écroule autour de lui et entreprend alors de mener une enquête pour tenter de comprendre le geste de sa femme; lui qui pensait qu'elle était heureuse dans ce cocon doré qu'il lui offrait, n'avait jamais soupçonné sa femme d'entretenir des liens avec des réseaux terroristes. De Béethlem à Jénine, il part au coeur de l'affrontement israëlo-palestinien pour tenter de rencontrer ceux qui ont pu l'embrigader... Tantantan !!!


J'ai découvert cet auteur grâce à ce beau roman, et j'ai encore "les hirondelles de Kaboul" qui m'attendent en piaillant sur les étagères de ma bibliothèque. De son vrai nom Mohamed Moulessehoul, l'auteur qui est un ancien officier a choisi de se cacher sous une identité féminine pour libérer sa pensée et rendre ainsi hommage aux femmes. Il a choisi les deux prénoms de son épouse.

lundi, avril 23, 2007

Nostalgie quand tu nous tiens

Je suis en train de regarder « Etre et avoir », un film documentaire que j’étais allée voir a un cinéma à sa sortie. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un réalisateur qui a filmé pendant une année une classe unique dans un petit village d’Auvergne. Leur instituteur est un exemple de patience et de pédagogie et il comble ses élèves de 4 à 10 ans de douces attentions : il les aide à parler de leurs problèmes, leur fait la classe dans le jardin pendant les chaudes journées d’été, les abrite sous son parapluie les jours pluvieux, n’élève jamais la voix, convoque ses élèves sur des troncs d’arbre couchés et leur apprend à vivre dans le respect de l’ autre. Les scènes de classe sont entrecoupées de plans fixes sur la campagne qui change de couleurs au rythme des saisons. C’est très joli, ça donne envie d’aller vivre à la campagne et d’être instituteur. Surtout quand on voit le petit Jojo sortir des répliques plus rigolotes les unes que les autres et passer une demie heure à tenter de faire des photocopies sans succès.
C’est super émouvant quand leur instit Monsieur Lopez (bien meilleur que Gérard Klein) les embrasse juste avant leur départ en vacances ; il se retrouve seul dans la classe, la gorge nouée, les yeux brillants, tout triste de lâcher ses petits dans la nature.
Ca me replonge dans de beaux souvenirs : la braguette ouverte de Madame Larasse, le catogan impeccable de madame Perrutel, la poignée de main du soir de monsieur Meurice…

jeudi, avril 19, 2007

Un bon sujet de conversation

Partir en province présente un avantage dont on ne parle pas assez : trouver un sujet de conversation en soirée. Quand on se retrouve face à une personne qu'on ne connaît pas bien et qu'on sent que la conversation s'appauvrit, hop hop hop ni une ni deux on lance l'air de rien qu'on part vivre à Besançon.
Et voila ce qui suit :
"-Besançon? ah mais vous êtes contents? Mais c'est où au fait Besançon, près de Strasbourg non? Ah mais je crois qu'on connaît des gens là-bas... Robert ! Robert ! Les amis de ton frère qu'on a rencontrés cet été, ils viennent de Brégançon non? euh oui Besançon pardon. Oui c'est ça ils sont originaires de la région et ils vivent là-bas. Je crois qu'ils y sont bien installés, ils sont médecins, tiens lui est pédiatre, mais c'est peut-être un peu prématuré hi hi hi... par contre elle est dermatologue, on ne sait jamais... Robert ! Robert ! Tu demanderas les coordonnées à ton frère? Oh vous allez manger de la cancoillotte ! Mais il faut bien ça parce qu'il fait très froid l'hiver là-bas non? Et comment on les appelle les habitants de Besançon?"
... et ça peut continuer...

jeudi, avril 12, 2007

Anna M.

Anna M. est un film déroutant et angoissant dont le sujet principal est l'érotomanie; l'héroïne, interprétée par Isabelle Carré, tombe amoureuse du médecin qui la soigne suite à un accident. Obsédée par lui, elle se convaint que cet amour est réciproque et n'a de cesse de le harceler.
Les titres des différents "chapitres" du film contribuent à la montée de la tension chez l'héroïne mais aussi chez le spectateur : l'illumination, la colère... autant de phases par lesquelles passe Anna, qui se métamorphose physiquement et qui écrase tous les rôles secondaires. Isabelle Carré est excellente, et nous fait oublier son habituel air d'éternelle étudiante en philo au profit d'un profil de psychopathe prête à tout pour avoir un petit bibi de Gilbert Melki. Le début est lent, puis ça s'accélère et ça nous prend les tripes quand elle passe à l'action et enfin ça retombe peu à peu mais juste pas assez pour nous laisser un sentiment de malaise à la sortie de la séance.
C'est donc plutôt un bon film mais il ne faut pas avoir envie de se divertir ou de se détendre pour aller le voir.

mardi, avril 10, 2007

We en Canardie

Laissez-moi vous parler de la Canardie, ce pays où il fait bon vivre et bon manger...


Située entre Paris et Rome sur le chemin des cloches, la Canardie nous offre de jolies images d'Epinal, et pas seulement.

Tout d'abord, la joie d'un bon repas traditionnel de Pâques en famille... ou le plaisir de reprendre un bout de pain pour finir ses rillettes, opération répétée au moment du fromage et réitérée pour faire disparaître la sauce du gigot qui nappe le fond de l'assiette.












Mais on peut apprécier l'agneau Pascal dans n'importe quelle ville de France...Alors revenons en aux particularités de la Canardie.

Dans cette contrée maheureusement trop connue comme le fief d'un président à grand nez amoureux des pommes ou de l'interprète du petit bonhomme en mousse, on trouve de très beaux villages.



Sarlat par exemple, la ville de Montaigne et La Boétie, où la pierre orange confère une atmosphère chaude à toute la ville. Le canard et l'oie sont omniprésents car des représentations de ces volatiles ornent les rues sous toutes les formes possibles : sculptures, dessins, et les cartes des restaurants sont autant d'hymne d'amour à ces bestiaux plus majestueux sous la dent qu'en photo.


Aux coins des ruelles étroites de cette ville, des farfadets à lunettes apparaissent et surprennent le voyageur égaré... notre envoyé spécial a réussi à en prendre un spécimen en photo au péril de sa vie...ses jours ne sont pas en danger, il ne souffre que de légères commotions et d'une mèche de cheveux arrachée par ses grandes pattes griffues...



Dans de petits villages comme Sainte Geniès, des foires sont organisées pour présenter les derniers modèles de tracteurs, des animaux de ferme (seulement 90€ pour un petit cochon) et pour admirer une démonstration de dressage de chien de berger. Impressionnant de voir à quelle vitesse et avec quelle habileté le chien conduit le troupeau vers son maître qui au fond n'a qu'à bien se couvrir pour exercer son métier, c'est le chien qui fait tout.








C'est au cours de ce genre d'escapades que nous, pauvres citadins gris, découvrons que tous les lapins ne sont pas nains et que les poulets ont une vie avant de finir au fond d'un plat ligotés et violés par des bouts de pain rassis et aillés. On découvre aussi la gentillesse des gens, qui proposent spontanément de promener des bébés un peu bruyants pour nous laisser apprécier nos plats gargantuesques servis à une terrasse ensoleillée du café de la place.




Suivez le panneau, le bonheur est dans le pré...



mercredi, avril 04, 2007

La nouvelle star

Mais pourquoi la « Nouvelle Star » nous fait-cet effet là ? Le jury ? les candidats ?le jingle ? Virginie Elfira ?

Retour sur une émission bientôt culte.
Ca commence par des castings dans les grandes villes de France et de Belgique. On y découvre certains candidats qui nous font pénétrer dans leur vie privée : l’ancien SDF qui cultive ses plate-bandes en chantant Gilbert Montagné, le chauffeur de taxi qui se prend pour Luis Mariano, le joueur de rugby sentimental…bref. Ils défilent les uns après les autres devant un jury blasé, des « pointures » de la musique, comme ils disent à la production de l’émission. Le tout est orchestré par une Virginie Elfira plus bonde que jamais et overlookée.
Alors les semaines passent, on commence à avoir ses favoris, le rigolo avec son yukulélé, la jolie brune frisée aux grands yeux verts, le chanteur de Rnb intelligent et on s’attache à eux un peu comme si c’était notre bande de potes de chanteurs sauf qu’on n’a pas droit d’aller à la répète dans le garage.

Et nous voilà ce soir au pavillon Balthard, avec nos petits amis bien maquillés dans leurs nouvelles tenues de grandes personnes, et le jury qui sanctionne chaque tour de chant d’une réponse binaire : rouge pour non , bleu pour oui. Ils sont stressés, leurs voix tremblent, et le mot d’ordre c’est de se réapproprier la chanson, de mettre de la vibe dans leur voix et de faire ressortir leur soul. Tout un programme. A la fin de leur petite performance, Dove, Marianne, André et Manu nous donnent leurs impressions, et quand on voit du brillant dans les yeux de Marianne, c’est que c’est gagné, la diva est émue, le chanteur en herbe aura droit à un rond bleu. Celui que je préfère, c’est André avec sa mèche brune et ses yeux verts qui fait de chacune de ses délibérations un véritable poème et qui a un charisme certain (c’est un avis très personnel je sais mais André m’envoûte si vous voulez tout savoir).
Alors voilà, c’est un peu tout ça qui contribue au charme de l’émission et qui me cloue devant ma télévision le mercredi soir…

Légende : Regardez le rire, le cheveu souple et la dent blanche.

kikarekonuki?

Les amis, avez-vous vu la pub Virgin Mobile avec Doc Gynéco qui se fait masser par des bombes puis par un mec à cheveux longs??? Et bien j'ai l'impression que sous cette perruque brune se cache Aziz du loft 1. Pouvez-vous me confirmer que je n'ai pas des visions Loftesques s'il vous plaît?

lundi, avril 02, 2007

Un petit peu de lecture

Un bon bouquin que j'ai dévoré et qui raconte les grands moments de la vie de Jane, une jeune-femme qui vit à New-York et qui travaille dans l'édition. Ca démarre au moment de son adolescence, et on la suit dans sa vie professionnelle et surtout amoureuse.
C'est léger, plein d'humour et bien écrit, ça ne sera sans doute pas au programme du bac de français mais ça vaut le coup.
Et puis j'avais un peu l'impression que l'auteur était dans ma tête lorsqu'elle explique à un garçon qui lui plaît ce qu'elle aimerait faire si elle devait changer de boulot "un musée conçu pour les chiens. Il y aurait des expositions interactives d'écureuils que les chiens pourraient chasser et attraper. Et une salle des odeurs".

samedi, mars 31, 2007

Le Come Back

Avis aux amatrices (ou amateurs si ça existe) de comédies romantiques. Je n'en suis pas friande mais après une semaine bien chargée, c'est si bon de se laisser porter le vendredi soir par un film léger. Entourée d'une salle bon public qui partait au quart de tour, je me suis laissée séduire par le duo Hugh Grant/Drew Barrymore et leur inévitable histoire d'amour.
L'histoire : Une star déchue des années 80 ne monte plus sur scène que pour honorer des contrats dans des parcs d'attraction ou des foires agricoles; son public, des quadragénaires hystériques nostalgiques des idoles de leur adolesccence. Un jour, une star internationale sosie de Shakira, lui propose de lui écrire une chanson pour l'interpréter en duo avec elle; maladroit avec les mots, il n'arrive pas à écrire le tube qui pourrait l'aider à retrouver le succès. Heureusement, la jeune-femme qui arrose régulièrement ses plantes, semble très douée pour l'écriture... malgré ses premières réticences, elle finit par se laisser convaincre de travailler avec lui et ils forment dès lors un duo de choc...et plus car affinités.
Il y a des moments assez drôles, notamment le clip dont je vous ai mis le lien et dans lequel notre ami Hugh n'a plus une miette de son charme légendaire. Et puis quelques clichés romantiques qui nous font fondre... travail acharné du duo à l'évidente complicité, déclaration d'amour en chanson dans une salle comble, difficulté pour chacun des protagonistes de vaincre ses complexes...

Au final on en ressort contents, en sifflotant le tube planétaire du groupe "POP !".

http://www.wideo.fr/video/iLyROoaft9OS.html

lundi, mars 26, 2007

Ensemble c'est tout



Dimanche, nous sommes allés voir "Ensemble c'est tout", l'adaptation au cinéma du superbe roman idoine (je viens de voir ce mot dans mon bouquin du moment et j'avais envie de le placer moi aussi) de Anna Gavalda.
C'est frais, c'est sympa, Guillame Canet est bien charmant, les personnages attachants, certaines scènes touchantes... on passe un bon moment même si les personnages ne sont pas du tout aussi fouillés que dans le livre. En tout cas l'adaptation est très fidèle, pas de prise de risque mais on retrouve bien le livre et c'est quand même là l'essentiel.


Seul hic, une femme âgée bien sous tous rapports, bonne présentation, collier de perles, à qui on donnerait le bon dieu sans confession, un peu le sosie de Geneviève de Fontenay, a passé le début du film à ronfler comme un marcassin...

La montagne ça vous gagne !

Dans la série WE au grand air, voici quelques photos de notre passage au pays des edelweiss, des élans et du silence blanc, j'ai nommé Abondance, tout près d'Avoriaz.

Nous avons été hébergés par nos futurs amis Bisontins dans une très jolie ferme bâtie en 1711, comme l'indique le chiffre taillé dans le bois de la cheminée. D'abord divisée en deux parties, le bas pour la vie de famille et le haut pour stocker le foin, elle a été retapée avec goût pour devenir une maison en bois au charme désuet où il fait bon vivre.

C'est devenu un lieu hors du temps où les tenues en gore tex côtoient les tue-mouches gluants et où le réveil n'a plus lieu d'être puisqu'il est remplacé par le chant du coq ou le beuglement des vaches.


On y croise des des objets sans âge, on y fait des jeux de société pendant de longues soirées au coin du feu, on feuillette le livre d'or signé par les gens de passage, on scrute le paysage blanc, bien au chaud, le derrière chauffé par la cheminée crépitante.





Et puis il ne faut pas oublier l'agréable sensation de se laisser glisser sur une piste déserte en ayant pendant quelques instants l'impression d'aller aussi vite que les autres jusqu'à ce qu'un mur de bosses nous replonge dans la réalité...
Dévorer un sandwich au jambon de pays le cul dans la neige et se relever ensuite avec l'arrière train aussi endolori que celui d'un vieux berger allemand.
Savourer un café à une terrasse ensoleillée puis passer faire un tour aux toilettes et regretter d'avoir choisi la salopette plutôt que le pantalon.
Surplomber le paysage sur un télésiège rembourré et se prendre en plein nez la fumée de cigarette de son voisin.
Sentir son orteil dépasser de sa chaussette de 20 ans d'âge attaquée par les mites malgré l'odeur de naphtaline qui embaume tous les vêtements du we.
Je fais la cynique mais le ski hors saison, c'est quand même un moment savoureux, qui vaut tous les cours de yoga du monde. Et surtout, ce sentiment de silence, quand tous les bruits sont absorbés par la neige et que la montagne ressemble à un grand gateau en sucre glace... oui, la montagne ça rend lyrique.

mercredi, mars 21, 2007

Ôde à la Converse


Sur le chemin de la banque, mon œil aurait pu être happé par des dizaines de choses : amas d’agneau en train de dégouliner sur sa broche, cordes à sauter et chouchous à 1€, faux cheveux afro, ballerines dorées, clochards… mais c’est une paire de converse All Star blanches qui a m’a attirée à elle de façon quasi magnétique.


Revenons sur ce phénomène pas si paranormal en quelques étapes clefs :

- je m’apprête à renflouer mon compte en banque en déposant des chèques.
- J’ai la conscience tranquille puisque je vais créditer mon compte de quelques euros.
- L’hémisphère féminin de mon cerveau se dit que je vais donc être en mesure de dépenser.
- Mon regard se pose sur une paire de chaussures et pas n’importe lesquelles mais nous y reviendrons plus tard.
- Mon sang ne fait qu’un tour, je suis prête à dégainer ma carte bleue.
- D’un pas assuré, je pénètre sur le lieu du crime.

Elles étaient là, posées, plus blanches que neige, aussi pures que des colombes égarées dans un frimas d’hiver. Je les ai mêmes entendues crier « Prends nous avec toi ! Fais nous sortir de ce trou à rats » ! J’avais presque l’impression de faire une bonne action, un peu comme si j’étais la sœur de Shiloh et Maddox (blague réservée aux initiées d’une certaine presse) et que mes parents étaient plus populaires que Mère Térésa.

Bref, je suis repartie avec aux pieds, deux magnifiques chaussures de toile et caoutchouc. Je ne sais pas pourquoi les converse me font cet effet, mais elles ont rythmé ma vie. Petite, je les voyais aux pieds de mes cousins et je trouvais ça cool ; à huit ans, j’ai eu une paire de vertes et une paire de rouges, et comme pour moi la converse rimait avec cool, j’ai eu la bonne idée d’en porter une de chaque couleur. Adolescente, j’en ai eu des bordeaux, puis des vertes puis des bleues, achetées en Italie en 1995. Ces dernières que j’ai portées pendant 10 ans je les ai troquées l’année dernière pour une paire de noires, et je les remplace aujourd’hui par les blanches.

Les Converse sont revenues sur le devant de la scène il y a quelques 4 années, toutes les fashionistas en portaient avec leur trench et leur sac Vanessa Bruno ; j’avoue les avoir encore plus portées depuis leur réinsertion dans le monde impitoyable de la mode, mais comme une amie fidèle, je ne les ai jamais délaissées au profit d’amitiés passagères avec des Puma ou des Gazelle. Elles faisaient toujours partie de moi.
Une seule infidélité : le jour de mon mariage, mais si j’avais eu les blanches que je viens de m’offrir je n’aurais sans doute pas failli.

Voila vous savez tout sur ma vie avec les Converse… et regardez comme elles sont belles ! J'ai envie de les déposer sur un écrin de velours bordeaux car comme les diamants les Converse sont éternelles.

mardi, mars 13, 2007

We bisontin


Ce week-end on était à Besançon pour visiter des appartements afin de se trouver un petit nid douillet où poser nos valises.
On en a profité pour arpenter le centre, ruelles pleines de charme, façades anciennes, vieilles pierres, la grande place du musée, les rives du Doubs...Voici une vue sur le quai Vauban, idéal pour faire un petit footing, je vous en donnerai des nouvelles quand j'aurai testé...
Quand on s'éloigne un peu de la ville, on aperçoit tout le long du Doubs des bonshommes verts kaki, encapuchonnés et bottés, qui attendent que la ligne de leur canne à pêche se tende...car ce we c'était l'ouverture de la pêche à la truite ! Et savez-vous qu'il y a également une saison pour déguster les grenouilles? et bien c'est maintenant, toutes les ardoises des restaurants vous proposent leur formule spéciale batraciens.

Et puis dans la campagne, on a accès à des sites naturels très beaux, d'autant plus pittoresques qu'ils sont déserts en cette saison. C'est comme ça qu'on a surplombé le Doubs en passant par des routes enneigées et en traversant la ville de Morteaux connue pour sa célèbre ... saucisse ! On a été un peu déçus car on s'attendait à voir une statue en l'honneur de cette spécialité; la statuette de la saucisse de Morteaux devrait d'ailleurs remplacer tous les bustes de Marianne dans les mairies de France. Ca serait une façon poétique d'honorer le patrimoine franchouillard.
J'espère que cet avant-goût de la région de Besançon vous a convaincus et que vous aurez envie de venir nous rendre visite ! Car on ne sait pas encore où on va loger mais on est sûrs d'une chose : il y aura une chambre d'amis !

lundi, mars 12, 2007

Chronique d'un scandale

Sheba, une jeune et jolie prof de dessin fait son entrée dans un collège, sous l'oeil critique et acerbe de Barbara, une collègue proche de la retraite. Cette dernière vit seule, avec pour unique compagnon et ami un chat en fin de route; c'est du point de vue de cette vieille fille amère et perverse que l'histoire est racontée. Rapidement séduite par Sheba, elle s'en fait une amie sur qui elle prend l'ascendant lorsqu'elle découvre que cette dernière entretient une relation avec un jeune élève de 15 ans. Elle la culpabilise, la menace de tout balancer, mais revient en arrière, consciente que c'est le meilleur moyen de la manipuler.
La tension monte, rythmée par une musique angoissante qui va crescendo chaque fois que Barbara rôde autour de sa proie, devenue prisonnière de la toile qu'elle a habilement tissée.
A mi chemin entre le thriller et le drame psychologique, ce film fait passer un bon moment sans longueurs, on n'y repensera pas dans 5 ans mais ça vaut le détour malgré tout.