vendredi, janvier 25, 2008
Enfin veuve
jeudi, janvier 24, 2008
Pyongyang

dimanche, janvier 20, 2008
La visite de la fanfare
La fanfare de la police d’Alexandrie débarque en Israël pour l’inauguration d’un centre culturel Arabe. Comme personne ne vient accueillir ces petits pantins tout de bleu vêtus, ils décident de se débrouiller par leurs propres moyens et de rallier la ville en car. Mais une petite erreur de prononciation va les emmener dans un bled perdu au milieu de nulle part.Les musiciens, plus raides que des piquets se voient dans l’obligation de dormir sur place, dans cette ville si peu hospitalière. C’est sans compter l’irruption de Dina, une belle israëlienne qui tient le bar du coin et qui se réjouit de voir de nouvelles têtes.
Elle dispatche les musiciens dans plusieurs maisons, provoquant ainsi des tête à tête inattendus et une confrontation des peuples intéressante.
Malheureusement tout est tellement en retenue que ça en devient longuet, les regards en disent long, mais on attend par moments que les langues se délient un peu plus pour pousser le sujet et embarquer le spectateur dans l’histoire. On reste bel et bien dans son siège de spectateur, en attente d’un « sel » qui ne viendra pas.
Quelques scènes sont néanmoins à retenir, comme les confidences entre Dina et le chef de la fanfare qui tombe un peu le masque, ou la scène de drague sur la piste de rollers de la discothèque du coin.
Une idée intéressante mais qui manque un peu piquant pour en faire un film mémorable selon moi.
De l'autre côté
Un autre très bon film à aller voir, s'il se joue encore dans les salles près de chez vous car ça commence à faire un petit moment qu'il est sorti.samedi, janvier 19, 2008
Into the wild
Fraîchement diplômé, Christopher décide de plaquer sa famille et toutes les entraves liées à la société de consommation dans laquelle il évolue depuis son plus jeune âge. Il brûle ses papiers, part sur la route en quête de sa vérité, pour un véritable retour aux sources de deux ans. Il traverse les Etats-Unis en voiture, à pied ou en canöe, travaille juste ce qu'il faut pour gagner l'argent qui lui permet de continuer son voyage. Voyage à travers les états mais surtout voyage intérieur. Il se nourrit de rencontres, avec le patron d'une exploitation de maïs, un touchant couple de hippies sur le retour, un veuf retraité à qui il donne une nouvelle raison de vivre. Mais des rencontres aussi avec des paysages magnifiques, des animaux, les éléments...en communion avec la nature.
Cette épopée est le dernier film réalisé par Sean Penn qui signe ce très beau film qui nous emporte. Il nous fait découvrir le jeune acteur Emile Hirsch, très convaincant dans ce rôle de lonesome cowboy en quête de soi. Sean Penn s'est inspiré pour cela de la vie du vrai Christopher McCandless.
A noter, la musique qui se marie parfaitement avec ces images grandioses est signée quant à elle par Eddie Vedder, chanteur du groupe Pearl Jam qui a été récompensé par le Golden Globe 2008 de la Meilleurs chanson.
jeudi, janvier 17, 2008
La recette du muffin

Préparation : 10 mn
Cuisson : 15 mn
Ingrédients pour environ 12 muffins.
- 90g de sucre
- 1 oeuf
- 1 sachet de levure
- 150g de farine
- 15cl de lait
- 125g de beurre
- 1/2 cuillère à café de sel
Faire fondre le beurre dans le lait dans une casserole.
Préchauffer le four sur TH 7 (210°C). Mélanger la farine avec la levure, le sucre et le sel dans un plat creux. Rajouter du sucre vanillé si vous en avez. Creuser un puits. Ajouter l'oeuf au centre et délayer avec le mélange lait beurre. Mélanger à la spatule.
Incorporer soit des morceaux d'ananas ou de banane, soit des pépites de chocolat (achetées toutes faites ou découpées par vos soins à l'aide d'une machette en utilisant du bon chocolat de cuisine) ou encore des noix.
Répartir cette préparation dans 12 petits moules en ne les remplissant qu'à moitié car ça gonfle bien.
Faire cuire 15 mn environ, en surveillant et les enlever du four quand il ne reste pas de pâte sur le couteau que vous aurez préalablement enfoncé dans un muffin test (mais j'espère que votre maman vous a enseigné cette technique).
J'ai acheté mes moules chez Casa pour pas cher, et ils étaient vendus avec les petits papiers de couleurs. C'est magique il n'y pas besoin de beurrer le moule et ça fait une présentation digne de Bree Van der Kamp mon idole.
Témoignages de parents qui ont survécu
Tout d’abord « Naissances »un recueil de récits écrits par huit romancières connues, de Marie Darrieussecq à Marie Desplechin en passant par Catherine Cusset cf Amours transversales dans la rubrique Mes bouquins.
Chacune d’entre elles nous raconte à sa façon son ressenti de la naissance de son enfant ; l’appréhension avant l’accouchement, le rôle de l’homme dans cette attente, la douleur aussitôt effacée par la rencontre avec le bébé, tantôt décrit comme une « petite grenouille bleue », tantôt décrit comme un « type formidable ». Des moments précieux décrits par de grandes auteures qui sont toutes passées par là…

Enfin, « Le guide du Moutard » de Jul est également une BD qui raconte les mésaventures d’un couple pendant la grossesse, sur fond d’élections présidentielles. Le point de vue est masculin et, peut-être de ce fait, l’humour un peu plus graveleux. Les dessins ne sont pas très beaux mais l’ensemble est assez amusant et c’est bon de dédramatiser un peu sur ce sujet.
mercredi, janvier 16, 2008
Visite du musée Carnavalet

Une petite sortie au musée Carnavalet, voila de quoi s’occuper un peu lors d’un dimanche humide.
Dédié à l’histoire de Paris, ce musée prend place dans deux hôtels particuliers des XVIe et XVIIe siècles au cœur du Marais, ce qui permet ensuite de faire un petit tour dans le quartier histoire de continuer à occuper son dimanche. Certains magasins sont ouverts, et en général ils proposent un joli choix de vêtements et objets décoratifs. Le tout est simplement de savoir contenir ses élans en cousant par exemple sa main au fond de sa poche pour éviter le dégainage intempestif de CB.
Mais revenons à nos moutons avec ce musée dont l’accès est libre et qui propose gravures, enseignes, maquettes, mobilier et synthèses historiques sur les différentes étapes de l’histoire de Paris. L’ensemble repose plus sur la politique que sur l’urbanisme donc ce n’est pas très fun. Mais il y a des pièces intéressantes et notamment les peintures de la ville sur lesquelles on aperçoit les Champs-Elysées qui n’étaient qu’un vaste champs sur lequel on a envie d’aller gambader avec Laura Hingalls et son chien. Le cœur du 5e et ses petites rues étroites n’a pas tant changé que ça, dommage que les jolies enseignes en fer forgé des serruriers et autres artisans aient été remplacées par les enseignes lumineuses des Quick et Pimkie…
Hôtel Carnavalet
23, rue de Sévigné
75003 Paris
Standard : 01 44 59 58 58
dimanche, janvier 13, 2008
Je suis une légende
Vue sur New-York, ville fantôme où la nature reprend ses droits... des ponts détruits, des rues désertes, des immeubles inhabités... et un Will Smith qui fonce au volant de sa voiture avec son fidèle chien à ses côtés, pour traquer des cerfs histoire de se cuisiner un bon steak pour le dîner. Il rentre dans son appartement à la tombée de la nuit, se barricade, dîne en piochant dans son impressionnante réserve de boîtes de conserve, parle à son chien puis, dans le noir, il entend les cris de la rue.vendredi, janvier 11, 2008
American dreamin'
Un film original, servi par des acteurs très justes dans leur interprétation. Le réalisateur, Cristian Nemescu, a été récompensé à Cannes par le prix "Un certain regard" avant de disparaître tragiquement dans un accident de la route, sans avoir le temps d'achever le montage du film.jeudi, janvier 10, 2008
Puzzle

Basée sur un scénario de Woody Allen et réadaptée par Sébastien Azzopardi – par ailleurs un des acteurs de la pièce-, « Puzzle » est une sorte de drame familial bien loin des habituelles séances de masturbation intellectuelle de notre Woody. Bien plus soft, cette pièce nous plonge dans une intrigue habilement ficelée et bien rythmée par des flash-backs bien amenés, un décor mouvant et un narrateur omniscient qui commente le tout avec ironie.
On a l’impression que Woody Allen est derrière le plateau, en train de tirer les ficelles des éléments du décor et de doser chaque réplique pour former un ensemble intelligent, à la fois léger et dramatique.
L’intrigue se passe à Brooklyn dans les années 50 dans une famille en crise. Le père interprété par Michel Aumont, est un vieil homme bougon et abusé par des comptables peu scrupuleux, et il est bien déterminé à sauver sa boutique de bijoux. Pour ce faire il appelle son fils à la rescousse qui tente de percer dans l’industrie du cinéma en Californie où il découvre l’ambition, le pouvoir de l’argent et l’amour déçu. Il regagne le giron familial, rencontre une jolie jeune-fille qu’il épouse un peu trop vite et qui tombe enceinte; à la grande fierté de son père, il relance l’entreprise familiale. Mais il étouffe dans cet univers clos et se pose alors la douloureuse question : vaut-il mieux préserver sa famille ou sa liberté ?
Le tout est entrecoupé par la présence d’une narratrice, la sœur du protagoniste, rejetée par ses parents en raison de son mode de vie un peu léger… elle court après l’amour, mais l’amour de quoi ? De sa voix grave, elle commente la progression de l’intrigue, anticipe les rebondissements, annonce les retours en arrière…
Il faut prendre les places directement sur le site du théâtre http://www.theatrepalaisroyal.com le jour de la représentation ce qui permet d’obtenir des places de 1e catégorie à 30€ au lieu de 48€ et les places de 3e catégorie à 21€ au lieu de 31€.
1h50 sans entracte.
Actrices
mercredi, janvier 09, 2008
Chroniques birmanes
Une très bonne BD à dévorer... Guy Delisle, le dessinateur, raconte les 14 mois qu'il a passés en Birmanie pour suivre sa femme qui travaille pour Médecins sans frontières. Il découvre ce pays sous dictature, souvent en compagnie de Louis, leur fils dont il s'occupe pendant que sa compagne est en mission. Son trait de crayon est simple, son humour léger, et il décrit sans détour cet environnement nouveau, parfois hostile, parfois chaleureux. On découvre avec délectation les joies de l'internet dans un pays où les pannes de courant ne sont pas rares, la censure de l'information, son initiation à la méditation dans un temple, les petites fêtes entre expatriés, les campagnes reculées ravagées par le HIV, la pauvreté, la présence militaire...vendredi, décembre 21, 2007
Les chiens et les loups
Un roman d'amour, un peu à l'ancienne...Ada, une jeune juive, vit dans une sorte de ghetto à Kiev; son père, un commerçant besogneux, travaille pour subvenir à leurs besoins et prend soin de sa petite fille qu'il emmène partout avec lui. Jusqu'à l'arrivée de sa belle soeur, qui suite au décès de son mari, lui demande sa protection et vient s'installer avec ses enfants, Lilla et Ben. U jour, en sortant, de leur quartier, elle croise le jeune Harry Sienner, jeune juif très fortuné et parent éloigné de la petite Ada qui ne pourra plus oublier ce regard. Elle tombe amoureuse au premier regard du haut de ses 10 ans.
Quelques années plus tard, ils sont contraints de fuir à Paris où ils s'entassent dans un appartement miteux. Lorsqu'Ada apprend que Harry vit à quelques rues seulement de chez elle, elle se met à peindre des paysages de leur pays natal qu'elle fait exposer dans une librairie de quartier où Harry aime flâner. Il remarque ses toiles et lorsqu'il apprend qui en est l'auteur, il est rattrapé par son passé. Il tombe à son tour sous le charme de la jeune Ada qui est à la fois mystérieuse, sauvage, talentueuse et qui ne veut pas sortir de l'état miséreux dans lequel elle vit. Harry tourne le dos à sa femme et tombe passionnément amoureux de Ada même s'il sait que socialement, leur couple ne pourra jamais exister.
Mais un jour où la société de la famille Sienner dont Harry est l'héritier est menacée par un krach, Ada comprend qu'elle n'a pas d'autre choix que de fuir pour éviter à Harry de sombrer avec elle... En se sacrifiant, elle parvient à protéger leur amour pour qu'il demeure éternel et accepte de rendre Harry à sa femme...
Un beau roman mais très classique; ça se lit facilement, c'est une belle histoire mais ça s'oublie aussi assez rapidement...
Les animaux amoureux
J'ai un peu de Brigitte Bardot en moi, bien que je maniasse point l'art du chignon comme elle. Mais en ce qui concerne nos amis les bêtes, je suis aussi fortiche qu'elle et je suis une grande fan des reportages animaliers qui n'intéressent pas grand-monde... donc je suis allée voir "Les animaux amoureux" dont les extraits m'avaient plu.
La musique est jolie et accompagne bien ces images de séduction, de combats et naissance de nos amis à poils et à plumes. Au début j'ai piqué un petit roupillon mais vous savez bien que chez moi ça ne veut pas forcément dire que ce n'est pas bien, c'est plus fort que moi quand je me trouve assise dans un endroit chaud. Et puis ensuite je me suis réveillée et j'ai tout bien suivi. Le réalisateur suit un nombre impressionnant d'espèces : oiseaux, poissons, singes, éléphants, zèbres, lions, gnous, élans...dans des paysages différents, avec des lumières différentes et des comportements différents d'une espèce à l'autre même si le rituel amoureux reste assez semblable, comme chez les humains d'ailleurs.
C'est beau, si vous aimez les animaux vous apprécierez mais ça n'a pas la dimension poétique de "La marche de l'empereur", on reste un peu dans le documentaire simple, même si les images sont belles et dûes à un travail de deux années pour les rassembler toutes.
mercredi, décembre 12, 2007
24 mesures
Ne pas toujours se fier aux critiques de Studio, telle sera dorénavant ma nouvelle devise. Abonnée depuis de nombreuses années à ce magazine de cinéma, je le dévore chaque mois de bout en bout, en commençant par la dernière page pour lire l'autoportrait de la personnalité du mois, puis en reprenant par le début, pour découvrir les chefs d'oeuvre ou navets qui seront à l'affiche des cinémas.dimanche, décembre 09, 2007
American gangster
Frank Lucas est un gangster à la grande classe qui décide, suite à la mort de son mentor, de régner sur Harlem. Les flics de la brigade spéciale des sups ne savent pas qui est à la tête de la distribution des sachets de Blue Magic, ces sachets de drogue pure vendue deux fois moins chère que les autres. Pour arriver à ses fins, Frank est allé aux confins d'un Vietnam ravagé par la guerre, chercher la drogue à sa source pour qu'elle ne soit pas coupée. Frank ne se drogue jamais, s'habillle sobrement, va tous les dimanches à la messe et distribue des dindes pour thanksgiving aux plus démunis. Homme modèle en privé, sa discrétion et son intelligence le mettent à l'abri de tous soupçons pendant les premières années.
Parallèlement à cette histoire, on suit un flic honnête qui de ce fait devient le paria des commissariats du coin. Il suit des cours du soir pour devenir avocat et prend la tête de la brigade des stups pour démanteler le réseau qui vend la fameuse Blue Magic qui décime une génération de junkies. Comme il est le plus intelligent des flics, il comprend que Frank est un méchant mais que de nombreux flics interceptent aussi la drogue pour la revendre coupée ou dérobent des mallettes de billets aux intermédiaires.
Ces deux hommes sont interprétés par Denzel Washington et Russel Crowe qui sont très convaincants dans leurs rôles respectifs. Le montage est clair et malgré le nombre de personnages on comprend bien les rapports qui les unissent. L'ambiance nous plonge dans l'Amérique du début des années 70 avec pantalons pattes d'éléphants, favoris et cols de chemises démesurés , le tout rythmé par une bonne musique funk/saoul. On ne regarde pas sa montre malgré les 2h30 du film car tout est bien rythmé, bref c'est un très bon film de gangsters comme on n'en voit pas si souvent.
Pour info, ça a été réalisé par Ridley Scott à qui on doit entre autres Thelma et Louise, un Alien, Blade Runner, Gladiator, Christophe Colomb... pour les plus connus.
vendredi, décembre 07, 2007
We à Morzine
jeudi, décembre 06, 2007
Ni d'Eve ni d'Adam
Voici le dernier roman d’Amélie Nothomb qui décidément pond aussi vite que Mary Higgins Clark, la qualité en plus, même si je n’ai pas aimé tous ses livres.Celui-ci est très sympathique car elle y raconte son étrange histoire d’amour avec un japonais qui répond au doux nom de Rinri. Chronologiquement, le roman commence juste avant son expérience traumatisante racontée dans « Stupeur et Tremblements » et se termine juste après cette année de calvaire dans cette société nippone.
Rinri est doux, grand, dégingandé, romantique, japonais, il parle très mal le français et il adore regarder Amélie manger. Mais sa maladresse et leurs goûts communs font vite fondre la jeune française qui vit cette belle histoire au jour le jour, sans mettre de mot dessus. Leurs rôles sont inversés car le mot amour, l’engagement, le romantisme font peur à Amélie tandis que Rinri est fleur bleue, aime lui préparer la cuisine et lui parle mariage.
On suit donc pas à pas l’évolution de leur histoire, de la présentation aux parents et aux diaboliques grands-parents qui ricanent comme des hyènes en la montrant du doigt, en passant par les pérégrinations montagnardes d’Amélie où elle fait corps avec le Mont Fuji, on est témoins de son calvaire lors de sa présentation aux amis muets de Rinri qui la laissent mener une conférence sur la bière belge pendant trois heures de suite, on devine ses hésitations quand Rinri lui parle d’avenir et on comprend ses doutes quand elle décide de prendre la fuite.
Tout cela est raconté avec beaucoup d’humour, un ton souvent décalé, voire imagé comme une phrase que j’ai lue ce matin et qui m’a fait ricaner toute seule. Amélie raconte les retrouvailles avec sa sœur :
« Je bondis dans les bras de Juliette qui m’attendait. Après avoir henni, aboyé, rugi, blatéré, barri, hululé et glapi tout notre saoul, ma sœur me demanda :
- Tu ne vas plus repartir n’est-ce-pas ? »
Bon je ne sais pas si ça vous fait rire mais moi l’évocation de ces bruits d’animaux pour coucher sur papier sa joie, ça me plaît beaucoup…
Un bon petit roman qui se lit sans qu’on le sente passer.
mercredi, décembre 05, 2007
Les sirènes de Bagdad
Voila le dernier volume de la trilogie initiée par Yasmina Khadra, avec ses précédents titres « Les hirondelles de Kaboul » et « Attentat ». Encore une histoire bouleversante qui ne vous décevra pas.Un jeune-homme tranquille et placide vit dans le petit village de Kafr Karam, aux confins du désert irakien. Le temps passe lentement, on débat sur la présence américaine, on travaille, on erre, on survit et on supporte sans broncher les bavures commises sur les gens de sa patrie.
Quand un soir des Gis enragés font irruption dans le village pour chercher des traces de complot et des planques pour des armes, les maisons sont mises sens dessus dessous. Et pour notre personnage, voir son vieux père à moitié nu renversé à terre devant les yeux de toute se famille, est plus qu’il ne peut supporter. C’est un outrage à la dignité des bédouins, il est arrivé à un point de non retour et décide de partir comme tant d’autres combattre le monde occidental qu’il considère désormais comme une armée du mal. Sans se retourner, il prend la route et rallie Bagdad où il intègre un réseau terroriste.
C’est un très beau roman dans lequel Yasmina Khadra dénonce la barbarie et le fanatisme, de quelque côté qu’ils soient. Il nous fait plonger dans la psychologie de ses personnages afin de nous faire comprendre le cheminement de leurs pensées et parvient à nous faire aimer le personnage central qui agit dans le but de laver par le sang l’affront fait à son père et par extension à son peuple.


